ILV. Assertio de humanâ Christi
naturâ, qubd neque in unione per»
sonali, neque per unionempersona- Itm cum Deitate toO >oyoO git et evaserit Deus, Gen., 4585, in-8°.
XL VI. Confirmatio ver a et orthodoxœ doctrinœ qubd Christus sit et verusDeusetPatri o(aoov<tio; et equalis, contra Genebrardum^ Gen., 4585,in-8^
XLVU. Commentarius in Evange^ lium Joannis, Gen., 4585, in-8*.
XL VIII. C ornmentariusin III Epistolas Joannis et unicam Juda, Gen., Vignon, 4 585, in-fol.
XLIX. Quasiionum in Evangelium Domini nostri J.-Ck, secundim Mathœumlib, /, Orthes., L.Rabirius, 4588, in-18.
L . Traité de la messe et de la trans^ substayitiation , La Roch., 1589, 8*.
LI. De prima mundi atate lib. I K, Orthesii, 1590, in-8*; réimp. sous le titre : Primi mundi antiquitatumsectionesIV, Gen., 1596, in-8*. .
LU. Symboli apostolici explication Gen., 1592, in-8*.
LIIl. Qîtœstionum et scholiarumin Evangelium secundvmMarcumlib. /, Gen., 1594, in-42.
LIV. D, Pauli vita ex Scripturà sacra excerptu, Gen. , 4595 , in-8*.
— Publié aussi en français.
LV. Politices christiana lib, VU, Gen., 4596, in-8*; 4606, in-8*.
LVI. Ad. Rob. Bellarmini Disputationes theologicas de rébus in religione controversis , responsio , Gen., 4 596 et 4 598, 2 vol. in-8*.
On conserve, en outre, àiaBiblioth.
de la ville de Berne {Collect, Bongars^ N*4 44), un grand nombre de lettres de Daneau adressées à P. Daniel, avocat au parlement de Paris.
Daneau fut marié deux fois , la première en France, la seconde à Genève avec la fille d'un prévôt des marchands d'Orléans réfugié en Suisse. Il eut un fils unique, nommé Josus, qui lui succéda dans l'église de Castres. Ses descendants professaient encore la religion protestante en 4685. Benoît nous apprend que Daneau, ministre de Pau,
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fut incarcéré avec son collègue Olivier , mais que les avocats de cette ville exigèrent de révoque d'Olerou leur mise en liberté pour prix de leur abjuration. Ce Daneau pouvait être le iils de Josias, nommé Lambert, qui faisait ses études à Genève en 4640.
DANGICOURT (Pierkb), ûls de Pierre Dangicourt, secrétaire du commerce, en Prusse, naquit à Rouen vers 4 666. Dès son enfance, Dangicourt s'appliqua avec ardeur aux mathématiques et il y fit de très-grands progrès. A la révocation de Tédit de Nantes, il suivit son père ^ Berlin, où il continua ses études favorites. Ses connaistances dans toutes les branches des mathématiques le lièrent avec les plus habiles mathématiciens de son temps, entre autres, avecLeibnitz, qui rhonora d'une amitié particulière, et elles lui méritèrent, le 4 4 juill. 4701, une place à l'Académie des sciences de Berlin. Les ministres chargés de Tad- (ninistration des affaires des Réfugiés l'employèrent en diverses circonstances, et le soin qu'il apporta aux missions qui lui furent conflées, l'ayant fait connaître au roi, ce prince le nomma conseiller du tribunal de révision français, le 4 nov. 47Sff. Un des directeurs de l'Académie des sciences ayant perdu la vue par accident, en 4724, Dangicourt fut choisi pour le remplacer, et il mit dans l'exercice de ses fonctions tant de politesse, unie ï tant de modestie, qu'il se fit aimer de tous ses collègues. Il mourut le 4 2 mai 4*797, selon la Biblioth. germanique; le 4 S fév., selon Moréri. Dangicourt n'i publié qu'un problème sur les sections coniques et un article dans les Miscellanées de Berlin, où il donne un tour singulier à ^arithmétique binaire inventée par Leibnitz.
DAIMNHAUËR (jBàN-CoNRin) , né ^ Kundringen en Brisgau, le 24 mars 4603, et mort à Strasbourg, le 7 nov. 4666.
La famille de Dannhauer était originaire de Strasbourg, et y avait conservé le droit de bourgeoisie. Fils d'un
paslftur, il fut destiné à la carrière ecclésiastique, et placé de bonne heure dans le gymnase de cette ville, où il ne larda pas à se faire remarquer par SCS progrès. Quoiqu'il eût reçu de la nature les plus heureuses dispositions, il sentit la nécessité de les cultiver par un travail assidu, et, au milieu de ses graves occupations, il ne cherchait guère de distractions que dans Tétùde des belles-lettres, surtout de la poésie; aussi, à TAge de 4 8 ans, fut-il en état de prendre le grade demaltrc-ès-arls, et ce qui flatta peut-être davantage son amour-propre, il eut l'honneur, en 4 622, d'être proclamé poète lauréat.
Ses études terminées, en 4625, après avoir soutenu, sous la présidcace de Fr'ôreisen , une thèse De septem verhiz novissimis in cruce domUni ac salvatoris nostri J.-Ch., il obtint des administrateurs d'une fondation pieuse les moyens de visiter les universités étrangères. Il se rendit d'abord à Marbourg où il soutint, en 4626, une nouvelle thèse qui a été p\ibliée, comme la précédente , dans le recueil de ses Disputes Ihéologiques, sous ce litre : Ex'plicatio quarundam quaslionum controDersarum brevis et succincta, quâ demonttratur via certii^ shnaad veritatemet in eâ fundatant piam et sanctam concordiani confirmandant. De Marbourg, il alla à AIldorf, puis k léna, où il soutint encore, en 4 628, une thèse contre le jésuite Hager, thèse qui se trouve dans le même recueil, sous le titre de Prodrcmus Antihagerianus. La même année, il fut rappelé à Strasbourg et nommé inspecteur du collège des prédicateurs, puis, le 4 mars 1 629, professeur d'éloquence.
Dès lors, toutes les dignités académiques et ecclésiastiques lui furent prodiguées. Ayant pris, en 4 633, le grade de docteur en théologie, il obtînt, dès l'année suivante, une chaire de théologie, et fut nommé presque en même temps chanoine de Saint-Thomas. Plus tard, il fut appelé à remplir les fonctions de recteur de Tuniversité, de bibliothécaire, de ministre de la Ca-
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thédrale, en 46:38, de président du consistoire, de doyen du chapitre de Saint-Thomas, et dans toutes ces fonctions, il montra un zèle qui lui mérita l'estime générale.
Dannhauer a puhlié un nomhre considérahle de litres. Les jugements qui ont été portés sur ses écrits, sont fort contradictoires. Les uns prétendent qu'il ne fut u\ grand philosophe ni grand Ihéolojrien; les autres, comme Spizeiius , lui accordent le premier rang parmi les théologiens de son ûge, et font un éloge enthousiaste de ses ouvrages, dans lesquels, disent-ils, on ne sait ce qu'on doit admirer le plus an copiam diffutœ Itciionii, an termonit acumen et gravitatem , an ordinem rerum ac distinctionem , an f» exscribendis doctorum su/fragiit et tcstimoniis diligentianij an déni- 0te adversùspuriorisfidei hostes zeîum, iwnmumq'ue spirilûs ardorem, q%o prorsiis flagrabat ui ignis solet emm ardet maxime. Nous admcllrions difficilement qu'un professeur que les universités de Strasbourg, d'Ulm, de Francfort, de Rostock, de Danzig, se disputèrent; qu'un écrivain dont les thèses se réimprimèrent dans la savante Allemagne cinquante ans après sa mort, n'eût été qu'un homme médiocre ; sa supériorité môme devait exciter l'envie et lui susciter des dénigreurs. Dannhauer gardera' une place honorable dans la littérature prolestante, moins parce qu'il a introduit la casuistique dans la théologie réformée, Çue parce qu'il a, un des premiers, donné à l'eiégèse une forme scientifique.
Dannhauer ne laissa pas d'enfant de Salomé Hugwarth, veuve de Gaspard Brulov , qu'il avait épousée en
Le catalogue des ouvrages de ce savant professeur est difficile ï dresser aujourd'hui ; pas un seul bibliographe ne le donne complet, il nous a été facile de nous en apercevoir, mais il nous eût été impossible d'y remédier sans l'extrême obligeance de M. Ju7ig , professeur et bibliothécaire à Strasbourg,
qui a consacra i)lu>icurs jours h rectifier et à complétc^r la liste que nous avions dressée d'après les meilleures bibliographies. Les ouvrages de Dannhauer ont en majeure partie un caractère polémique. Il a combattu les Catholiques, les Syncrétistes, les Calvinistes , les Quakers , et surtout Jean Dury, le malheureux promoteur du projet de réunion entre les deux communions réformées. Les bibliographes lui attribuent aussi un très-grand nombre de thèses, qui assurément ne sont pas toutes sorties de sa plume ; mais comme il y a mis sou nom , en qualité de président, hI qu'il les a sans aucun doute retouchées, nous nous conformerons à riisage, ainsi que nous l'avons déjh fait pour les Thèses de Sedan, de Saumur, de Genève, et nous les maintiendrons parmi ses ouvrages.