‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 28 sur 169 · US · texte numérisé non relu

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peintre Vouet. Il se rendit en Angleterre sous le règne do Charles !•' et y séjourna, h ce que Ton suppose, jusque dans les premières années do la Reslauralion. De retour en France, il fut élu membre de rAcadémio royale de peinture et nommé graveur du roi. Il prend le premier de ces titres dans la signature de quelques-unes de ses gravures; et le second, nous le trouvons consigné sur le Registre de TEtat civil . On loue la fermeté de son burin ; mais on lui a reproché un peu de dureté : défaut qui se remarque, en effet, dans quelques-unes de SOS planches. Il mourut à Paris et fut enterré, le 31 oct. i 68 1 , dans le cimetière de Charentou, à Tâge de 61 ans {Etat civ. de Paris, N* 93). Lombart a laissé un grand nombre dWvrages. Parmi ses gravures de sainteté, nous pouvons citer : l 'La Cène ou Jésus à table avec ses disciples A* ^^vhs N. Poussin; — 2* La nativité, d'après le môme; — 3» L adoration des bergers, d'après le môme; — 4" Vange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, d'après Pb. de Champagne ; — 5* L$ Christ sur la croix, d'après le môme; — 6" Sainte Famille, d'après J. Le Febure ; — 7» Autre, d'après le môme ; — 9* La Vierge tenant sur tes genoux V enfant Jésus, à qui le petit S. Jean baise la main, d'après le môme; P. Lombart Académie sculp.; — $• La Vierge tenant dans ses bras V enfant Jésus gui caresse le petit S.

Jean, d'après le môme; — 1 0* La Vierge tpnant sur ses genoux V enfant Jésus àguilepetit S. Jean baise le pied, (probablement d'après le môme ) ; — ^^• Les disciples d'Emails, à'^^r^s Paul Véronèse ; — 1 2* La Vierge assise mr un trône, tenant sur ses genoux l'enfant Jésus, d'après Ann. Carrache; — hZ* La Vierge, Joseph et Jean- Baptiste admirant l'enfant Jésus, d'après le môme (pas signée); — 1 4» La Vierge donnant le sein à l'enfant Jésus ( le peintre n'est pas nommé ); — 45* L'archange S. Michel terrassant le dragon, d'après Raphaël; — 16* Venfant J^^ui, d'après Jacq. Stella; —

iV La Madelaine repentante, d'après le Tilicn ; — 1 8» Ltf petit S.Jean, portant une croix avec celte devise :

Ecce agnus Dei, in-4", d'après Villequin, P. Lombart Academiae sculp.;

— 1 9" Ecce agnus Dei : Deux enfants couronnant de fleurs un agneauM-i\ Lombart Academiaî sculp.; — 20* 'lêle du Christ, avec celte devise : Ego diligentes me diligo,m-i*;—^\'*Autre, d'après tiunelle (sic); — 22° S. Philippe, d'après C. Vignou; — 23" S.

Jlf'Z^Aïas, d'après le mOme ; — 24"S/(?- Calherine. d';>près le Guide, la plupart in-fol. ou gr. in-i".

Parmi ses portraits, nous indiquerons : 1 * Charles l"' à cheval, couvert de son armure, un page à pied se tient auprès de lui, dans le fond du tableau ou voit des escadrons de cavalerie, d'après Van Dyck. Plus tard, sous le Protectorat, Lombart effaça la tête de Charles l" qu'il remplaça par celle de Cromwell ; puis après la Restauration, il la rétablit ; on possède des épreuves où la tôle manque;— 2" Olivier Cromwell revêtu de ses armes, un page lui attache son écharpc, à rai-corps, d'après Walker; — 3* lîobert Walher, peint par lui-mùme; — 4" Les Comtesses de Van Dych, suite de douze portraits, dont dix comtesses et deux comtes, Philippe de Pembrocket Henri d'Arundel, d'après Van Dyck; -ft*/(frémie Taylor, fameux théologien anglais; — 6" Brian Wallon S, T, D,;

— V Sir Henri Wootton ; — 8* Sir Samuel Moreland, in-4% d'après Lely;

— 9' Anne Uyde, duchesse d*York, d'après le môme, in-8*; — 10* William Davison, médec. du roi de Pologne; — W"" Cartwright, écrivain;

— W Alexandre Ross, chapelain de Charles I"; — WJean Donne, doct. en droit; — M" Le docteur Charlton ;

— 15** Ltf docteur Christ. Terne; — 1 6« Samuel Malines', — 1 7' Joh>i Dethick; — {H" Gustav Bonndhe, d'après D. Klocker; — 1 9' Portraitde femme : Telle est la charmante duchesse, etc., in-8', d'après Lely; — 20* Jean Daillé '(Dailaeus), min. du Si-

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Evangile , 1670, d'après \V. Vaillant; — 21" Moïse Amyraut (Amyraldus), min. du St-Evangile, d'après Pb. de Champagne; — 2t' L« gaietier de Hollande , de La Font , d'après H.

Gascard;— 23' Vincent Nevelet, conseiller au parlement; — 24* Gabriel Chassebras de La Grandmaison , conseiller à la cour des monnoies; — 2B» Thomas Morant , marquis du Mesnil, maître des requôles, d'après W. Vaillant; — 26. Antoine^ duc de Grammont, maréchal de France, 1 663, d'après le môme ; — 27» Maurice de Savoy e, comte de Sois sons, duc de Carignan, d'après le môme ; — 28" Pierre de La Mouche , conseiller au parlement, d'après J. Dieu;— 29''Gttî7/.

de flarovys , seigneur de La Seilleraye, conseiller, d'après le môme ; — 30* Charles, duc de la Vievville» d'après le môme; — 31* Pierre de Launay, conseiller, d'après deLaMare-Richart; — 32* Augustin de Scrvien^ abbé, 1666. d'après le môme; — 33"* Philippe de Savoie, aôô^, enfant d'une dizaine d'années,in-4%d'après le même;

— 34" Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos» 1672, d'après le môme; — ^fi'^Christianus Ludovicus, princeps Tanrfa/orttw, d'après le môme, Parisiis, 1670; — 36" PiVrrd de Maissat, conseiller du roi, 1666,d'après Cl. Le Febure ; — 37" Paul Petau (Petavius), conseiller, d'après Queslel ; — 38" S.

Sorlin-des-Marets, gr. in-8", d'après Gascard; — 39*' Jean de Gomont, conseiller, 1665, d'iiprèi Vanloo; — 40" Henri Arnould, evêque d'A7igers\ — 41 «» Le duc d'Enghien à cheval, une Victoire ailée le couronne, dans le fond du tableau , bataille doFribourg (1644);— 42* Catheriie-Madelaine de Vertamont, dessinée et gravée par Lombart. — 43" Charles V empereur:

— 44^ Charles Emmanuel, prince de Savoie, 1671. La plupart ([e ces portraits sont iu-fol.

On trouve, en outre, à la Chalcogr.

nat. quelques autres portraits de Lombart, où le nom des personnages n'est pai indiqué. Toutes ces gravures n'ont

pas un égal mérite; mais on en dislingue plusieurs oui sont de véritables chefs-d'œuvre. Pendant son séjour en Angleterre, Lombart travailla beaucoup pour les libraires.Horace Walpolecite de lui: 1* le Frontispice du Virgilt publié, en 1654, parie poète Ogilbj, pet. in-fol.; quelques-unes des illus^ trations (nous en avons tenu sept), ont aussi été gravées par lui d'après les dessins de F. Cleyn; — 2' Portrait de sir Robert Stapleton, mis en tôte du Juvénalde cet auteur; — 3"Le Frontispice tiplusieurs figures pour la Bible de Field, impr. h Cambridge, en 1 660; — !• Huit gravures, pet. in-4'',d'aprèt les dessins de L. Richer, représentant Minerve, la Grammaire, la Rhétorique, la Logique, la Musique, la Peinture, l'Astrologie, la Géométrie, peur le livre qui porte pourtitre : Minerva etseptem libérales artes; — ii'Une estampe emblématique appelée par Vertue Theophila ou le Sacrifice d'amour, et servant sans doute de frontispice aux poésies sacrées de Bendlowe publiées sous ce titre, 1602; in-fol.; — 6* Un magnifique Frontispice, sans nom d'ouvrage, d'après le dessin de Diepubeck (Chalcog.

nat.). — Toutes les gravures de Lombard (au nombre d'une cinquantaine), que nous avons tenues, sont signées de son nom. Cependant, selon Huber, il signait quelquefois de se$ initiales, et Nagler prétend qu'il employait un anagramme dontse servaient aussi d'autres artistes, en ajoutant que ses ouvrages se reconnaissent par plus de froideur.

Mais nous croyons qu'ils sont l'un et l'autre dans l'erreur.

L0I1É:V1E (Mâbtuldi), troisième fils d'Aimery de Loménie, seigneur de Faye près de Limoges, embrassa la religion protestante , on ignore à quelle époque. On ne connaît d'ailleurs aucune circonstance de sa vie. Lors de la Saint- Barthélémy, dont il fut une des victimes, il était secrétaire du roi et des finances et greffier du Grand-Conseil.

Voici en quels termes le Martyrologe raconte sa mort : Loménie ayant esté contraint par le comte de Rets, dans la

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prison, de lui vendre sa terre de Versailles, à tel conte que ce comte voulut, sous espérance qu'il sortiroit de prison, où aussi on le contraignit de résigner son estât de secrétaire : lecontract estant passé, il fut massacré avec quinze autres par Tauchou. » Ce récit est confirmé par de Thou, qui nous apprend que Loménie était en procès au sujet de sa terre de Versailles, mais qui se trompe en lui donnant le prénom de Jean. Il Test aussi par d'Âûhigné, seulement ce dernier affirme que le malheureux prisonnier fut égorgé par ordre de Lansac qui s'empara de sa terre de Versigny (I).

M. de Loménie, professeur au Collège de France, qui descend d'un des frères de Martial et à qui nous nous sommes adressé pour le prier de nous donner quelques renseignements sur ce dernier, nous répond : Quant au rôle joué par Martial dans leparti protestant, . je crois qu'il a été assez insignifiant, puisque je ne suis pas môme bien sûr qu'il professât ouvertement le protestantisme, la qualité de protestant déclaré ne me paraissant pas compatible, sous Charles IX, avec les fonctions d'un greffier du Grand-Conseil, qui conlresignaitleséditset ordonnances du roi.»

Cette incompatibilité admise, tout ce que l'on pourrait en conclure, c'est que Loménie n'était pas encore prolestant en 1561, date de l'ordonnance au bas de laquelle son nom se trouve; mais qu'il le soit devenu plus tard, nous n'é-

Srouvons aucun doute à cet égard. Si [artial de Loménie n'avait point été huguenot, Condé n'aurait point fait spécialement mention de lui dans les plaintes qu'il envoya à Charles IX au mois d'août 1568, et dans lesquelles on lit que Loménie avait été saccagé en sa maison, emprisonné et rançonné et traité avec toutes les indignités dont

<1) En ceci d'Aubign/> commet une errear. Le nom de la terre pour laquelle Loménie était en procès s'appelait bien Versailles. C'est sur l'emplacement de son manoir, acheté plas tard par Louis XIII, qu'a ctc construit par Louis XIV le magnitiquc cbàicau de Versailles.

on avait pu s'aviser, quelques remontrances et requêtes qu'il eûtprésentées au roi. Crespin , aussi , n'aurait pas manqué d'ajouter qu'il avait été mis à mort, bien que catholique. Enfin on peut affirmer presque avec certitude que ses enfants n'auraient point été élevés, comme ils le furent, dans la religion réformée.

Martial de Loménie avait épousé Jacqwtte Pinault de Blois , dont il eut plusieurs enfants. Trois nous sont connus: deux filles, Louise et Marie, mortes, la première au mois de mai 1610, la seconde en 1615, et enterrées toutes deux dans le cimetière protestant (Reg. de Charent,), et un fils, Antoine , sieur de La Villft-aux-Clercs, qui finit par abjurer la religion dans laquelle il était né.

Attaché, dès son enfance, au roi de Navarre, qu'il servit avec autant de talent que de fidélité et de zèle, et qui de son côté lui témoigna toujours beaucoup de confiance, Antoine de Loménie devint secrétaire des commandements de ce prince, dès qu'il se fut rendu capable des grandes affaires, lit-on dans la préface "des Mémoires de son petit-fils Henri-Auguste. En 1595, il fut chargé par Henri IV d'une mission en Angleterre, et en 1 606, il fut créé secrétaire d'état. C'est vraisemblablement vers cette époque qu'il abjura la religion protestante, pour laquelle d'ailleurs il s'était, à ce qu'il semble, toujours montré assez indifl'érenl, puisqu'il avait épousé, en 1 592, une catholique et qu'il avait souffert que tous ses enfants fussent élevés dans le catholicisme. Il mourut en 1638, à l'Age de 78 ans.

LOQUE ^Bertrand de), ministre protestant, né à Champsaur, selon Guy Allard. Tout ce que nous savons de la vie de ce pasteur, c'est qu'il remplissait ses fonctions à Casteljaloux, en 1597, année où il assista h un synode provincial tenu à Miremoot, lequel l'élut vice-président. Il est vraisemblable qu'il exerçait depuis longtemps déjà son ministère dans laGuienne; c'est ce qu'on peut inférer du choix

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que Turenne ût de lui, en 1 581 , pour une missioD à Genève, comme on voit par une pièce conservée aux Archiv.

de celte ville, N'2039, et portant pour titre : Proposite de M. de Loques envoyé par le vicomte de Turenne pour avertir la Seigneurie de Vétat des affaires des églises de France. Après son mariage, Turenne appela Loque à.

Sedan en qualité de ministre. Nos recherches ne nous ont rien fourni de plus sur le compte de ce pasteur, auteur de quelques ouvrages de controverse qui ont eu une certaine vogue.

I. Traicté de V Eglise, contenantun vrai discours pour coimoistre la vraie Eglise et la discerner d'avec VEglise romaine et toutes fausses assemblées, Gen., E. Vignon, 4 577, i»-8»; trad.en angl.Lond., 1584, 8*.

II. Les principaux abus de la messe^ La Roch., 4 596, in-4 6.

m. Response aux trois discours du jésuite L. Richeome sur le sujet des miracles, des saincts et des images, La Roch., 1600, in-S".

IV. Tropologie ou propos et discours sur les mœurs, contenant une exacte description des vertus principales, Gen., 4 606, in-8V

On lui a aussi attribué, mais sans preuves suffisantes, un Traicté ortho^ doxe de V eucharistie et sainct sacrement du corps et du sang de N. S.

J.-C, Lyon, 4 595; La Roch., 4 595.

LOQUET, nom d'une famille de la Saintonge, originaire vraisemblablement de la Normandie, d'où s'enfuirent, pendant les guerres civiles du XVI» siècle, Jacques Loquet, de Rougemontier,et A/mw Loquet,(le Rouen, qui allèrent chercher un asile à Genève et y furent reçus bourgeois, le dernier en 4 568, le premier en 4 579.

Il serait difficile de dire si c'est de l'un de ces réfugiés ou d'une autre branche de la même famille qui resta en France» tout en continuant à profes" scr la religion réformée (4), quedes-

(t) Eo 4647, J^an Loquet, Oli de Pierrt Loquet, de Roaeo, et de Geneviève de Caui, époosia Paris If art> Pn>Kr(Reg.de Cbarent.).

cendaient quatre ministres du nom de Loquet qui desservirent différentes églises de la Saintonge etde la Guienno dans la seconde moitié du xvin* siècle. Trois d'entre eux nous sont connus par les actes d'un synode provincial qui se tinta Marennes, en \&li{Arch, géii. Tt.247) : l'un , Zacharie, était pasteur à Nieuil , et sortit de France avec sa femme, à la révocation {Arch.

géu. Tt. 287); l'autre, Pierre, remplissait à Bourg- Charente les fonctions du ministère, et le troisième, Olivier^ à Marennes. Ce dernier est le mieux connu. Il présenta au synode susdit un Indice des actes des synodes nationaux, qu'il avait rédigé en collaboration avec son collègue Théodore Crespin, sur l'invitatiou du synode provincial de Mauzé. Benjamin de Daillon et Baduel furent chargés d'examiner ce travail ; nous ne croyons pas qu'il ait été imprimé. En 1681 , Olivier Loquet fut arrôlc sous l'accusation d'exhorter son église à la persévérance; mais, après quelques mois de détention tant à La Rochelle qu'à Brouage, on lui rendit la liberté. Trois ans plus tard, en 4 684, on l'incarcéra de nouveau sous le prétexte qu'il avait reçu des relaps dans le temple de Marennes et qu'il y avait souffert des. enfants de nouveaux-convertis. Septmois s'écoulèrent avant que Carnavalet et le trop fameux Du Vigier pussent trouver des témoins à charge. Un saunier, nommé Metiayer, ayant refusé de témoigner contre Loquet, fut retenu trois mois en prison et finit par abjurer, pour ne pas être forcé de porter un faux témoignage. Quelques autres , effrayés par cet exemple ou moins scrupuleux, consentirent enfin, moyennant finances, à tout ce que l'on exigea d'eux. Le 18 août intervint donc un jugement qui frappa Loquet d'une amende de 4 2 livres, et condamna (c'était le point important) le temple de Marennes à être démoli. Peu de temps après, l'éditde Nantes fut révoqué. Loquet se rendit à Bordeaux dans l'intention de s'y embarquer. 11 y fut arrêté avec Forestier^

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cependant, au bout de trois jours, on le relâcha et il s^empressa de passer dans les pays étrangers(i4rcÂ.TT.â59).

11 avait fait ses éludes i Monlauban où il avait soutenu, sous la présidence de Vcrdi&r, une thèse De libro vitœ.

Dans le recueil des Thèses soute> nues à Tacadémie de Monlauban (Monlalb., 1650, in-8») s'en trouve une De libris canonicis et apocryphis qui fut soutenue, sous la présidence de Garissoles, par un Jacques Loquet de Marennes , parent sans aucun doute de notre Olivier, mais sur qui nous ne possédons aucune espèce de renseignements. Peut-ôtre est-il identique avec Loquet, minisire 5 Cuq et professeur d'éloquence à Puy-Laurens, dont il est parlé dans le Testament de M. Bonafous , ministre de la Parole de Dieu dans l'église réformée de Puy-Laurens, Montaub.,4 677, in-12, ainsi que dans les actes de quelques synodes provinciaux, entre autres dans ceux du synode de St-Affrique, en 1 667, qui l'admit au ministère, en môme temps que Teissier, Olivier, Hubert , et le donna pour pasteur h VéglisedeLaGarde(>4rcA.y^».TT.31'')).

Mis, dès 1&82, hors d'état de remplir ses fonctions par de graves infirmités, il fut remplacé dans sa chaire par Trossières^ régent de la 3' et de la i*" classe {Ibid. Tt. 3^ b).

LOUK (Guilliume), savant mathématicien, né à Leuwarden,en 1679, et mort le 22 mai ni4.

Loré descendait de Réfugiés français : son grand-père, drapier de sou état , s'était établi à Leyde , et son père, qui remplissait les fonctions de chantre dans l'église wallonne deLeuwarden , joignait à cette profession celle de maître de langue française et d'arithmétique. Resté orphelin sans, aucune fortune, il fut recueilli par Thospice de sa ville natale et dut à quelques personnes bienfaisantes les moyens d'étudier les mathématiques pour lesquelles il montrait des dispositions extraordinaires. Il suivit donc, pendant huit années, les cours de l'u-

niversité de Franeker, après quoi ses protecteurs lui obtinrent des Etats de Frise la permission d'ouvrir un court public. Son enseignement clair et lumineux lui acquit tant de réputation qu'en 1736, le prince d'Orange lechoisit pour son professeur de mathématiques et voulut qu'il Paccompagnâtdans ses voyages. Plus tard, Loré fut chargé delà direction des travaux hydrauliques dans la Frise. En 4743, on lui accorda le tilre de professeur extraordinaire de mathématiques, quoique son ignorance de la langue latine l'eût em péché de prendre les grades universitaires. On n'a de lui qu'un Mémoire sur les règles qui déterminent les mo%^ vemens de la projection des corps^ publié danslesMém. de l'Ac. des sciences de Paris. Il ne laissa pas d'enfants de son mariage avec Marie Posthum.

LOKEIXZ (Jiin-MiCHiL) , fils de Jean-Michel Lorenz, secrétaire du collège des XV, naquit k Strasbourg, le 46 juin 4692. Il étudia la théologie il l'université de sa ville natale et se fit recevoir, en 1708, maître -es -arts.

L'année suivante, il prit le grade de docteur en philosophie. Nommé, en 4714, prédicateur à Saint-Guillaume, il fut encore chargé, en 1719, de prêcher au Temple-Neuf. La chaire de théologie dogmatique étant devenue vacanteà runiversité,eu1722, ilenfutpourvu, ce qui l'obligea à prendre, l'année suivante, le bonnet de docteur. Dèslors les emplois s'accumulèrent sur sa tète.

Inspecteur du collège de Saint-Guillaume,en 1724,chanoinedeSainl-Thomas,eu 1728. pasteurde Saint-Thomas, en 1734, tice- président du collège ecclésiastique, en 1741, et quatre fois recteur de runiversité,il s'acquitta avec autant do zèle que d'habileté des diverses fonctions donlilfutrevetu.il mourut le 13 août 1752, laissant de son mariage avec Anne- Marie Uempel, de la famille de6V2>i;;i««, deux filsquiontporlé dignement un nom auquel leur père avait attaché une certaine renommée.

Les occupations aussi nombreuses que variées de Jean*Michel Lorenz ne

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loi ont paslaissé le loisir de composer un ouvrage de longue haleine: mais on » de lui environ 70 dissertulions fort savantes , roulant presque toutes sur d*importantes ou de curieuses questions d'exégèse, de dogmatique et de théologie pratique, ainsi que quelques sermons de circonstance. Voici la liste de ses publications qui ont été,à une seule exception près.imp. à Strasbourg, sous le format in- 4**.

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