BRANCHE DE LA BOURGOGNE
Frère cadet de Georges de Loriol , Antoine, sieur de Gerland , qui avait aussi embrassé le protestantisme , épousa Hélène Bergier, dame de Corrobert,donl il eutsix enfants: 1* Pierre, qui suit; — 2* Susanne, mariée dans le Pays de Vaud ;— 3' Anne;— 4" Marie;— 5' Laurence; — 6* Marguerite.
Pierre, sieur de Gerland, remplit les fonctions d'ancien dans l'église de Bourg. 11 fut député, en 1619, à l'Assemblée politique de Loudun , et en 4 623, au Synode national de Charenton. Il mourut à Paris, en 1625, selon le Dict. de la Noblesse, laissant de son mariage avec Françoise de Malin ou
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Malan (1), dame de Digoine, trois enfaDts : 4* Paul, marquis de Saiat- Fleuret, mort, à l'âge de 58 aus, à Paris, le 48 août 1680 (Etat civil de Paris, N'QS); — 2* René, qui suit;— 3*^ Louise, dont nous trouvons le nom sur une liste des Huguenots de l'Auvergne, dressée en 1685 (i4rc^. gén.
Tt. 259).
René de Loriol, baron de Digoiitb, seigneur de Gerland, de Gorrobert et de Sainl-André-le-Boucboux , épousa, en 1 664, Livie de Chandien. Une ordonnance de rintendantde la Bourgogne ayant suspendu Texercicedu culte protestant dans sa terre de Digoine, le 8 oct. 1685 {Artih. Tt. 314), il se réfugia en Suisse et mourut à Vevey, en 1708. De ses deux fils, l'un, PiOL.abjurael épousa Eléonorede Saulx-Ta- ▼annes, qui ne lui donna que des filles; l'autre, Albert-Auguste, suivit son père sur la terre étrangère. Il servit en Pologne avec le grade de capitaine, et épousa, en 1 705, Henriette- Marie de Chandien, dont il n'eut pas d'enfanls.
LOIllOL (Pierre), appelé aussi LoiioT, savant jurisconsulte, né àS^ilins, en Franche-Comté, ou dans ses environs, vers le commencement du xvi* siècle. Loriol fit ses éludes à l'université de Dôle, où il prit ses degrés. Dès 15t8, il fut appelé comme professeur \ l'université de Bourges; telle est l'opinion émiseparCatherinot et Bruneau.
Il y professa jusqu'en 1545, ou, selon M. Weiss, jusqu'en 1550. Il renonça alors à sa chaire pour se rendre en Allemagne. Il était, dit'on, grand ami d« Luther, mais comme le réformateur était mort depuis plusieurs années, ce ne saurait être lui qui l'y attira. Quoi qu'il en soit, Loriol accepta une chaire à la Faculté de droit de Leipsig. Il y enseigna,ditM.Berriat-Saint-Prix dans son excellente brochure sur l'Hist. de l'anc. univ.de Grenoble, 2' édit., «avec
(1) Son père, René de Malin^ fil son testament pu 163 i, et demanda a être enterré a la mauière des Rérormés. Le Uicilonn. da la Nobtewf l'appelle René Le Loup,
un succès prodigieux jusqu'^ environ 1 554(1 ) . » L'année suivante, il remplaça Govéa à l'université de Valence (S).
L'université de Grenoble, en rivalité avec cette dernière, chercha ensuite à l'attirer et y réussit. Loriol prit,eu156i, un engagement pour trois ans. M. Berriat-Saint-Prix se donne la peine de justifier ses compatriotes d'avoir fait un tel choix. «Nos compatriotes, dit-il, étaieut assez excusables, parce que la plupart des jurisconsultes un peu distingués ayant embrassé la réforme, il devenait très-difficile d'en obtenir un qui ne fût pas au moins suspect d'hérésie. TeU étaient les émules de Cujas, François Hottoman et Hugues Doneau, Charles Dumoulin,Jean de Coras,François Baudoin, Louis Russard, Jacq. Leclius, et autres, en si grand nombre, que plusieurs écrivains avaient adopté ce singulier adage : Omnis jurisconsultui malè de religione sentit; ou bien. Bonus jurisconsultus,malusChrislianu8.»
— Depuis quelqiie temps déjà, les habitants de Valence poursuivaient It suppression de l'univers, de Grenoble.
Un édil royal, rendu au mois d'avril 1565, prononça la réunion des deux universités dans la ville de Valence.
Grenoble y fit opposition; le procès, d'abord porté au parlement du Dauphiné, fut ensuite évoqué au Conseil d'Klat. Ce fut dans ces circonstances, le
(1) Voir ane Dissertation sur Loriol, pu« biice, en 1812, par Ch.-H. Flaase, a Leipsig, in-8* de 34 pages, que rite M. Iterriat-Saint- Prix.
(2) Hubert Langoet écrivait aons la date du 13 fev. 1560 : « Ri [ilujacio] Valenciae succedet Gribaidns. Pulchrum sanè par, ubi ipse et Lorintui r.onjuneti fuerini et habueriut Gratianopoli vicinumGoveanuui, qui uiroque est iongè sceleratior. • Languet avait pw connaître Loriol à Leipsig. .Nous ignorooit quelles étaient les opinion*! particulières de notre jurisconsulte; mais noas ferons observer que Ton pouvait fort bien ne pas adopter, en tous points, rorihodoxic calviniste, sans être pour cela un profond scélérat. Quant a Matthieu Gribaidus, Gribaud , Gribaldi de Moffa, seigneur de Fargles, paroiitse de la commune de Colonges, près de Genève, auteur de quelques ouvrages de droit très-estimes de sou temps, il paraU qu'il sentait ausil mal de la fot catholique,
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26 janv. <o67,que le conseil de ville proposa ï Loriolde renouveler soneogagemeàt, qui expirait le mois suivant, mais en souscrivant à cette condition désespérée de ne recevoir aucun honoraire à Tavenir, si la ville perdait le procès relatif à Tunion. Loriol, à qui étaient déjà dus des arrérages coniidérables,ne voulut pas en courir la chance. Au mois de février 1567,notre jurisconsulte professait encore à Grenoble, et nous voyons qu'au mois de juillet suivant, il soutint un procès contre la Tille pour le paiement de ce qui lui était dû.M. Berriat-Saint-Prii suppose, d'après une phrase un peu ambiguë d'un document qui se trouve aux Archives de la Mairie de Grenoble, que Loriol peut être mortiers ce temps (1). En tout cas, il n'existait plus en 4574, puisque Si cette époque son fl]s,un des Tingt et un avocats consistoriaux du parlement, fut exempté de la taille en considération « des bons et agréables services ci-devant faits ï la ville par fi% M. Loriol, sou père.» Nous ne connaissons que ce fils de notre jurisconsulte. Il avait fait ses études en droit à Leipsig^où il soutint une thèse, le l9noT. 4534. Pierre Loriol avait épousé, à Bourges en 4 532, Pétronille Bahou, fille du notaire royal Gabriel Babou. Il a écrit :
L Degradibus affinitaCis commentarius, Lugd., 4 542 et 4 554, in-fol.