III., Rot., 4649, in
LXXrV. La vie et la religion de deux bons papes, Léon I et Grégoire I, oii est montré que la doctrine et religion de ces pontifes tant célèbres est contraire à la religion romaine de ce temps, Sedan, F. Chavet,
4650, in-8*; Gen., Chouet, 4659,^8\ LXXY. Depœnitentià et elaoibus
liber, Se^am., F. Chayet, 4652, in-8*.
LXXVI. Sermon sur Rom. VIU, 45, Sedan, F. Chayet, 4652, in-8\
LXXYII. Exhortation faite à ses en fans peu de temps avant sa mort, Charent., 4 658, in-S"*; trad. en allem., Zurich, 4663, in-42.
LXXVin. Sermons sur divers textes, Gen., Chouet, 4 664, in-8*. — Ce n'est peut-ôtre qu'une réimpression.
LXXIX. Méditation sur la grand maladie qu'il eut es années 4 625 et 4626, Sedan, 4662, in-42.
LXXX. Réponse à Samuel Langk [de L'Angle], oii est contenue la doctrine de M.Amyrault, sans^nom de lieu ni date, in-8'*.
Aymoûi qui donne^ dans les Actes
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des synodes, d'après le Synodicon de Quic.k, une liste de 75 ouvrages de Du Moulin, et qui ne les a pas tous connus, lui attribue encore : \* Meditationes in Ps. CXXIII adv, J, Perronium, episc, Eburoniensem, composées , selon Meursius , pendant son séjour à Leyde; — 2» Dialogues rus^ tiques pour ceux qui sont dans des pays éloignés de la prédication de la Parole de Dieu, Charent., 4627, in- 8»; Rotterd., i7H, in-42, ouvrage anonyme auquel il peut avoir eu part; 3» Lettres de réconciliation à M. A-myraut; — 4* Examen du livre du R. P. L, Joseph de Morlais, capucin; — 5* Testament d'une mère à son fils à naître; — 6** Lettre à M. Drelincourt sur Vimposture découverte du prétendu ministre Villeneuve ; — l"" Quatrains grecSylatins et françois.
C'est sans doute le même ouvrage que celui qui est cité dans le Dict. de Barbier sous ce titre : Distiques deCaton, en vers latins, grecs et franc,, suivis des quatrains de Pibrac en prose grecque, par Du Moulin, le tout avec des trad, interlinéaires, par Bou-lard, Paris, an II, in-8».
Aymon attribue encore à P. Du Moulin le Journal des Capucins, qui est de Clouet, Ancillon, dans ses Mélanges, afflrme qu'il est l'auteur de l'Anti- Cotton ; cependant on s'accorde assez généralement aujourd'hui à restituer cette satire à César do Plaix, sieur de L'Orrooye , avocat au parlement do Paris. JOcher se trompe également lorsqu'il donne au pasteur de Charenton le traité De fide justificante qui appartient à son fils, et cette erreur suffit pour nous empêcher d'admettre, sur sa seule autorite, parmi les ouvrages de notre Du Moulin, V Appellation d'Angleterre , le traité De ultimis temporibus contra Bellarminum, et celui Du vray amour consistant en aumône et charité, qu'il lui attribue.
Nous rappellerons que nous avons déjà mentionné aux art. Bouju, Bourguvgnon, Cappel,Drelincourt, différents écrits du célèbre ministre; il serait in-
utile d'en reparler ici. Nous ajouterons seulement que les vol. 369 et 371 des mss. de Bumey au British Muséum, contiennent plusieurs lettres de ce savant théologien.
Le Dict. de la Noblesse etToustain- Frontebosc, auteur d'une généalogie de la famille Toustain, qui était alliée par les femmes à celle de Du Moulin, nous apprennent que Pierre Du Moulin épousa, en 1599, Marie de Colignon, et que, resté veuf, il se remaria, en 4623, avec Sara de Geslay, fille de Louis de Geslay ei de Marthe de Bussy. Il eut, de son second mariage, un fils, nommé Daniel, qui alla se fixer en Bretagne où il acquit la seigneurie de Brossay, près deVannes, et qui fut, pendant plusieurs années, gouverneur du château de Josselin. En 4672, il épousa Esther Uzille, fille de Jean, seigneur de Kervelher, qui le rendit père de plusieurs enfants, entre autres, de Pierre-Daniel et d'ÉiiENNE. Il se convertit, avec sa famille, à la révocation de redit de Nantes.
Les généalogistes nous laissent ignorer combien d'enfants naquirent du premier lit; nous en connaissons trois :
Pierre, Louis et Ctrus. Ce dernier vit le jour à Paris et fit ses études à Sedan. En 4637, il fîit appelé à desservir l'église deChâteaudun. A cela se bornent les renseignements que nous avons pu recueillir sur sa vie, car nous n'oserions afïïrmer, bien que le fait ne puisse s'appliquer ni à l'un ni à l'autre de ses deux frères, qu'il fût le même que Du Moulin, ministre de Sedan, à qui un arrêt du conseil, en date du 4 4 janv. 4664, défendit de prêcher dans aucune ville du royaume, parce qu'il avait tenu des discours scandaleux et téméraires {Arch, gén. Mm. 852). Cyrus Du Moulin est auteur d'un Catéchisme des controverses, publié à Genève, en 4659, in-8%et d'un traité intitulé Le Pacifique ou la paix de V Eglise (Gen., de Tournes, 4 665, in- 8*). Nous avons dit ailleurs que sa fille SusANNE épousa Basnage. La demoiselle Marie Du Moulin, dont M"* Du
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Noyer parle comme de la directrice du pensionnat fondé par la princesse d'Orange, en faveur des demoiselles réfugiées sans fortune, était apparemment sa sœur. Quant à la demoiselle Garnier, dont le Mercure du mois de juin 1 683 raconte la conyersion en ces termes : « Le dimanche, 20 do ce mois, Mademoiselle Garnier de Poitiers, nièce de M. Cottiby^ ministre fameux qui abjura Thérésie il y a 22 ans, et dn ministre Du Moulin, fit profession de la foi catholique, entre les mains du P.
Alexis Du Bue, » il est assez vraisemblable que c'est du pasteur de Châteaudun qu'elle était parente.
Les deux frères de Cyrus Du Moulin sont mieux connus. L'ainé , nommé Pierre, comme son père, naquit en 1600. 11 fit ses études à Sedan et à Leydc, et se rendit ensuite en Angleterre pour perfectionner ses connaissances, en suivant les cours des professeurs les plus renommés. Après avoir passé quelques années dans la maison de Dungarvan , en qualité de gbuvemeur de Richard Boyle et de son frère, il retourna en Hollande, et se fit recevoir docteur en théologie à Leyde; puis il s'embarqua de nouveau pour l'Angleterre et alla s'établir en Irlande, dans le comté de Cork, mais il n'y fit qu'un court séjour. Appelé à Oxford comme prédicateur, il s'acquitta de ses fonctions avec le plus grand zèle, pendant deux ans; ce fut sans doute en récompense des services qu'il rendit, que les universités d'Oxford et de Cambridge lui conférèrent le litre de docteur. £n 1660, Charles II le choisit pour chapelain de la cour et le nomma prébendaire de Cantorbéry. Il passa le reste de ses jours dans celte ville, consacrant tout le temps que l'accomplissement de ses devoirs lui laissait, à la composition d'écrits de controverse et de morale, qui ont joui d'une réputation nullementusurpee.il mourut le 20 oct.
4684 (1). Voici la liste de ses ouvrages :
(1) On trouve une Vie anonyme de ce théologien dans le recueil msc. du Britisb Museiun coté KSS. Lansdam, 987. 32.
ï. Carmen herdîcum in memori&n JacoH I régis, Lond., 1625, in-4*.
n. Défense de la religion réformée et de la monarchie et église angli" cane, 1650, in-8'.
m. Clamor sanguinis régit adcœ- Ivm adv, parricidas anglicanoSy Hagœ, 1 652, in-1 2. — Vwhlié^zrAlexûn' dre Moms,
IV. Treatise ofpace anê contente^ ment ofmind, Lond., 1657, in-«*; trad. en franc, sous le titre de Traitti de la paix de Vâme et du contentement de V esprit, Sedan, 1 660, in-8»; Charent., 1661 , 1663, in-8»; nouv.
édit. revue et corrigée, Paris, 1671, in-8*; Quevilly, 1672, in-1 2; Amst., 1675, in-1 8; Gen., 1677,in-8*; nouv.
édit. retouchée, quant aux expressions surannées, par Catherine Gnichard de Péray, morte, le 9 mai 1744, directrice de la Société du cloître à La Haye, La Haye, 1720, in-8»;Amit., 1729, in-8'; Gen., 1729 , 2 vol în-S*; trad. en hollandais, Amst., 1694; en allem., Leipz.,1 703; Brème, 1737. — Que pourrions-nous ajouter pour prouver Texcellence de cet ouvrage et son succès ? Barbier s'est trompé en attribuant cet écrit à Pierre Du Moulin pèrf .
V. A week of soHlogwies and prayers with a préparation to tke holy communion, Lond., 1657, 1677, in-8*. Nous ne connaissons que la 2* édit. de la traduction française, à laquelle est ajouté un Traité de lafor^ me essentielle ou nature de lafoijus^ tifiantej Sedan, 1 663, in-8\
VI. A ^indication of tke tineerity of tJie protestant religion in tke point of obédience to sovereings, Lond. , 1663, in-4*; 2* édit. augm., Lond., 1679, in-4'.
VII. A sermon on the death of tke right hon. Mabellay lady Fordwitchy Lond., 1669, in-4°.
VIII. Poè'matum latinorum lihelli ///, Cambr., 1669, in-8*. — Le msc.
de ces poésies, dont quelques-unes n'ont pas été livrées à l'impression, se conserve au British Muséum {MSS.
Burn.j N* 406).
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