‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 169 sur 169 · MUT · texte numérisé non relu

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De sponsalibus et nuptiis. De eontractibus realibus et De testihus^ qui paraissent être fort rares. Il prit pour femme Elisabeth Laurent y fille du conseiller Jacob Laurent et ^Aq Jeanne Trembley»qvLÏ le rendit pèredePiERBB, magistrat distingué et très-habile négocialeur.Né à Genève,en 1 690, Pierre Mussard fut nommé professeur de droit naturel et public sur la fin de M\9. Il prit possession de sa chaire par un discours inaugural, qui a été publié sous ce titre : De usu et prastantiâ juris naturalis, Genève, 4720. En 4724, il entra dans le conseil desGC. En 4731, il fut chargé d'une mission à Paris au sujet des sommes prêtées à Henri IV par la république de Genève, qui en attendait toujours le remboursement.

Les services quUl rendit, notamment dans Tafifaire delà médiation, lui valurent le titre de conseiller, en 4735, et de secrétaire d'état, en 4738. L'année suivante, il fut employé à des négociations avec la Sardaigne, et donna de nouvelles preuves de ses talents et de son patriotisme. En 4 750, au retour d'une seconde mission à Paris, il fut élu syndic. En 4753, il fut encore une fois envoyé à Turin. Il mourut en 1767 sans laisser d'enfants.

MUTlLLET(JBiN- Louis), né, le 7 nov. 4 737, à Cassel,où son père,docteur en médecine, occupait une chaire au Carolinum, commença ses études dans sa ville natale et alla les achever à Rinteln. Après avoir pris ses degrés, il s'établit comme médecin à Cassel et fut adjoint à sou père dans la place de médecin de la ville. Il mourut le 4 7 fév. 4772, laissant divers traités en manuscrit. Son père lui survécut jusqu'au 5 fév. 4774.

MUTOIMS (Jean), moine jacobin, de Grasse en Provence, converti au protestantisme. Après sa conversion, Mutonis se retira à Genève, d'oii il fut envoyé, en 4 564 , à Nismes, comme collègue de Maugety qui se plaignit bientôt qu'il empiétait sur ses fonctions. Il en résulta des contestations que le consistoire ne put apaiser. Appelé à

prononcer entre eux, le colloque s^assembla sous la présidence du pasteur d'Âlais Chevalier y et ses sages remontrances rétablirent enfin la paix entre les deux ministres. Quelque temps après cependant , Mutonis fut déposé par un synode tenu à Nismes, dont les actes se conservent à la bibliothèque de Genève {MSS. de Genève, N» 4 97"- Cart. 4 ) , ainsi que plusieurs autres pièces relatives à cette déposition. Quittant alors le Languedoc, il retourna en Provence, où il continua à prêcher l'Évangile. En 4 562, les Protestants de cette province le chargèrent de porter au pied du trône leurs plaintes au sujet des atrocités commises à Aix ( Voy.

CHATEAUNEUF). En 4563, le courageux pasteur osa reprochera Dam vil Je, « qui, lit-on dans le Martyrologe, gouvernoit en sa fureur de jeunesse effrénée la province de Languedoc » , la rigueur avec laquelle il traitait les Religionnaires et le peu de respect qu'il avait pour l'édit de pacification. Cette noble hardiesse lui coûta la vie. Il fut arrêté à deux lieues du Pont-Saint- Esprit, et pendu sans autre forme de procès entre Villeneuve d'Avignon et Bagnols, le 4 4 fév. 4564. Le Martyrologe rapporte que Damville ordonna cette exécution « pour le plaisir et ï l'instance de quelques débordées d'Avignon qui le gou vernoyent. » Tannegui Gvillaumet, chirurgien de Nismes, k qui l'on doit un Journal, publié dans les Preuves de l'histoire de Nismes par Mesnard , entre dans plus de détails :

« La dame de Montfrin, dit-il, avoit résisté longues années à l'exercice de la Religion audit lieu ; avoit fait pendre par le bourreau M. Mutonis , ministre, au sceau de M. le connétable de Montmorenci qui estoit à Beaucaire: ce meurtre estcouché au livre des martyrs.

Mutonis, en mourant, ajourna ladite dame dans l'an devant Dieu: elle se nommoit alors M"» de Lers : laquelle passant à Nismes quelque temps après, la foudre la tua dans le logis de la pome. La fille de Mutonis vit ses entrailles dans une cornue. »

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