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leil du 93 nov. 1685, qui Tobligea, «iiusi que ses collègues réfotmés, ^ se défaire de sa charge. Peu de jours après, on lui enleva ses enfants, qui furent remis entre les mains de M"^ de La SablièrCy pour être élevés dans le catholicisme (Arch. E. 3312), et sa femme,qui fut enfermée chez les Mira-^ mionnes. Ce ne fut donc point, comme le prétend Benoit, « la crainte de se voir enlever ses enfans » qui le décida à signer son abjuration. Dès le mois de fév. 4686, le Mercure galant annonça la conversion de M. Moisson et de M"' sa femme, « qui, disait-il, avoient fait abjuration après avoir prid un soin très-particulier de se faire in» Struire et employé un long temps pour chercher la vérité quUls avoieut enfin reconnue. » Cet acte de faiblesse ou plutôt de politique leur rendit leurs enfonts; dès qu*ils les eurent recouvrés, ils ne songèrent plus qu*à chercher secrètement les moyens de fuir. Ils y réussirent euûn, et, abandonnant une fortune très considérable, ils passèrent en Hollande (Arch, Ë. 3313), où Huissou s^empressa de réparerpar une repentance glorieuse la faute qu'il avait commise. On le croit Tauteur d'une Requeste au nom des Protestans de France^ imp. en Hollande en 1697, qued'autresaltribuentàJa^t^/o^(Ârch.
gén. M. 1003). Il mourut avant 1704, année où ses biens, confisqués par suite d'un jugement qui le condamna aux galères comme relaps, furent donnés à Marguerite de Rambouillet, femme du sieur de Nocey, et à Renée-Madelaine de Rambouillet, épouse de Trudaine {Ihid, Ë. 3390).
Jacques Muisson avait épousé, le 1 1 déc. 1672, Anne de KamhouiXleLÎ!^^ i* Antoine^ sieur de La Sablière, et de Marguerite Heisein, dont il avait eu (1) quatre enfants : 1" Philippi, né
(1) Nous ne trouvons que ces quatre enftnts mantioiiaés dans les Reg. «le Charenton; nais il rii probable qa'il en eut d'antreii. Ancillon dit que Muisson était père d'une b^ le et nombreuse Tamille, et nous savons qu'une 4e ses filles obtint un certiflcat de caibolicité 4*00 c«ré de Laon,qni fut jeté en prison pour
la 7 mai 1674; — V Antoine, né ea 1 676 ; — 3* Hbn RI, né le 6 mai 4 678 ; •^ 4* Âifif B-MiDELAiNB, oée en 4 6S0
iReg. de Charent.). Les Méiaogds 'Ancillon nous apprenneutqne les uni s'établirent en Hollande, les autres en Angleterre. Est-ce de Tun d'eux qii# descendaient Jacquee- Théodore ÈÊuyê* ion (Misson?), pasteur, en 473), de l'église française de Martin's Laoe, et plus tard de la chapelle de St.*Jamei« et Philippe Ouysson, qui fut nomméy en 4774, directeur de l'hôpital fraia»
çais de Londres?
lIliJLLIilR (Philippi-Jagob), né ï Strasbourg,au mois de mars 17dS,professeur de philosophie à l'université de cette ville et chanoine de St-Tboma0« en 1782, président de l'assemblée des pasteurs,en 1787, et mort en 4 7 95, est auteur des ouvrages suivants, tous piibliés à Strasbourg:
I. Diss, histor. --philos, de plurm* litate mundorum, 1750, in-4*.
IL De commercio animi et eorpo-ni, 1751,in-4*.