‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 119 sur 189 · XI. The history of theparish of Lambeth, Lonà,, 4786, in-4v · texte numérisé non relu

XI. The history of theparish of Lambeth, Lonà,, 4786, in-4v

P.-J. Du Carel, auteur d'un livre intitulé : Original poems and translations, 4807, in-8*, était probablement le fils de ce savant antiquaire.

DUCERCKAU.Voy. ANDROUET DU CERCEAU.

DU CH ALARD (Joachim ) , natif de La Souterraine en Limousin, avocat au grand conseil, a commenté les ordonaaiieet éeCbarlM II BOUS 0» tilre :

Sommaire exposition des trois Etats tenus à Orléans en 4 560, et des ordonnances de Charles IX sur les plaintes de ces Etats j Lyon, 4578, in-8». Cette édil., citée par Lelong, n'est pas la première. Selon Du Verdier, il en a été publié une à Lyon, 4567, in-4 6, postérieure elle-même i une autre de Lyon , 4 565, in-8% que nous avons vue à la Bibl. de Genève.

La Croix du Maine en connaissait une édit. de Paris, 4568, in-8». En tête du chapitre concernant les ecclésiastiques, on lit ces vers :

Au temps passé l'Esprit saint élisoit Ceux dont souloit TEelise être servie.

Eu re temps-là tertu fruit produisoit, Car les élus étoient de sainte vie.

Mais maintenant les mondains, par envie, Ont usurpé la sainte élection.

Dont s*en ensuit i'bumaiue affection.

Et par ainsi tous vires procédés Sont des pasteuis, qui nous sont concédés Par les chevaux, par la poste et pardons: Trop mieux vandroit les élire a trois dei. Car» a Tbasard, ils pourroient être bons.

Nous reproduisons ces vers uniquement pour constater les principes religieux de l'auteur sur lesquels se taisent les deux bibliographes cités plus haut.

S'il est vrai , ce dont ne doutait pas La Monnoye et dont nous ne doutons pas plus que lui, que Du Chalard soit l'auteur de VOrigine des erreurs de r Eglise, 4562, sans nom d'imprimeur ni d'auteur, aucune incertitude n'est permise, et notre avocat au grand conseil doit être compté parmi les écrivains protestants du xvi* siècle.

DU CH ATëLKT (Olry ou Oeet), baron de Deuillt {Dully, Duilly ou Dueilly), seigneur de Gerbevillers , Romont, Bazemont, Senoncourt, etc., fils atné de Pierre Du Chàtelet et de Bonne Baudoche, était, dit La Popelinière, un des plus riches gentilshommes de la Lorraine, ajoutons, et un des plus illustres. Il avait épousé Jeanne de Scepeaux, dame de Saint-Michel, fille du maréchal de Vieilleville, comte de Duretal. Dans la seconde guerre civile, il amena de Metz k Condé huit enseignes de gens de pied et quatre cornettes 4e draterie. Uin b torâiè.

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me, il se joignit à Tarmée allemande qu'il suivit jusque sous les murs de La Charité, où il fut tué en 1 569. Il laissa trois enflants : Claude , tué à Arques dans les rangs des Ligueurs; Chrétienne, mariée au baron d'Haussonville, gouverneur de Verdun ; Anne, femme de Charles-Emmanuel, comte de Toumielle, grand- matlre des finances de Lorraine ; tous trois élevés dans la religion catholique par leur grand-oncle. Sa veuve épousa en secondes noces, en 4 573, Antoine d'Epinay , seigneur de Broon.

DV CUESINE, famille noble et ancienne du Poitou, dont une branche, celle de Yauvert, qui avait embrassé la religion réformée, sortit de France à la révocation.

René Du Chesne, seigneur de Yauvert, épousa Françoise Vergereau, qui lui donna plusieurs enfants , entre autres, François, Louis-François et PoNTiN. François se maria, en 1556, avec Antoinette Rocaigne dont il eut, entre autres, Louis et René, souche de la branche de Saint-Léger.

L Louis Du Chesne, seigneur de Yauvert, laissa deux fils, Jean et David, de son mariage avec Anne Jovsîardj contracté en -1 640. Le sort du second est inconnu. Le premier épousa Elisabeth Chalmot et en eut huit fils qui tous, à Texception du plus jeune, JosiAs, né en 1670, quittèrent la France après la révocation de Tédit de Nantes et allèrent s'établir en Angleterre , en Italie, en Allemagne. L'un d'entre eux se fixa à Frederikswern en Norvège, où ses descendants existent encore.

Josias, resté en France , se convertit et fut mis en possession de tous les biens de la famille. Le gouvernement cependant le tenait encore pour suspect en 4692 {Archiv. E. 3378), et ce mt sans doute pour achever de lui ouvrir les yeux qu'il lui donna, en 4701, unepen8ionde3001iv, {IHd.E. 3387).

II. René Du Chesne, sieur de Saint- Léger, épousa Anne Audouyn qui lui donna trois enfants: Esaïe, David, si6«r de Ooixe, et Frauçoisi.

Esaïe prit pour femme, en 1621 , Renée Gaultier ^ fille ^^Aaron , sieur de Pierre-Ruée, et de Hardouine Fourrée. Son fils Samuel, qui s'était marié, en 4 667, avec Jacçuette Aymer, fille de René, sieur du Corniou , et de /»lie d'Angliers, mourut vers 1685, laissant trois enfants : Françoise-Re- NÉE, âgée de 4 5 ans, ësaïe-René, âgé de 4 3 ans, et René , de 1 2 , qui furent élevés dans la religion romaine par la sollicitude du gouvernement.

DU CHESl^E (Charles), médeciA du roi, n'est connu que par le Récit véritable de ce qui s'est passé om voyage duroy Henri IV de Dieppe jusques à son retour , par Charles Du Chesne, médecin du roy, présent lors et servant Sa Majesté y ins. dans le T. lY du Journal de Henri lY par L'Etoile (édit. de La Haye, 4741 , in- 8*). — Récit fidèle et plein de faits.

DU CHESNE (Joseph), en latin QuercetanuSj un des plus fameux médecins chimistes de son temps, seigneur de La Yiolette, baron de Morancé, né à L'Ësture en Armagnac, en 1 546, mort à Paris, le 1 2 sept. 4 609.

Du Chesne passa une partie de sa jeunesse à suivre les cours des universités d'Allemagne, s'appliquant de préférence à l'étude des sciences naturelles et particulièrement de la chimie. Après avoir pris à Râle le grade de docteur, vers 4573, il alla s'établir à Genève. Les services qu'il rendit dans l'exercice de sa profession engagèrent le Conseil à lui accorder gratuitement la bourgeoisie, le 46 cet.

4584. Trois ans après, il entra dans le Conseil des CC. En 4589, il fut député vers les ambassadeurs de France Sillery et Sancy, pour les prier de s'opposer au traité particulier que les Remois voulaient conclure avec la Savoie. Le succès que ses négociations obtinrent dans cette circonstance et dans d'autres, lui ouvrit, en 4 594, les portes du Conseil des LX.

Ce fut vers cette époque , en 4 593, dit^n, que Du Chesne rentra en France et fat pourra d'une obai^ de

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seiUer et de médecin ordinaire du roi, qui le renvoya en Suisse avec le titre de chargé d'affaires. En 1604, il y accompagna de nouveau, en qualité de médecin, Tambassadeur Brulart de Sillery. De retour à Paris, Du Chesne se livra à la pratique de son art et s'acquit une très-grande réputation qu'il dut peut-être à l'engouement plus qu'à un mérite extraordinaire. Sprengel, en effet, prétend, d'après Haller, qu'il se montra toute sa vie un vrai gascon par sa vanité ridicule , sa jactance insupportable et son manque total de connaissances. Il y a de l'injustice dans ce jugement. La Biogr. univ. se montre moins sévère. Tout en reconnaissant que sa vanité et le mépris avec lequel il affectait de parler de ses confrères lui firent beaucoup d'ennemis, elle soutient que Du Chesne fut réellement supérieur à la plupart des chimistes de son temps. Il faut avouer cependant qu'il accordait trop de confiance aux rêves de l'alchimie et qu'il adopta d'une manière trop absolue le système de Paracelse. Comme Sévéhn, il croyait que les maladies profiennent de semences , de même que les végétaux. La comparaison du macrocosme et du microcosme lui servait il expliquer la plupart des phénomènes pathologiques : ainsi il attribuait l'épilepsie et l'apoplexie à l'éclair. Sa théorie de la matière médicale reposait sur les signatures dont il abuàait à tel point qu'il croyait l'individu mâle d'une plante plus convenable pour les hommes, et l'individu femelle pour les femmes. Sa pharmacopée enfin se composait d'un recueil fort incomplet de préparations galéniques et paracelsiques. Il est inutile d'ajouter que, comme disciple de Paracelse, il crépit à la possibilité de la transmutation des métaux. Dans son opinion, tous les corps sont composés de trois principes, comme Dieu de trois substances. Cesprincipessontle salpêtre, les sels de soufre, solide et volatil, et le sel mercuriel volatil. Celui qui possède le sel général peut facilement

produire l'or philosophique et tirer l'or potable des trois règnes de la nature.

Quelque folles que puissent paraître aujourd'hui ces opinions. Du Chesne n'en fut pas moins un homme instruit, un médecin habile, et de plus un assez bon poète; les nombreuses éditions de ses ouvrages, les traductions qu'on en fit en plusieurs langues, fournissent la preuve de l'estime dont ils jouissaient. Il mourut à Paris, en 4 609, laissant de sa femme Marguerite ou Anne de Trie qui n'était pas, comme le dit Portai, la fille, mais bien la petitefille du célèbre Budé, une fille unique, Jeanne, qui fut mariée à Joachim Du Port, sieur de Mouillepicd.

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