‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 55 sur 169 · XXII. De fehribut in génère, kx%.^ 4697, in · texte numérisé non relu

XXII. De fehribut in génère, kx%.^ 4697, in

XXlil. De rosâ de Jéricho^ Arg., 4700, iQ-4-.

XXl\,Deerysipelate,KTg.,MOO,k*.

Selon Jôcher, on doit ajouter ï cette liste une dissertation De ethicà pytha»

yoricâ. Après la mort de Mapp, i^a»- Christian Ehrmann fit imprimer, sous ce titre : Historia plantarum alsaiicamm. Argent, et Amst., 4742, in-4', un catalogue d'environ 4700 plantesdressé par le savant professeur, avec Tindication des vertus et des usages de ces plantes et une assez nombreuse synonymie. Les planches sont en peiit nombre et d^uoe exécutioD médiocre.

IMAIIAFIN (Antoine de), seig&evr de GuERCHT et enseigne de Famiral de Coligny ne commence à figurer parmi les capitaines huguenots que dans la seconde guerre civile.ii moins toutefois qu'il ne soit le même que Mara/in d*Avigneau, qualifié aussi d'enseigne de Tamiral, qui combattit, dès 4 569, pour la cause protestante dans les environs d'Auxerre et punit, è ia tête d'une vingtaine de cavaliers, les abominables excès commis dans cette ville sur les Protestants(Koy. IH, p.34 5).En «568.

lorsque Condé, cédant aux prières des habitants d'Auxerre, appela auprès de lui La Borde {\oy. VI. p. 4 64). le gouvernement de la ville fut confié à Guerchy, qui sut par sa modération se coQoiiier Testime des CSatholiques em-

mêmes.Dans la troisième guerre, Guetchy combattit à Jarnac avec une grande bravoure. Gravement blessé, il tombi entre les mains dessoldatsdu ducd'Aih Jou, qui le fit mettre en liberté. A peine guéri, il alla Rejoindre le duc de Deoi*" Ponts, à qui il rendit le service le plus signalé, en lui indiquant le gué de Pouilly, où l'armée allemande pit franchir la Loire. Par reconnaissance, le duc lui donna le commandement de La Charité, lorsqu'il s'en fut emparé.

Instruit, quelque temps après, de la position presque désespérée où se troufiit i^AmX BriqnemauU (Voy. II, p. 431), Guerchy résolut de voler \ son secoare« fermement décidé k le sauver ou k périr. « Pour ce faire, dit d'Aubigné, il passe deux rivières à la nage, assavoir le Yer etLorette,del^ vintemporterChasteet* neuf-sur-Cher parescallade,oùil y eut tuerie sur les prestres et leurs cksBS» brières,qui firent la principale defienœ; il y laisse deux compagnies pour le re» tour (4) et va donner la main aux assiégez.» A peine de retour k La Charilé, Guerchy se vit attaqué à son tour pet Sansac,à la tête de plus de 3000 hom*<> mes de pied et de 500 chevaux. Le chef catholique fit battre d'abord il porte de Paris ; mais la brèche ayani été promptement réparée par les assied gés, il transporta son artillerie \ la porte de Bourges. Reniy^({\ï\ y commandait^ fit travailler jour et nuit, avec uns ea-^ trême activité, \ en augmenter les défenses, en sorte que les assiégeant^ désespérant de forcer la ville de ei côté, changèrent, une troisième îois< leurs batteries de place et attaqn^vid la porte de Ne vers. La brèche faile^ Sansac fit donner un assaut génénli Les Protestants se défendirentaveciie grande bravoure. Pendant le combal^ le feu ayant pris aux poudres dans lee tranchées, cet accident jeta parmi lee Catholiques un tel désordre qu'il fallut sonner la retraite. En même temps, le

(4) Sons les ordres du etpiuine Lb ___ irie qui, atiaqaébieatAi après par La Chltre« capitula après une belle défense ; mail la capitalation n*empècha pu les Catboliqaesde dévaliser iastraisoBet d'sa noyer ans pntM;

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bniit de l'approche de Blo88et{\oj,\\l, p. 3< 2) acheva de les décourager; Sanfac fut contraint par la mutinerie de ses soldats à lever le siège, qui avait duré un mois et lui avait coûté plus de 300 liommes. Les assiégés perdirent une centaine des leurs, mais pas un personnage de marque, excepté le sieur de RêoeM, que Guerchy tua de sa propre main, « parce qu'il vouloit quereller sur l'assiette des gardes.»

Après la retraite des Catholiques, Gaerchy secondé par Briquemault, Bowrry,Bois,DuBoulay, Varène, Des Bssarts, Tremblay, George, Messon- 4ii^tf,serenditmaUredeDonzy,Pouilly, Antraiu, Saint-Léonard, et de plusieurs antres petites places des environs. Ses svecès auraient même été plus rapides «I plus éclatants, si la mésintelligence ne s'était pas glissée entre lui et Bois. Nous avons parlé ailleurs de la malheuroQse issue de Tentreprise sur Bourges tentée par Briq%emault (Voy. II, p.

431), et à laquelle Guerchy s'associa, selon quelques historiens. Les uns disent qu'il partit avec le même capitaine pour le Midi; d'après les autres, il testa chargé de garder La Charité •▼ec les arquebusiers de Casquet, Fou- 2«t«, Lornay et Belon. Cette dernière version parait la plus prohable. Après la conclusion de la paix, Guerchy se rendit à Paris avec Coligny, et il périt dans le massacre de la Saint-Barthélémy. « Le sieur de Guerchy, vaillant homme, lit-on dans le Martyrologe, fut tellement surprins, que sans avoir loisir de s'armer, il fut assailli de plusieurs. Mais ayant l'espée au poing et un manteau autour du bras, fit ce qu'un homme de cœur pourroit faire pour sanTcr sa vie, sans toutefois tuer ne lilesser personne,parce qu'ils estoyent armez, et finalement fut accablé de conps d'espieux et d'espées.»

MARBAGH (Jean), un des plus fougueux et des plus intolérants pasteurs de l'église luthérienne de Strasbourg, né à Lindau sur le lac de Constance,le 24 avriH 521 , et mort à Strasbourg, le 47 mars t581.

Marbach eut pour premier instituteur Gaspard Heldelin. l'âge de 15 ans^il fut envoyé au gymnase de Strasbourg, et ses humanités achevées. il se rendit, en 4 539, k l'université de Wittenberg pour y suivre les cours de théologie.

Ses progrès furent rapides. En 4544, il fut reçu maitre-ès-arts, après quoi il partit pour léna, où il remplit pendant un an les fonctions de sous-diacre. En 4 543, décidé à se vouer entièrement à la carrière ecclésiastique , il retourna à Wittenberg où il subit , le 20 fév. , sous la présidence de Luther, les épreuves prescrites pour le doctorat; puis il repartit pour léna, d'où il fut appelé à Isny comme successeur de Fagius.

Mai vu dans cette petite ville à cause de son orthodoxie étroite, il accepta avec empressement la vocation qui lui fut adressée, en 1545, de Strasbourg, et fut donné pour pasteur à l'église de SaintrNicolas.

Marbach était le plus jeune des ministres strasbourgeois, et au jugement de Mélanchlhon, il n'était que médiocrement instruit; cependant, comme il avait de l'éloquence naturelle, un extérieur imposant et une grande activité, il ne tarda pas à. acquérir une cerlaine prépondérance. En l'entendant prêcher pour la première fois, Bucer prédit «que ce présomptueux théologien causerait beaucoup de mal à l'Eglise. »

Sa prédiction ne fut que trop tôt réalisée.

En4 552,MarbachfutdéputéàTrente ^lec Christophe Sifll, pour présenter au Concile la confession de foi de l'église strasbourgeoise,et lui offrir de la défendre par l'Ecriture sainte ; mais l'approche de Maurice de Saxe dispersa les Pères, en sorte qu'il ne put remplir sa mission. A son retour , il fut choisi pour remplacer //^rfio à la tête du consistoire, et nommé, en même temps, professeur des lettres sacrées. Arrivé à cette haute position^il donna un libre essor à ses velléités de domination théocratique.

En 4 554, il se présenta, au nom de ses collègues, devant le Conseil pour

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lai intimer en quelque sorte Tordre de chasser de la Tille tous les Catholiques et d'interdire l'exercice de la religion romaine , en menaçant les magistrats d'une démission générale de la part des ministres, qui, leur dit-il, ne toulaieot pas plus longtemps remplir leurs fonctions dans une Tille souillée de l'idolâtrie du pupisme. Le Conseil répondit comme il le devait à cette insolente sommation. Le vénérable Mat^ thias Pfarrer, entre autres, fit de Tifs reproches à Marbach : «< Les anciens pasteurs, s'écria-l-ii, se sont-ils jamais rien permis de pareil ? Vous abusez de la bieuTeillance du Conseil.

Est-ce ainsi que doivent se conduire des pasteurs évangéliques?E8 •:elàderhumilité chrétienne?» Les pasteurs néanmoins, avec cette ténacité qui caractérise le clergé de toutes les religions, revinrent plusieurs fois k la charge; mais le Conseil tint bon, non pas sans doute par esprit de tolérance, puisqu'il finit par proscrire le culte catholique , mais par crainte du mécontentement de l'Empereur et par respect pour le traité de paix d'Âugsbourg, dont un article spécial atait défendu de rien innover dans les yilles où les deux religions existaient simultanément.Durant toute la querelle de l'Intérim, comme dans celle des Sacramentaires, Marbach fit preuve de beaucoup d'emportement et deyiolence : luthérien entêté, il ne voulut jamais entendre parler de la moindre concession. Ce fut peut-être son intolérance même qui plut à l'électeur palatin Otlon-Henri, lequel l'invita, en 4 566, à venir réformer les églises de ses États sur le modèle de cellede Strasbourg. L'année suivante, Marbach fut député à la diète de Vorms, et à son retour,il fut nommé doyen du chapitre de Saint-Thomas et éphore perpétuel de l'Académie. Son ardeur, à ce qu'il semble, tomba avec l'âge ; le silence gardé par ses biographes fait présumer au moins que les dernières années de sa vie s'écoulèrent sans nouvel éclat d'un zèle trop impétueux.Nous avons essayé de dresser la liste de ses ouvrages :

nous ne la donnons pas ponrcomplàte.

L ConsBT^iw^ dos Ut Vereiniguttf der Prediger zu StrasburgimStni' tigen Artikcl von der ErbsUndêf Ursel, 1554, in-4».

II. Satnt Widerlegung der Saerth mentir er irrigen Lehre^ Strasb.»

4565,in-8».

m. Christlicher wid wahrha/lti' ger Undericht von den Worten der Einsateung des heyligen Ahendmali Jhesu-Chriiti, Strasb., 4566, in-4% pp. 596, sans les Pièces préliminaires et riudex. On en cite une édit. de Strasb., 4552, in-8».

IV. Ein sMne ehristîiehe und m Gottes Wort gegriindetePredig vom hochwUrdigen Sacrament «nsen Herrn und Heylands Jhesu-ChritH h. Ahendtmal, Strasb., 4 567, in-4^ pp. 24, sans la dédicace à Michel Liechteneieyger,

V. Erweisung dass J.-Ch. dureh die persdnliche Vereinigung der g'ôttlichen und menschlichen Natu^ ren auch nach seiner gôttlichen Herrlichkeit undMajestàt fvahrha/f" tig und mit That erhaben sey , Strasb., 4567, in-4».

Yl. Themata de imagine Dei œter* nâ et creatâ, Ârg.,4568, in-4*.

YII. Predicht von dem bisehdfl.

Amte, Strasb. 4569, in-4*.

VIII. Bericht von Wunderteieh&n, me man sie auss Gottes Wort flêr foahr uiid faUch erkennen solUf Œltingen, 4674, 4»; Tttb., 4579, U

IX. Fides Jesu et Jesuitarum^ item juramentnmPii IV cum confw* tatione per Donatum WiearfumyCwm prafatione /.AfariacAii, ChristlingaB^

X. Antwortund grUndl.Widerle^ gung der vermeinten Trostschrifî M. Dan, Tossani, Tub., 4579, in-4».

XI. Epistola quà Flaeio integri^ tatis, constantia et qubd ab heereH Manichœorum prorsus alienus eati'^ terit,praclarumdat%r testimoniwBê, Arg,, 4 604, in-8«.— D'autres lettrof de Marbach ont été insérées en dlverf recueils.

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*. illt Gffm4f$9t in ÂfticnU «tu W Qêgenwari CkrUii nê$h tityien ^énren m Oimmslund it^ff JSrdem^

Melchior Adam attribue encore ^ Marr bi^ nu traité de l'homme intérieur et i^iéfiewr, en allemand et Lipenius, deux traités latins dont il donne ^insi I9I titres: Pe candore et fide 0. Chemipfffi et Dan, Hoffmanni in eapite 4eipeccato originis adhihitây Ursel., iBrS*, et Tractatus de miraeulis in prfêturis elucentihus, KTg„\^?ikyH',

Je9P Marbach laissa deux (ils, nommés Erasme et Pbilippe, qui furent ' Ho^dssivement professeurs de théologie à Strasbourg. Erasme est surtout fonnu par un commentaire sur le Penttteuqne dont Rotermund donne ainsi le titre : In 67ro|ivTi(iia(ri in libres Mo- ^0fi6O$, Strasb., 4597, en deux volumes, selon Dupin. Le môme bibliogra* E' » cite encore, sous le nom d'Erasme rbacb, Commentariue in Exodum, Lips. , 4598, in-fol., qui n'est poutre que la réimp. d'une portion du Commentaire sur le Pen ta touque. JOcher lui attribue, de son côté, sans autre indication, Dt55frM)< invocatione DH, De sacerdotio Aaronis et Chris- «, De sacrificiis V.et N.T., De festU ^ $olemnitatibus Ecclesia, De lege Dei, De Evangelio, etc. Ce sont sans ^te des thèses soutenues sous sa yi^sidenee.

f bilippo Marbach est mieux connu fine son frère. Né à Strasbourg, le 29 Ifril 4550, il fit ses études dans sa i^Ue natale; puis il alla suivre les Hmors des universités de Bâie, où il |f it, en 4 570, le grade de mattre-èsarts, de Tubingue, de Francfort et de &Pftock,où il te fit recevoir licencié ^a théologie, en 4573. Ses études terminées, il fut nommé co-recteur, IHlis recteur à GrStz. En 4579, il rete)irûa ï Bâle pour y prendre le bonm^i de docteur. Appelé à Heidelberg itniQie professeur de théologie et in- 49eeteur du collège de la Sapience, il qûi\9^ celte place au bout de pen de temps pour devenir recteur du gym-

naie le Glag enfart. SnfiB, k 11 fwt de Bon frère Erasme, il fut oboiii pour le remplace! dans la chaire de Uiéolor gie k l'université de Strasbourg. Il mourut le 28 sept. 4 64 4 . On a de lui :

I. Àpologia libri Cone9rdi0 latinnh versa, Heidelb., 4683, in-é*. .

II. Mefutatio tera ehristiana essaminis Christophori Irenai^ guod adv, primum capni ehristiana Concardia edidit^RmMh., 4585, in-4%

III. Responsio neeessaria et vera ad maledicum librum fratrum Heidelberg ensium, Witeb., 4 587, in-8*; Arg., 4 596, in-4*.

lY. liefntatio tractatus Christ Peulii de cœnà Domini, Tilb, 4 593, 4^

V. *AvTa3C9So(Mi ad responsionem C. Christ. Peulii, Francof., 4595,

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