X. Index matcriœ mcdicœ, Lugd
Bat., 1671, in-12.
XI. De inflammations Lugd. Bat., 1 671 , in-4'. — Cité par la Biogr. univ. à l'art. Sylvius.
XII. 02)era medica, tam kactenùs inedita quàm variis formis et locis édita, nunc verh certo ordine disposita et in unum volumen redouta, Amst., 1679, in-4"; nouv.édit.augm.
du Collegium uosocomicurn , Gen. , 1681, in-fol. ; edit. nova cui acce^ dunt casus médicinales annorum 1659-61 (publ. par Joacbim Mérian, au nombre de 160), Traj. ad Rhen. et Amst., 1695, in-4''; Veneliis, 1708, 4736, in-fol. Une édit. donnée à Paris, 1691, 2 vol. in-8% contient deux traités, Institutiones raedicœ et De chimiâ, que Du Bois a constamment désavoués. Ajoutons que plusieurs de ses autopsies cadavériques ont été publiées dans les tomes V et VI des Ephémcrides des Curieux de la nature.
I)U BOIS (Marie), jeune fille de la Lorraine , qui a fait preuve d'un courage et d'une présence d'esprit remarquables dans son évasion de France en 1 687. Arrêtée une première fois comme elle allait franchir la frontière, elle fut jetée en prison et y passa deux mois ; puis elle fut condamnée à une détention perpétuelle dans un couvent de Metz. Au bout de dix mois de réclusion, elle trouva enfin, le 17 août 1687, l'occasion qu'elle cherchait de recouvrer sa liberté. Profitant d'une nuit d'orage, elle sauta par sa fenêtre dans une cour, franchit les murs, traversa la Moselle et se réfugia chez un protestant qui consentit à la recevoir chez lui ; mais le lendemain , le gouverneur
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prévenu de celle évasion, ayant fait poser des affiches promellant dix louis k qui ramènerait la fugitive, et menaçant des galères et de la confiscation de leurs biens ceux qui lui donneraient asile, son hôte effrayé refusa de la garder plus longtemps. La jeune Du bois le déguisa en paysanne , et un panier sur la tête, elfe sortit de Metz sans Otre reconnue. Au bout d'une heure de marche, elle rencontra le guide que ses amis lui avaient procuré secrètement.
Après avoir pris le costume d'un jeune garçon, elle monta en croupe et arriva sans encombre à Charleville où son guide la fit passer pour son valet. Ils Tenaient de s'arrêter dans une auberge de village pour dîner, lorsque des soldat*» y entrant, demandèrent à l'hôtelier s'il n'avait pas nouvelle de la fille qui s'était sauvée d'un couvent de Metz. Dans cet extrême péril, la fugitive montra tant de sang -froid que les soldats, loin de soupçonner la vérité et la prenant pour un valet, la chargèrent de conduire leurs chevaux à l'abreu- ▼oir. Elle arriva enfin, sans accident, à Liège, d*où elle gagna Cassel qu'habitaient ses amis. Elle épousa plus tard Jean ^Biaise de Dur fort, et mourut en 1749.
Dli BOIS D!:s COLI\S, nom d'une des plus anciennes familles du Perche, protestante vraisemblablement depuis Antoine Du Bois des Cours, seigneur de Favières , chef des montres sous le connétable de Montmorency.
De son mariage avec Marguerite Vi~ part, conclu en 1551 , Antoine Du Bois des Cours laissa deux enfants, A- DRiEN et Jeanne. Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi , capitaine d'une compagnie de gendarmes, gouverneur du château de Dreux , Adrien Du Bois des Cours rendit d'importants services à Henri III, après son union avec le roi de Navarre, ainsi qn'h son successeur. Il fut marié deux fois, la première avec Madelaine Le Fort ; la seconde, en 1592, avec Marie de Boullehart. En 1 ')93,il fithommage de la terre de Favières, conjointement
avec Jacques Du Bois des Comtes, seigneur de L'Etang, son cousin. Il mourut le 31 janv. 1617, laissant de sa première femme Adrien et Madelaine, mariée, en 1 603, à Philippe de VUlereau. Du second lit sortirent Gédéoh, qui continua la postérité; Jacques; Georges, mort avant 1623 ; Antoine, seigneur de Châtenay , vivant encore en 1668; Marie, Rachel et Isabeao, femme, en 1618, selon Laine, ^^Alexandre de Chaumont, sieur d'Athieules, fils de Louis de Chaumont-Guitry, et à''Isabeau Du Breuil de Montaud (1).
Gédéon Du Bois des Comtes, seigneur de Favières, baron de La Maisonfort, lieutenant de la compagnie de Rosny, épousa, en 1624, Eléonore de Beaujeu, dame de La Maisonfort en Nivernois, fille de Claude de Beaujeu, baron de La Maisonfort, et de Marthe deRegnault. En 1626, il remplit les fonctions de commissaire ordinaire de l'artillerie. En 1632 , il fut nommé lieutenant de la compagnie du prince de Henrichemont. En 1635, capitaine d'une compagnie de cinquante hommes d'armes, il servit sous La Force au siège de Saint-Mihiel. 11 mourut en 1 648, laissant cinq enfants : 1 • Gédéon, qui suit ; 2"Maxiimilien, mortavant
1665, qui eut de sa femme Elisabeth Augier, un fils, nommé Maximilien comme son père, et une fille, Marthe, mariée à Claude de Teillier ; 3» A- Mos ; 4" Elise ; 5° Eléonore.
Gédéon, seigneur de Favières , baron de La Maisonfort, épousa, en 4 649, Marie-Anne Sarrau, fille de Claude Sarrau et de Françoise Du Caudal. Il fut maintenu dans sa noblesse, en
1666, avec sa belle-sœur Susannede Jarry, veuve probablement de son frère Âmos, et mourut après 1679, n'ayant eu de son mariage qu'une
(1) Ce Louis de Cliaumoot scrail-il le même qac celui dont nous a\oiis parlé a rarticlc Chaimont, el qui mourut sans hoirs, s'il faul en croire le nisc. du fonds StMa{,'loirt>? Répétons encore que les travaux des Rénoalozistes laissent beaucoup à dckirer touâ le ra[»port de l'exactitude.
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filie nommée Susuvne, et ud (ils ap* pelé Gédéon. Ce dernier, lieutenant au régiment des gardes françaises, puis colonel du régiment de Picardie, servit longtemps sous Turenne dont il suivit l'exemple en abjurant, tandis que son cousin-germain, Maximilien, passa en Angleterre à la révocation de f édit de Nantes. On ignore Tépoque où celui-ci mourat, mais on sait qu'il laissa deux fiU et une fille mariée à Du Théraud , également réfugié.
DU BORDëT, nom d'une branche protestante de la famille d'Âcarie.
Gentilhomme de la première nobless e saintongeoise, « aussi résolu que pratique au fait des armes, » Du Bordet répondit un des premiers à Tappel du prince de Co»^^etle rejoignit à Orléans à la fuite du comte de La Rochefoucauld, avec qui il retourna dans la Sain ton ge, lorsque le prince l'y envoya lever dt nouvelles troupes. Chargé d'une mission semblable. Duras rassembla les Protestants de laGuienne, et il se trouva bientôt à la tête d'un corps considérable ; mais il manquait de cavalerie, et il craignait de se mettre en route, en présence d'un général aussi actif que Montluc. Instruit de son embarras, La Rochefoucauld chargea Du Bordet de lui conduire une partie de la cuvaleriequi s^était rangée sous son drapeau.
Du Bordet s'assura en route de Pons, prit de force Saint-Astier, reçut La Linde k composition ; mais il échoua dans une entreprise sur Sarlat, et cet échec l'irrita vivement ; aussi, après qu'il eut opéré sa jonction à Gourdon avec Di»ras et Marchastel, insista-t-il pour qu'on châtiât une bicoque qui avait osé lui fermer ses portes. Comme on manquait d'artillerie, il fallut aller en cherchera Montauban, délai fatal dont Montlue sut profiter, en sorte que le siège de Sarlat, à peine commencé, on dut le lever en hâte à l'approche de l'armée catholique. Nous parlerons ailleurs de la bataille ou plutôt de la déroute de Ver. Du Bordet gagna Saintes et de là Montmorillon où il trouva La Rochefoucauld.
Dans la seconde guerre civile, il rejoignit l'armée des Vicomtes, qu'il suivit à travers la plus grande partie de la France jusque sous les murs de Chartres où il fut tué. Il laissa un fils, dont nous raconterons plus bas la mort héroïque.
Du Bordet avait un frère qui s'est rendu célèbre sous le nom de Rome- Goux, par son activité infatigable , son esprit aventureux et sa rare intrépidité. En 1568, quoiqu'il n'eût que 18 hommes sous ses ordres, il résolut de s'emparer de Taillebourg par surprise. Les échelles s'étant trouvées trop courtes, les plus agiles , s'aidant de leurs poignards, escaladèrent les murs et jetèrent une corde aux autres. La ville fut prise, et le gouvernement en fut donné àRomegoux, qui, dès-lors,ne cessa de harceler les garnisons catholiques des environs. En 4569, il s'avisa d'aller piller le riche couvent des Chartreux de Bordeaux, exploit qui aurait seul suffi pour le faire comprendre dans le fameux arrêt du parlement de Guienne. Monté sur une frêle patache avec 35 hommes aussi déterminés que lui, il mena cette audacieuse expédition à bonne fin, et rentra à Taillebourg sans avoir éprouvé de perte. Quelque temps après, instruit que Puytaillé avait conduit dans le port de Tonnai-Charente six vaisseaux enlevés aux Huguenots, il résolut de les reprendre, et il y réussit. Encouragé par ses succès, il voulut ensuite se rendre maître de Saintes qui avait chassé Jacques Des Champs, sieur de Bussac, et ouvert ses portes aux Catholiques. Bien peu de ses compagnons osèrent se hasarder dans une entreprise aussi dangereuse ; il parvint cependant à en décider une vingtaine, Flojac à leur tête, à le suivre. Armés de haches et munis d'échelles, ces intrépides aventuriers se dirigent une nuit vers Saintes, escaladent les remparts près de la porte d'Aiguières, s'élancent dans la ville, s'emparent de la personne du gouverneur et opèrent leur retraite au son du tocsin et aux cris d'alarme des habitants.
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La coDirariété que Romegoux éprouva de n'avoir pu, faute de monde, exécuter qu'en partie sou projet , lui causa une maladie dont il faillit mourir. 11 n'était pas guéri, que son esprit entreprenant conçut un dessein plus audacieux encore. Il voulut tenter d'enlever Charles IX pendant le siège de Saint-Jeand'Angely, mais il ne trouva personne pour le seconder.
A partir de cette époque , l'histoire ne fait plus mention de Romegoux. Il est, en effet, impossible d'admettre , avec de Thou, que c'est lui qui fit, en 4593 et 94, la campagne de Bretagne.
Il s'agitde son neveu, comme le dit fort bien d'Aubigné, « jeune homme n'aiant encores vingt ans » , qui servait, en
4593, dans l'armée royale, avec le grade de capitaine de chevau-légers , et qui s'éleva par sa valeur à celui de colonel d'un régiment qu'il commanda en
4594, au siège de Crauzon en Bretagne, place occupée par les Espagnols que le maréchal d*Aumont voulait en expulser à tout prix. Connaissant la valeur du chef huguenot, le maréchal le réserva pour un effort suprême dans l'assaut qu'il fit donner le 45 nov.
Lorsqu'il reçut l'ordre de marcher, Romegoux jura d'entrer dans la ville mort ou vif, et commanda à ses soldats, s'il était tué , d'y jeter son corps et de l'y suivre. Les Espagnols qui défendaient la brèche, ne purent soutenir sa terrible attaque; ils plièrent, mais, blessé mortellement, Romegoux tomba dans la place avec son enseigne tué à ses côtés. Sa4roupe furieuse renversa tout devant elle, et pénétra dans la forteresse par un côté, tandis que les Anglais auxiliaires y entraient par l'autre. D'Aumont fît transporter à Brest le corps de Romegoux et lui fit faire des obsèques magnifiques. En lui s'éteignit cette famille dans la branche masculine.
J)U BOSC (Jean), sieur d'Esmendreville ou de Mantreville, président en la cour des aides , exécuté à Rouen en 4 562, était le troisième fils de Louis Du Bosc , sieur de Radepont , et de Ma-
rie Des Planches. Après avoir terminé ses études en droit. Du Bosc alla visiter les universités d'Italie qui jetaient encore un vif éclat. Ce fut pendant ce voyage qu'il composa un livre latin qu'il fil imprimer, en 4 532 , sous le titre Hipî ûixaioyaiiiac et probablement aussi son Traité de la vertu et des propriétés du nombre septénaire et ^ de la raiso7i pour laquelle Justinien * avait divisé ses pandectes en sept parties. Bèze lui attribue encore une dissertation De Nurna Pompilii sacris , qui déplut beaucoup aux Catholiques, et l'on sait qu'il laissa quelques autres ouvrages en manuscrit.
De retour dans sa patrie. Du Bosc fut reçu, en 4544, conseiller au parlement de Rouen et commissaire aux requêtes du palais. Le 26 janv. 4562, il fut nommé président à la cour des aides. Quelques mois après, la première guerre civile éclata, et les Protestants se rendirent maîtres de Rouen. Ce n'est point ici le lieu de raconter les détails du siège que cette ville soutint contre l'armée des triumvirs; il suffira de dire que Du Bosc fut, à plusieurs reprises, envoyé , avec le quartenier Michel de Bauquemare, dans le camp royal pour traiter de la soumission des Rouennais, qui ne demandaient qu'une seule chose pour ouvrir leurs portes, le libre exercice de la religion évangélique ; et cependant ils ne purent l'obtenir. La ville prise, Du Bosc se cacha, mais il ne tarda pas à être découvert et livré au parlement avec Vincent Du Gruchoty sieur de Séquence, qui, dit Le Laboureur, n'avait « rien de reprochable en sa personne ny en ses mœurs que le malheur de la nouvelle opinion» (1) ; Jean de Croses (appelé par Caâtelnau Gros et par Bruslart Croisie), ancien gouverneur du Havre, qui avait embrassé la Réforme , et était allé au secours de Rouen après avoir reçu le vidame de Ghartres dans la ville où il commandait; Noël Coton ^ seigneur
M) Son filsCà/ir/rxabjara et obtint de Heori lu la réhabilitation de la mcmoiro de son père.
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de Berthou ville; le ministre Marlorat, le prévôt de camp Jean Le Baleur, Blanchet Le Nud, enseigne du capitaine Civile^ Richard Manger, Claude Du SaCj Jean Bigot, ancien de l'église, et Jean Quidel. Tous furent condamnés à mort et la vengeance du parlement se serait étendue beaucoup plus loin , sans la défense formelle du roi « de procéder contre les accusez ausquels le roy avoit pardonné, ni contre aucun autre sans informations bien et deuement faites. »
La sentence rendue le pénultième jour d'octobre contre Du Bosc portail « qu'il seroit traîné nud en chemise sur une claye au vieil marché; et en ce lieu auroit la teste tranchée sur l'eschaffaut. Ce fait, sa tête cstre mise sur un pal de bois qui seroit dressée sur le pont de la ville, et son corps mis en quatre quartiers pendus en quatre potences aux avenues de la ville. » Elle fut exécutée le 4 nov. Ainsi périt un homme qui, de l'aveu de Le Laboureur, réunissait en sa personne « tout ce qui se peut désirer de grandes qualitez en un magistrat accomply » . Son unique crime était sa religion.
Pierre Du Bosc avait été marié deux fois. Sa première femme, N. Guyot, lui avait donné trois lîls morts en bas âge et deux filles qui n'eurent rien de ses biens, parce qu'elles ne voulurent pas les racheter au prix d'une apostasie. La seconde, Catherine Guérinj se remaria avec Robert Du Tour ou Du Four.
Le sieur d'Ësmendreville avait un frère qui servit dans les troupes du vidame de Chartres, bien que catholique. Il se nommait Martin, sieur de Bournevllle , et il devint dans la suite un fougueux ligueur.
Une autre branche de cette famille, celle de Coquereaumont, professa aussi la religion réformée, au moins jusqu'au commencement du siècle suivant, comme nous l'apprend une lettre écrite par un membre de cette famille k Théodore de Bèze au sujet de Daniel Des Plan • ekes {MSS.de Genève, N* 497tt). — Dès 1547, Claude-SimonDuBosc^
libraire de Rouen, réfugié à Genève , y avait reçu les droits de cité. Appartenait-il à cette famille?
DU BOSC (Pierre). Voy, TllO- MINËS.
DU BOUCUET, famille illustre du Poitou, dont trois branches appartiennent incontestablement à la France protestante.
I. Branche de Pctgreffier. Tanneguy Du Bouchot, écuyer dePuygreffier, dit Saint-Ctr, se convertit aux doctrines de la Réforme avant l'explosion des guerres civiles, et embrassa avec ardeur le parti du prince de Condé. C'était non seulement « un des plus braves gendarmes de France», comme l'appelle La Popelinière, mais encore « un homme du vieux temps et un juge sévère » , au rapport de l'historien de Thou ; aussi, lorsque Condé sentit la nécessité de rétablir la discipline affaiblie dans son armée, jeta-til les yeux sur lui. Il le nomma prévôt d'Orléans. Puy greffier donna dans l'exercice de ces fonctions un remarquable exemple de son inflexible justice.
Des Landes, sieur Du Moulin, ancien secrétaire du roi, ayant été convaincu d'avoir séduit la femme de Jean Godin, lieutenant du prévôt des maréchaux de Blois, pendant que son mari était h l'armée, il le condamna à mort et le fit pendre avec sa complice, malgré Tintervention de plusieurs seigneurs, à qui il se contenta de répondre qu'un exemple était nécessaire dans un temps où le vice faisait tant de progrès. Cette sévérité fut fort mal accueillie par la cour dissolue de Catherine de Médicis; les courtisans s'écrièrent tous d'une voix, qu'une semblable rigidité suffirait seule pour les dégoûter de la religion réformée.
En \ 567, lorsque la seconde guerre civile éclata, Saint-Cyr, à qui son âge et son expérience militaire, non moins que sa naissance, donnaient une grande influence dans le Poitou, fut choisi pour conduire à Condé les troupes rassemblées dans l'Ouest. 11 établit son quartier général à Confolens, et vit arriver suc-
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cessiveraent, à la tète de leurs contingents, SouMsây LangiUlier,Ch. l\o%haut , sieur de Landereau, qui depuis !...., Puyviaut . Saint-Martinde-La-Coudre, Pardaillan, Piles, Campagnac. Pendant que son armée grossissaitainsi de jour en jour, il fit enlever le Dorât, s'empara de Lusignan sans résistance; mais il échoua dans une entreprise sur Poitiers. Toutes ses troupes réunies, il prit la route d'Orléans avec dix-huit cornettes de cavalerie et trois régiments d'infanterie; tira de celte ville, dont les Protestants s'ét^iient rendus maîtres, trois pièces de canon avec les munitions nécessaires ; marcha sur Pont-sur-Yonne que Campagnac eiPiles emportèrent d'assaut, et opéra heureusement sa jonction avec Condé.
Dans la troisième guerre, le prince qu'il avait escorté jusqu'à La Rochelle, lui confia le gouvernement de cette ville importante; mais des infirmités inséparables de son grand âge, l'obligèrent, en 4569, ï céder sa chargea La Noue, Cependant les désastres de son parti lui rendirent une partie de l'activité et de l'énergie de sa jeunesse; bien qu'âgé de 80 ans, il courut, après la bataille de Jarnac, se ranger sous les drapeaux de Coligny, aux côtés de qui il fut tué à la bataille de Moncontour.
Nous ignorons si Tanneguy Du Bouchet laissa desenfanls. Il n'est pas probable que le gentilhomme du même nom dont il est question dans l'Histoire de la Marche, par JouUietton, fût son ûls. En 4584, raconte cet historien, deux gentilshommes de la Basse-Marche , le sieur de Prinsay de Saint-Sornin-la- Marche et le sieur De Bouchot, l'un et l'autre calvinistes, furent appelés à Limoges par de prétendus partisans des Huguenots, qui feignirent de vouloir embrasser la religion réformée; à peine furent-ils introduits, qu'on s'assura de leurs personnes et qu'ils furent décapités.
n. Branche de Sainte- Gemme.
Lancelot Du Bouchet, fils de Charles,
seigneur de PuygrefQer et de Sainte- Gemme, et de Madeleine de Fonsèques, avait rejoint à Orléans Canié qui l'envoya, comme gouverneur, ï Poitiers. Le manifeste du prince étant arrivé dans cette ville le 43 avril 4 562 , fut lu en chaire par le ministre Alexandre Godion Des £tangs. Un accord fut conclu entre les Protestants et les Catholiques qui se jurèrent réciproquement de maintenir leur ville neutre entre les deux partis. Tout marcha bien pendant quelques semaines; mais le passage continnel des gens de guerre échauffa peu à peu les esprits, en sorte qu'il était facile de prévoir une prochaine collision. Daei ces circonstances, Des Prunes jugea prudent de mettre en sûreté la caisse publique qui était confiée à sa garde : il la transporta dans le château dont il se saisit et où il établit pour commandant le receveur Pineau, qui passait pour un protestant zélé. La mesure prise par Des Prunes pouvait être sage, mais elle violait la convention, comme l'avouent les écrivains protestants euxmêmes.
L'accord souffrit des atteintes bien plus graves par les excès des étudiants en droit qui, dès le 7 mai, se mirent I abattre les images, après aToir pillé le couvent des Cordelière. Le 4 7, lesmutins démolirent une chapelle. Sainte- Gemme, qui arriva le 22, acheva d'exaspérer les Catholiques, ens'emparaotpar force des clefs de la ville, en dépouillant les églises de leurs richesses et en faisant brûler les reliques. Tant de violences devaient porter leurs fruits.
Comme on commençait déjà à se défier de Pineau, Sainte-Gemme voulut profiter du passage de Gramwumt pour le ùiettre hors du château ; mais il n'y réussit ni par la persuasion ni par la force, et il dut se contenter de son serment de ne rien entreprendre contre les Protestants. Quelques jours après arrivèrent coup sur coup les plus sinistres nouvelles, et l'on vit bienUM se presser aux portes de Poitiers les fugitifs de Tours, d'Angers, de Saumur*
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de Loodun, de Chinon. Une partie do la population s'opposait h l^arlmission de cette foule d'étrangers dans la ville; mais Sainte-Gemme, qui y avait déjà introduit Campagnac avec les bandes du Limousin, se crut on mesure de mépriser le mécontentement des Catholiques, et il fit ouvrir les portes à Saint- Martin de-La-Coudre, à Jacques de Beawvea%-Tigny , à Jean Renard- Minguetière ou Minquetière, à Louis Mangot, à La Bresche, à La Tour, à Bournezeau^ à La Rivière^ aux deux frères Bessé , qui commandaient les fuyards. L'armée catholique, sous les ordres de Yillars, ne tarda pas à se présenter devant Poitiers. La ville fut sommée de se rendre; mais le maire Jacques Herbert^ qui avait embrassé le protestantisme comme la majeure partie de la bourgeoisie, répondit au nom des habitants qu'ils étaient et resteraient les très-humbles sujets du roi; mais qu'ils n'ouvriraient pas leurs portes. Sainte- Gemme était d'autant plus fermement résolu à se bien défendre, qu'il venait de recevoir des secours de Niort et de Saint-Maixent. Le sieur de Font froide lui avait aussi amené quelques cavaliers, et il pouvait espérer que La Rochefoucauld ne tarderait pas à opérer en sa faveur une puissante diversion, avec les forces qu'il avait levées en Saintonge. Cependant le maréchal de Saint-André , qui aTait pris le commandement, poussa le siège avec tant de vigueur que, dès le 4" août, la brèche fut praticable. L'assaut fut repoussé avec beaucoup de vigueur, et sans grande perte de la part des assiégés qui, en personnages de marque, n'eurent à regretter que le vaillant capitaine Lago. L'ennemi découragé battait en retraite, lorsque le canon du château le rappela. Le traître Pineau venait, en effet, d'ouvrir le feu sur h broche et de tuer plusieurs de ses braves défenseurs , entre autres LorillonnierCy second fils du seigneur de Vérac^ d'une des plus nobles et des plus anciennes maisons du Poitou.
Cette trahison répandit un merveilleux
désordre parmi les Huguenots ; les uns ne songèrent plus qu'h fuir par les portes encore libres ; les nntres tâchèrent inutilement d'arrêter i'ennemi qui se précipitait dans Poitiers par la brèche. Pendant huit jours la ville fut livrée à la discrétion des soldats qui y commirent, dit Crespin « des choses si cruelles et si infâmes que les payons mesmes en auroyent horreur. » Le maire Jacques Herbert fut pendu ; le ministre Riclur, natif de Paris, fut tué dans la foule. Mareily ministre de La Flèche, fut arquebuse, et plusieurs bourgeois périrent également du dernier supplice.
Lancelot Du Bouchot ne reparaît plus, depuis cette époque, dans l'histoire de nos troubles religieux. Mourut-il dans l'intervalle qui sépara la première de la seconde guerre civile, ou bien rentrat-il dans le sein de l'Eglise romaine ? Tout ce que nous savons, c'est qu'il ne laissa de son mariage avec Jeanne Rataud,' dame de La Béraudière, que deux filles qui épousèrent des catholiques. L'atnée Jeanne, se maria, le 6 janv. 457:8, avec Claude d'Aubigny, un des chefs des Ligueurs, et la cadette, Françoise, avec Charles de Fonsèques, baron de Surgères (Collect,Du Chesne, T. 6.).
IIL Branche de Yilliers. Petit-Gli de Jean Du Bouchot, et par conséquent neveu du précédent, Joachim Du Bouchet, sieur de Yilliers- Charlemagne, servit dans les armées du roi de Navarre. Il commandait à Châtillon-sur-Sèvre ou Mauléon, lorsque Nevers assiégea cette petite ville, en 4 588. Comme la place n'était pas tenablc, il se rendit à la vue du canon. La capitulation était signée, les otages, au nombre desquels on cite le capitaine Landebriœ, livrés, lorsque quelques soldats catholiques, escaladant les murs, se mirent à tout égorger. Nevers, on doit le dire à son honneur, s'empressa de faire cesser le carnage et fit conduire en lieu de sûreté le reste de la garnison.
Joachim Du Bouchet épousa Renée Vigier, Me àe Jacques Vigier^ sieur
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(le La Lardière. De cette alliance naquirent Théodore, mort sans postérité; — Madelaine, femme àeBaptixte Maréchal, sieur de La Limbretière; — Marguerite, qui épousa Josué Rohineau, sieur de La Chauvinière; — Joa- CHiM, sieur de Viliiers-Charlemaguey marié, en \ 604, avec Marguerite Richard , fille de François Richard , sieur de La Garde de Pontiac en Poitou, et à'^Anne de Calvau, Il mourut sans postérité.
Tels sont les renseignements recueillis sur la famille Du Bouchet, appelée aussi Bouchet ou Bochet, par les généalogistes. Ils ne nous apprennent pas, comme on voit, qui était Sainte-Gemme cité par Benoit parmi ceux qui, enl 685, donnèrent des preuves de leur attachement à la religion réformée.
Une famille dauphinoise du nom de Du Bouchet paraît avoir professé aussi le protestantisme. Du mariage de t7^affde Du Bouchet, gentilhomme verrier, avec Clémence d'Urre, célébré en 1554, naquirent deux fils nommés Samuel et Etienne. De Samuel descendait, lit-on dans Chorier , Jean Du Bouchet, fils de Jean Du Bouchet et de Jeanne Agenon; et d'Etienne étaient issus Adrien et Théodore , fils de Pierre Du Bouchet et à^Anne Du Chaume, C'est apparemment à cette famille du Dauphiné qu'appartenait Pierre Du Bouchet qui desservit, de 1733 à 1737, l'église établie à Plymouth par les Réfugiés français.
DU BOULAY (N.), ^\i\e chevalier Du Boulay, professait le protestantisme dès 1562. Après l'expulsion des Protestants de Paris, les Parisiens s'étaient mis à courir la campagne pour faire la chasse aux Huguenots, et avaient brûlé les châteaux de plusieurs seigneurs de la Beauceetdu Perche, ceux de Cherville, de Sausseux, qui avait beaucoup contribué à la fondation de l'église de Chartres, de Plateau, de La enraye, de Belleville, de La Chauletière, de La Chey, tous suspects d'hérésie; celui de Du Boulay n'avait pas été épargné. Il est permis de croire
que ce gentilhomme, autant par esprit de vengeance que par zèle pour la Réforme, prit une part active aux premières guerres civiles; cependant rhistotre ne fait mention de lui qu'en 1569, où elle nous le montre enfermé dans La Charité avec Guerchy. À l'époque de la foire de Milly en Gâtinois, Du Boulay conçut le projet de dévaliser les marchands qui s'y étaient rendus. Il partit donc de La Charité avec cent chevaux et exécuta le pillage sans résistance. Â son retour, la traite ayant été longue, il s'arrêta au château de Villemarâhil ou il fut bientôt bloqué par les Catholiques. Avec une trentaine de clievaiix, il traversa les lignes ennemies, etcoarut à La Charité pour chercher, disaitil, du^secours; mais son lieutenant Bouteville ne le voyant pas revenir au bout de quelques jours, se rendit la vie sauve. La capitulation ne fut pas observée. Presque toute la garnisoa fut égorgée, et Bouteville, conduit à Paris avec son fils, fut condamné k mort
DU BOTJIVDIKL (Arnaud), i^é à Izeste, dans le Béam, au commencement du XVII* siècle. Destiné à la carrière ecclésiastique. Du Bourdiea firt envoyé à l'académie de Sedan oà il soutint, en 1 628, une thèse qui a élé insérée dans les Thèses Sedanenses.
Ses études terminées, il fut donné pour ministre â l'église de La Sauvetat, qu^il desservait encore en 1637 , mail qu'il quitta pour celle de Lafitte, et, quelques années après, il fat envoyé à Bergerac par le synode de la Basse- Guienne, assemblé â Sainte-Foy, sons la présidence de M. de Rabat. L'égUae de Lafitte, à qui le synode provincial avait imposé, en quelque sorte, le ministre Belon, se plaignit de cette violence au Synode national deCharentot qui, tout en blâmant le synode de il Basse-Guienne, laissa Du Bourdiea à Bergerac,
Quinze ans plus tard, en 1660, nous trouvons un /«ooc Du Bourdien, ministre de Montpellier, assistant, en qualité de député du Bas-Languedoc,
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au Synode national de Loudun. Quel degré de parenté l'unissait au ministre de Bergerac? Etait-il son fils ? Tout ce que nous savons, c'est qu'il fournit, en 4 682, un prétexte au parlement de Toulouse pour ordonner la démolition da grand temple de Montpellier (Yoy.
PAULET), et qu'il dut s'enfuir pour échapper à une condamnation, d'autant plus sévère, qu'il avait déployé dans eette circonstance, ainsi que ses collégués, le plus grand courage et la plus louable fermeté. On a dit qu'il passa en Angleterre et qu'il desservit à Londres l'église de la Savoie; mais M.
Burn ne le cite pas dans la liste des pasteurs de cette église, et il serait étrange qu'un nom aussi connu lui eût complètement échappé.
Isaac DuBourdieu avait.un fils du nom de Jean-Armand, qui fut aussi un des uasteurs de l'église de Montpellier (1). fié dans cette ville vers 4648, Jean- Armand exerça son ministère en Languedoc jusqu'à larévocation. Un instant les convertisseurs catholiques, qui pensaient qu'un homme de ce mérite serait une bonne acquisition, se flattèrent de l'amener à abjurer, non pas par la persuasion, ce n'était guère dans leurs habitudes, mais par la peur.
«Pay découvert, écrivait le cardinal de Bonsy, que Bordieu [Du Bourdieu] le fils, ministre, a icy des liaisons et des altachemens qui faciliteront sa conversion, si on peut luy faire apréhender, ou un exil fort éloigné d'icy, ou un ordre pour sortir hors du royaume. Si ▼ous jugez à propos de m'envoyer une lettre de cachet pour cela, on me fait espérer qu'en la luy faisant voir, on le disposera à escouter des propositions, et qu'ensuite, moyennant une charge
(1) Il ne fant le confondre ni avec Jean Du BaurdieUf de Bergerac, qai étudiait a Genève en 1665, ni avec Armand Du Bourdieu, doctear en médecine, qui nous est connu par un Registre des baptêmes et des mariages de Téf lise réformée de Lyon depuis le 9 sept. 1673 (VSS. de Genève, N» 69, b.). Noos y lisons qa*Arroand Du Bourdieu présenta au baptême, en 1676, avec Jeanne Perrachouj femme du libraire J.'Ant. Huguetan, le tlls du chirurgien Cuprieu de La Salle et de Jeanne Melledan.
de conseiller à ce présidial dont le roy le gratiffieroit, y en ayant aux parties casuelles,, il ne seroit pas impossible de le gagner. » I)u Bourdieu cependant trompa l'attenté du cardinal; il resta inébranlable, et, à la révocation, il se retira en Angleterre, où il fut rejoint par beaucoup de fidèles de son église qu'il continua à édifier par ses prédications, dans le temple delà Savoie, jusqu'à sa mort, arrivée le 5 août 1 720. En 4 6^4 , Du Bourdieu avait suivi Schomherg en Italie, en qualité de chapelain, et, après la mort du duc, il avait conduit son co]:ps à Lausanne avant de retourner à Londres.
Un seul des enfants de Du Bourdieu nous est connu, c'est sa fille, Charlotte-Élisa, qu'il eut la douleur de perdre en 4705. Un de ses descendants, Jean Du Bourdieu, recteur d'Ânnahilt en Irlande, a publié à Dublin, 4842, en 2 vol. in-8*, Statistical survey of the country of Antrim.
Voici, aussi exacte que possible, la liste des ouvrages de Jean-Armand Du Bourdieu.
I. Avis de la Sainte-Vierge sur ce que tous les siècles doivent dire d'elle, sermon sur Luc I, 48, prononcé à Montpellier, Arost., 4682, in-42.
II. Lettre de M, revécue de Con^ dom avec la réponse de M, Du Bourdieu fils, ministre à Montpellier, Colog., 4 682, in-42.
III. Dissertation hist, et critique sur le martyre de la légion thébéenne. Après avoir longtemps couru manuscrit, cet opuscule, où Du Bourdieu prouve la fausseté de la légende, fut trad. en anglais et imp. à Londres, sous le titre : Historical dissertation on the thehan légion, 4 696, in-8*. Des Maizeaux fit paraître enfin l'original à Amst., 4705, in-12, avec la trad., faite par Du Bourdieu, de V Histoire des martyrs de la légion théhéenne, attribuée à St-Eucher.