‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 96 sur 169 · II. Sur une manière économique de nourrir les chevaux · texte numérisé non relu

II. Sur une manière économique de nourrir les chevaux

Ili. Traité des engrais^ Gen., an X, in-8"; %' édit., Gen., 4 806, in-8» ; 3* édit., Gen. et Paris, \srà, in-8».

Nos recherches nous ont fait connaître d'autres Maurice, étrangers à celte famille; mais aucun d'eux ne mérite que son nom soit tiré do Toubli, à Teiceplion d'un graveur habile qui quitta Paris à la révocation de Tédit de Nantes {Supplém, franc, 19\,%), Il était fils de y. Maurice, graveur sur pierres fines, qui était venu s'établira Rouen souslerègnedeLouisXIY.Lui* même s'était ûxé à Paris, où il jouissait d'une réputation méritée. Après sa sortie du royaume, il se retira à La Haye, où il mourut, en 4 732, à l'âge de 80 ans.

SIALUU (Pierre), confesseur, né à Loisy-en-Brie, vers 4 656, d'une famille honorable. A la révocation de l'édit de Nantes, sacrifiant sans regrets une fortune considérable à ses convictions religieuses, Mauru tenta de sortir de France ; mais il fut arrêté à Pont-sur- Seine, jeté dans les prisons deVesoul, transféré à Besançon et condamné» le 4 5 mai 4 686, aux galères perpétuelles. Comme son compagnon d'infortune Isaac Le Fèvre, il attendit dans les prisons de Dijon le passage de la chaîne, à laquelle il fut accouplé avec Philippe Boucher ou Le Boucher, un de nos plus saints confesseurs. Sur la galère comme pendant la route, Mauru se fit remarquer entre tous par sa piété, son humilité, sa charité, sa patience, son courage, son inébranlable fermeté dans la profession de sa foi; aussi devint-il un ol\ietde haine

non-seulement pour les prêtres, mail pour les officiers de la galère et même pour ses compagnons de chaîne qui se plurent à l'accabler à l'envi des plus mauvais tr.iiteineuts. Il ne trouva un peu de commisération que chez les esclaves musulmans qui ramaient sur les mêmes bancs que lui. Le capitaine de la galère, vile créature du clergé* commença par lui défendre de parler à qui que ce fftt, n'exceptant que les prêtres; puis,au boutde quelque temps»

l'éloquence des convertisseurs n'ayant obtenu aucun succès, il ordonna de le soumettre aux plus rudes travaux. La patience du confesseur ne se démentit pas un instant; sa douceur lui gagna la sympathie de ceux mêmes qui étaient plus spécialement chargés de le torturer. Le capitaine et les prêtres M savaient plus à quel moyen recourir, lorsqu'un sous-ofûcier leur offrit de sa charger de cette conversion difficile»

à condition qu'on lui donnerait carte blanche. La proposition fut acceptée.

Dès lors les mauvais traitemens redoublèrent; les coups, les jeûnes prolongés, les travaux excessifs, tout fut mis en usage ; mais la méchanceté de ca bourreau n'eut pas plus de succèa que les artifices des prêtres. L'âme du confesseur resta impassible, sa foi résista k ces barbares tortures. « Si moa corps soufi're chaque jour, écrivait-il k LeFèvre, mon cœur se réjouit en meii Sauveur jour et nuit. » Cependant sa couslitution s'afi'aiblit, son corps ae couvrit d'ulcères, et au retour d'une campagne sur mer, il tomba si gravement malade que ses bourreaux se décidèrent à l'envoyer à l'hôpital, où Mauru retrouva Philippe Boucher, qui y termina, bientôt après, sa douloureuse existence. Pour lui, il eut le malhear de guérir et fut renvoyé sur sa galène. Eu 4695, il fut attaqué d'une consomption qui le conduisit enfin au repos de la tombe, le 4 â avril. Ses cenpagnons de misère, qui professaient une grande vénération pour ce saint martyr, lui avaient préparé une bière dans laquelle ils Pavaient déjfii déyosé^

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lorsque) Paumônier de Thôpilal survefiant, iit enlever le cadavre et le lit jeter à la voirie.

MALllY (Jean-Louis), camisard de la bande de Louis Mercier, Étant tombé, en 4704, entre les mains de Mien , il fut immédiatement pendu à Francbessin, près de Prades, le8 fév., par ordre du général catholique. Après l'exécution de son chef, la famille Maury alla s'établir à Valréas, où elle fut traitée avec moins d^inhumanité que sur les terres deFrance. Elle se divisa en deux branches, qui finirent toutes deux par abjurer. C'est de Tune d'elle que descendait le célèbre abbé Maury, -archevêque de Paris et cardinal.

Nous ne savons si quelque lien de parenté unissait Jean-Louis Maury à Marc-Antoine Maury, seigneur d'Âiroux, qui abjura en i 6S5 et reçut du roi une pension de SOO livres, mais qui, venu à résipiscence dans les derniers moments de sa vie, mourut relaps en 4698 {Arch, gin. M. 6*70).

MAUVlLLOi\ (ëléàzar), historien et grammairien , né à Tarascon, le 45 juiil. 4742. Mauvillon sortit de France, on ne nous dit pas si ce fut pour cause de religion, et alla s'établir à Dresde. Quelque temps après, le roi de Pologne le nomma secrétaire de son cabinet; mais, vers 4743, il quitta cette place et se retira à Leipzig, où il se mit à donner des leçons de français.

Appelé, en 4 758 , comme professeur de langue française au Carolinum de Brunswick, il mourut dans cette ville, au mois de mai 4779. Voici la liste de ses publications, d'après Meusel.

I. Lettres françoises et germaniques ou Réflexions militaires, littéraires et critiques sur les François $t les Allemands^ Londres, 47*40, in-42.

IL Histoire du prince François- Eugène de Savoie, Amst., 4 740,* 5 v.

iQ-8* ; 4750, 5 vol. in-42; Vienne, 4755, selon M. Quérard ; Vienne [Avignon] , 4770, selon Meusel, 5 vol.

ifi-4â.

UI. Histoire de Frédérie-GmUaU"

me /", rot de Prusse, Amst., 4744, in-4*ou 2 vol. iu-12.

IV. Voyage de Nicolas Klimmiiis dans le monde souterrain, ouvr, tiré de la biblioth, de B. Abelin et trad, du latin, Gopenh. [Dresde], 4744, in-8-, figg.

V. Histoire de Pierre /•', surnommé le Grand, Amst., etLeipz., 4742, in-4* ou 3 vol. in-4 2.

VL UAnti-Paméla ou la Fausse innocence, trad. de l'angl., Amst., 4743, in-42.

VII. Histoire de la dernière guerre de Bohème, Amst., 4745, 3 vol. in-S*; Rouen, 4 750, 4 tomes eu 2 vol. in-4 2 ; Amst., 4756, 3 vol. in-42.

VIII. U espion de Thamas-KouHhan, par l'abbé Rochebrune, Colog., 4746.— Ainsi mentionné par Meusel.

IX. Remarques sur les germanismes, Amst., 4747, in-8<';nouv. édit.

augm. d'un Traité de la versification etdelapoésiefrançoise, Amst., 4 753, 2 vol. in-8'; Dresde, 4786, iu-8-.

X. Droit public germanique , où l'on voit Vétat présent de V Empire, Amst., 4749, 2 voL in~8'.

XI. Traité général dustile, Amst., 4750, in-8'. — On en a détaché pour le réimp. séparément, en 4754 , un Traité du stile épistolaire.

XII. Voyage de l'Amérique méridionale, trad, de V espagnol de don Ant. Ulloa et de don George Juan, Amst. et Leipz., 4 75 1 -52, 2 v. in- 4"*.

XIII. Discours politiques de M, Hume, trad^ de l'anglais, 4753, in-8*.

— On trouve dans ce même volume une trad . du testament politique de Bolingbroke, sous le litre de Réflexions sur l'état présent de V Angleterre,

XIV. Le soldat parvenu ou Mémoires et aventures de M, de Verval, dit Bellerose, Dresde, 4753, 2 vol.

in-4 2 avec figg. — Cet ouvrage, cité par Meusel , forme probablement le 2* vol. des Mémoires et aventures d'un honnête homme, dont le 4*' est de l'abbé Prévost.

XV. Cours complet de langue française^ Dresde, 4754, 2 vol. in*8*.

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