‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 31 sur 169 · L. De conversione Cornelii centurionis · texte numérisé non relu

L. De conversione Cornelii centurionis

LI. Oraison funèbre du comte de Saxe, nsi, in-12. — Prononcé en allem., ce discours a été trad. deux fois en français.

LU. De peccatrice posnitente^ ad Luc. VII, 31 seg. 1752.

LUI. De deletione ex libro vitœ, ad Pi.LXIX, 29. 1752.

LW.De D. Matthiœ apost. electione per sortem. 1752.

On pourrait augmenter cette liste déjà considérable de beaucoup d'autres dissertations soutenues sous la présidence de Lorenz, de nombreux programmes et de quelques sermons, entre autres, sur le mariage de Louis XV,en 1 722, et sur sa guérison, en 1744; mais nous n^a- Tons pu en découvrir les titres.

Le fils atné de Jean-Michel Lorenz portait le même nom que lui. Il naquit & Strasbourg, le 31 mai 1723, et y mourut, le 2 avril 1801.

Disciple aimé de Schôpflin, dont il suivit les cours pendant huit ans, Jein- Michel Lorenz fut, à la recommandation du célèbre historien, choisi pour accompagner le fils du prince de Nassau-Usiugen à Tuniversilé d'Utrecht, où il passa trois années, de 1748 à 1752, poursuivant avec ardeur ses études dans le champ de Thistoire cl de l'économie politique. De retour à Strasbourg, en 1753, il pritpossession d'une chaire d'histoire à laquelle il avaitété nommé, le 29 mai 1752. En 1763, il fut pourvu d'un canouicat du

chapitre de Saint-Thomas. L'année suivante, il obtint la place de conservateur de la Bibliothèque de l'université. En 1771, il fut appelé à succéder à SchOpflin dans la chaire d'histoire, et en 1784, enfin, il fut chargé du cours d'éloquence à l'université de Strasbourg. Il avait épousé, en 1760, Christine-Salomé Beck , veuve de Philippe-Henri BœclerM savant professeur d'anatomie. Dans une Notice sur sa vie et ses écrits, Oberlin rend ce témoignage à Lorenz : « Le caractère du professeur Lorenz lui avoit gagné tous les cœurs. Il éloit affable, prévenant, pieux; il trouvojt son plus grand plaisirà seconder les étudesde ses auditeurs.» Malgré ses qualités aimables, il eut des ennemis qui, pendant la Tar* reur, la signalèrent aux soupçons du Comité de salut public. Onleje'ta donc en prison comme suspect ; cependant sa détention fut de courte durée (1).

Lorenz a laissé un grand nombre de thèses, de dissertations et d'ouvrages destinés à l'instruction de ses élèves. Nous nous contenterons d'en donner la liste, en recommandant plus particulièrement à rallention de nos lecteurs ses Éléments de l'histoire d'Allemagne, qui peuvent encore être consultés avec fruit, parce qu'il y indique soigneusement les sources, et ses travaux pleins d'érudition sur Thistoire universelle et l'histoire de France,auxquels on n'a pas toujours rendu assez de justice.

I. De antiquo coronœ Galliœet Carolingorum Franciœ regunt in regnum Lotharingiœ jure, Argent., 1748, in-4«.

(1)M. leprofesscur JMn(7qui,avecson obliséance ordinaire, a bien voulu prendre la peine de revoir cei article et qui nous a signalé quelques omissions et diverses erreurs, nous apprend que Lorenz a été consulté par Voltaire sur ses ouvrages historiques ; mais, ajou» te-t-il, «le terrain sur lequel ces deux hommes «'étaient placés, était lout-a-fail différent : Lorenz ne pouvait pas accepter une histoire fondée en partie sur des suppositions, malgré la sagacité et l'esprit qui guidaient l'historien. On dit que lors du séjour de Voltaire a Strasbourg, il y eut des altercations assez vives entre le savant érudit et l'homme spirituel. »

LOR

LOR

II. De suceessione in illustriora feuda trium regnorum Francia, Germania, Italiœ, kr^., n48, in-4*. — Thèse soutenue pour la licence.

m. De transitu Consiantini Ma^ gni ad sacra Christianorum^ Arg., 1767, in-r.

IV. Tabula temporum fatorumque Germania ah origine g entis ad nosira tempora, 1761, in-°; 1770, infol.; nouv. édit. revue et augm., Argent.. 1773, in- fol.

V. Epitome rerum Gaîlicarum ab origine geniis usque ad Romanorum imperium, Arg.,1762. Epitome rerum Gaîlicarum sub Romanorum imperio.ab Urbecond. (iZQadA.Chr.

430, Seclio I, Arg., 1762; Sect. IL Arg.,1765 ; Sect. III, Arg., 1766.4«.

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