‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 125 sur 241 · V. Diss, de animi a/fecltbus, Arg., J598, in · texte numérisé non relu

V. Diss, de animi a/fecltbus, Arg., J598, in

VI . Nomenclator scriptorum philosophicorum atque philologicorum, Arg,,

1598, in-8«.

Vil. Itannis Fragosi Historia aro* maium, fructuum etsimplicium, o/iquol medicamentorum ex Indiâ utrd queinEuropamdelatorum,Arg,,î ^00, in-go. — Trad. de l'espagnol, avec notes marginales et table.

A cette liste, nous ajouterons, d'après Lipenius et Jôcher, deux dissertations, l'une De memorià, l'autre De motu sou eœercitiis et qu ete,

SPANGENBERG (Wolfiath), bourgeois de Strasbourg, est auteur d'une traduction de l'Amphitryon de Piaule, publiée à Strdsb., 1607, in-8«.

Il descendait, selon toute apparence, de Cy riaque Spangenberg, de Nordhaa-^ 8en,qui mourut à Strasbourg en 1604, mais qui n'appartient pas, du reste, à la France.

SPECKLIN (Daniel), né en 1536 et mort en 1589, architecte de la ville de Strasbourg et auteur d'une CaWe de l'Alsace, publiée en 1576, 5 feuilles in-fol., avait commencé une Chronique de la ville de Strasbourg, que la mort ne lui laissa pas le temps d'achever.

Les matériaux, formant deux volumes, qu'il avait recueillis pour cet ouvrage, ont été légués à la ville de Strasbourg par 0«ée Sch€ui, et se conservent aajourd'hoi aux Archives de cette ville,

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ainsi que les Remarques sur Vhistoire de la Basse-Alsace, da même écrivain.

SPENER (PrilippE'Jacob), théologien protestant célèbre par Thenreuse influence qu'il a exercée^ dans le xvu* siècle^ sur l'église luthérienne^ naquit, le 25 Janv. 1655, à Rlbauvillé, oii son père,Jean-P/u7ippeSpener,remplissait l'emploi d'archiviste. Comme il n'existait point d'école protestante dans sa ville natale, sa première éducation fut oonflée aux soins de/oac^»m Stoll et de Horb, deux pasteurs aussi pieux qu'instruits, qui lui mirent de bonne heure entre les mains l'Ecriture sainte et les meilleurs ouvrages d'édification. Ces lectures dévotes, jointes aux exhortations de sa marraine, Agathe de Ribeauplerre, firent la plus vive impression sur le cœur de l'enfant et lui inspirèrent de bonne heure l'ardent désir de se consacrer au service de Dieu et de son Ëglise.

A rage de quinze ans, le jeune Spener fut envoyé au gymnase de Colmar, où il se fit remarquer par une conception rapide et une mémoire excellente.

En 1 65 1 , il partit pour Strasbourg, où, pendant deux ans, il suivit les cours de Dannhauer et de S*'bastien Schmid, qui lui enseignèrent une vérilé presque oubliée dans ce siècle d'ergoli^mes : c'est qu'il est plus nécessaire et plus profitable à un pasteur de rEgl sechrélienne de se nourrir de la leclure de la Bible que des dissertations les plus subtiles des théologiens. Sans négliger les autres branches de la théologie, Spener s'appliqua donc avec beaucoup de zèle à l'hébreu et au grec, les deux langues saintes. 11 couronna ses exercices académiques, en lb53, par une thèse D^ confarmatîone creaturce rationalis ad creatorem. L'année suivante, son âge ne lui permettant point encore d'aspirer à une place dans l'Eglise, il accepta celle de gouverneur de deux jeunes seigneurs qui faisaient leurs études à l'université de Strasbourg. Leur père, le comte palalindeBirkcnreld,(iyant exigé qu'il leur enseignât avant tout le blason ei la généalogie , il se vit ainsi forcé.

par le sot orgueil du prince, de s'occuper, pendant quelque temps, de deux sciences qui n'ont rien de commun avee la théologie, et il y fit de tels progrès qu'il devint un habile généalogiste. Au bout de deux ans, rendu à son indépendance, il se remit avec une nouvelle ardeur à la théologie, l'objet constant de ses préférences. En 1659* désirant perfectionner ses connaissances en hébreu et commencer l'étude de l'arabe, il partit pour Bàle où le savant Buxtorf professait, et où il soutint une nouvelle thèse, imp. sousce titre : Synopsis historiœGallo-FrancicŒy Basil., 1 660, in- 40; puis il passa encore deux années à visiter les universités de Fribourg, de Genève, où il tomba dangereusement malade, et de Tùbingue, où il se lia a-» vec des savants distingués.

De retour à Strasbourg, il obtint, en 1663, à la recommandation de Dannhauer, une place de prédicateur sans charge d'âmes. Cetemploilui convenait à tous égards : il lui laissait assez de loisirs pour qu'il pût à la fois travailler à accroître son savoir et se préparer à occuper dignement une chaire dans l'université, en donnant des leçons particulières de théologie, d'hisloire,de géographie et de politique. 11 se proposait, en effet, de suivre la carrière académique, vers laquelle ses goûts le portaient plutôt que vers la carrière pastorale; c'est pourquoi il prit, en 1664, le grade de docteur en théologie. Il soutint, à cette occasion, une thèse imp. sous ce titre : MahummedismusinangelinEu* phratœisy Apoc. IX, 13 et seq., prœ^ monstratuSf Arg., 1664, in- 4».

Spener souhaitait non moins vivement de ne pas s'éloigner de Strasbourg, qu'il aimait. Pendaut deux aimées, ii refusa toutes les places qu'on lui offrit de divers côtés; à la fin cependant, il se décida à accepter celle de pasteur à Francfort. 1 arriva dans cette ville, le 20 juill. 1 666,en un moment où la peste y exerçait ses ravages, et prit posses-* sion de sa chaire, le t«' août^ par un sermon sur Rom. 1, 16.

Ses prédicatlOQS^qoolqQe^à dire vrai.

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ellesne brillassent pas par i'éloqaenoe, ne tardèrent pas à attirer la Toule ; elles plaisaient parce que l'orateur^ méprisant le vain étalage d'érudition^ lessabtilités^les bizarreries^ les attaques violentes contre les cultes dissidents qui remplissaient les sermons de ses confrè* res> s'attachait à précber la Bible et rien que la Bible. C'était une nouveauté pour presque tous ses auditeurs. Dans les commencements, il est vrai, il eut de la peine à se tenir en dehors de la route battue ; il ne sut pas éviter toujours recueil de la polémique; mais les désagréments que lui attira un sermon, précbéen 1 667, contre les Faux Prophètes, au nombre^ desquels il osa compter les Réformés, l'avertirent de se montrera l'avenir plus circonspect et plus tolérant. On chercherait en vain un sermon de controverse dans le volumineux recueil : Ëtmngelische Glaubenslehre, oh il passe en revue tous les dogmes du christianisme; mais il n'oublie jamais les applications pratiques qui découlent de son texte.

L'expérience ne tarda pas à apprendre à Spenerquest l'orateur de la chaire n'obtient pas des résultats plus satisfaisants cela vient surtout de ce qu'il marche au hasard, parce qu'il lui est impossible de connaître les dispositions morales d'un troupeau nombreux. Pour obvier à cet inconvénient, il résolut, en 1 670, après avoir toutefois pris l'avis de quelques autres ministres, d'établir chez lui . sous le nom d'assemblées de piété, collegia pietatiSy desconventicules, dans lesquels il résumerait son sermon du dimanche ou expliquerait quelques versets de l'Evangile, en laissant à chacun desauditeurs (les femmes exceptées) la liberté de proposer ses doutes et de demander des éclaircissements, pourvu que les questions ne tendissent pas à satisfaire une vaine curiosité. 11 espérait que ces réunions publiques nourriraient la piété renaissante, et son attente ne fut pas déçue. «L'œuvre du Seigndur,dit-il, prospéra k Francfort ; mais en même temps les eantnMlieteiirs se montrèrent. »0n im

peut nier que depuis 1683, c'est-à-dire depuis que ces assemblées furent transférées dans le temple avec l'autorisAtion du magistrat, il ne s'y soit glissé des abus qui justifièrent en partie les attaques dentelles furent l'objet; mais en faire retomber la responsabilité sur Spener, qui ne cessa de blâmer sévèrement les extravagances de ses disciples, c'est d'une souveraine injustice.

Au reste que l'on condamne ou que l'on approuve l'établissement de eei conventicules,que l'on y voie un empiétement sur les droits de l'église établie ou bien la mise en pratique d'un autre droit, de celui qu'ont tous les Chré* tiens de travailler comme .ils l'entendent à leur édification commune, toujours est-il que les assemblées de piété réveillèrent le sentiment religieux el contribuèrent puissamment à répandre parmi le peuple la connaissance des Ecritures. Ce qui y contribua aussi, ce fut le soin que Spener donna à la catéchisalion. Les catéchismes n'étaient point, à celte époque, un résumé clair, simple, concis, des vérités de la religion chrétienne, c'étaient de vrais traités de controverse, par demandes et réponses, que les maîtres d'école forçaient les enfants à apprendre par cœur, sans aucun profit ni pour leur cœur ni pour leur inlelligonce. Trop sage pour condamner ouvertement ses collègues qui regardaient la caléchisation comme au-dessous de leur dignité, Spener voulut se chargiT lui-même de l'enseignement religieux de l'enfance, et son exemple ne larda pas à porter ses fruits.

Dans tout ce qu'il avait entrepris jusque-là pour opérer dans l'église une réforme nécessaire, Spener avait agi avec tant de discernement, de prudence et d'habileté, il avait évité si attentivement de se présenter comme un réformateur et de toucher aux doctrines étabiies, qu'il n'avait point donné prise à la malveillance ou à l'envie. La première attaque dirigée contre lui, le fût, en 1679 seulement, par un nommé Diilfeld^ el à l'occasion éè la

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réimpression (en 1675), sous le titra de Pia de^ideria, de la Préface mise per Spener à la Postilie d'Arndt. Cet euvrage n'était point une satire ; c'étaient, comme le litre l'indiquait^ les pieux désirs d'un homme veriueuz , d'un pasteur pénétré de la sainieté de sa mission, qui pratiquait lui-même ce qq'il demandait des autres. 11 est vrai qu'on y trouvait de dures vérités à l'adresse des simples fidèles, et de plus dores encore à celle de leurs guides spirituels. Les magistrats eux-mêmes a'élatent pas ménagés ; l'auteur leur déclarait ouvertement que leur zèle^ n'étant souvent que de la polilique, nuisait à la religion plus qu'il ne la servait. Pour remédier à un état de ekoses déplorable, il élait urgent, disait Spener, de rcédifier l'Eglise sur le fondement de l'Ecriture, de rétablir le laeerdoce spirituel des communautés, d'élever les futurs ministres dans la piété, afin qu'ils préchassent le christianisme dans las mpUcilé apostolique ei que la religion chrétienne rede\lnt la religion du cœur et de la cbariié.

Dans tous lesiemps, il s'est trouvé des kommes d'une piété sincère qui ont ex« primé de semblables vœux . Récemment encore Amdt et Andréa avaient de- ■Mndé ce que Spener réclamait; mais ils s'étaient bornés à des désirs stériles, tandis que Spener mil courageusement la main à l'œuvre, et il réussit parée qu'il joignait à de rares talents el à de fortes convictions une grande habileté pratique et une profonde connaissance du monde. Pendant trente ans, sans se laisser arrêter par les cia* meurs de ses adversaires, il a couslamment tendu au but qu'il s élait proposé, et tout en protestant modestement qu'il n'avait « ni la sagesse ni la force néeessalres pour Jouer le rôle d'un réformateur, » il a fondé quelques institutions qui ont jeté de si profondes ra« eines que la réforme s'est opérée, pour ainsi dire, d'elle-même. La Bible a repris le premier rang dans Tenseigne- BMnt religieux ; la chaire a cessé de retentir d'anathèmes et de subUlités

scolastiques; on a compris qu'il vaut mif ux parler au peuple de ses devoirs et lui enseigner à les pratiquer que de l'abêtir par des argulies ou d'exciter ses passions par des déclamations contre les hérétiques et les incrédules. Et en même temps que la morale expul*« sait du temple la polémique, la catéchétiquese transformait de la manière la plus heureuse, et l'exégèse, devenant plus indépendante dans 1rs écoles, brisait les liens de la tradition et repre* naît la place qui lui appartient.

Tels furent les services rendus par Spener. 11 n'a émis que peu ou point d'idées nouvelles, il n'a point touché aux doclrines reçues, nous le répétons, mais il a ramené la prédication chrétienne à son but véritable, l'édification ; il a remis en honneur ta lecture de la Bible et il a tiré l'exégèse du honteux oubli où elle était tombée, réformes salutaires qui s'opérèrent graduellement, de proche en proche, par l'exemple plutôt que par les préceptes, mats non pas sans opposition de la part de ceux dont la paresse s'accommudrtit des abus existants ou dont tes préjugés s'efîarouchaient à l'idéo d'une réforme. Celte opposition éclata surtout lorsque Spener, devenu, en 1686, prédicateur de la cour de Dresde, confesseur de l'électeur et membre du Consi.stoire supérieur, usa de l'autorité que sa position lui donnait pour améliorer l'enseignement théologique dans l'université de Leipzig. 11 avait hésité près de deux ans à accepter celte place éminenle qui lui fut oiïerte, dès 1 684, à la recommandation de Seckendorf, et il ne s'y était décidé qu'après avoir consulté cinq ecclésiastiques qui s'acoordèrent à lui présenter cette voca* tioa comme divine. Il n'eut pas trop à s'applaudir d'avoir suivi leur avis.

Prenant aii sérieux tous ses devoirs et oubliant, dans la candeur de son âme, que les princes prétendent Jouir do grands privilèges, il s'avisa, an mois de février 1 689, d'adresser à son pénitent Jean-George 111 une lettre respectoeuse, mais énergique, pour loi

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reprocberle débordement de BesTnœors et lui mettre sous les yeux Tétai do sa conscience. L'électeur s'irrita ; il ne lui permit plus de paraliro en sa pré« sence et affecta de ne plus assister k ses sermons. Sa disgrâce fut le signal des plus vives attaques de la pari sur* loul de Carpzovy professeur à Tuniversilé de Leipzig, pour qui Spener avait été « un zélé serviteur de Dieu » jusqu'au moment où il avait pris la place de premier prédicateur de la courra laquelle il prétendait lui-même.

Sa haine s'ei^hala par les plus violentes sorties contre les collège» bibliques^ coUeyia 6i6/tca, que les étudiants da l'nniveràitè avaient formés, en I6S7^ sous la direction du célèbre Fraiikeet d'antres disciples de Spener, dans le but de s'occuper en commun de l'in* terprétation des Livres saints. Il est vrai que quelques-uns de ces jeunes gens affectaient de se distinguer par un rigorisme qui pouvait faire naître le soupçon d'hypocrisie; toutefois il était injuste de reprocher leurs ridicules à Spener, qui ne cessa de condamner ces dangereuses exagérations comme une ruse de Satan pour détruire son œuvre. Hais l'esprit de parti se soucie peu de la vérité el de la justice. Les accusations de fanât ismcel de séparatisme continuèrent donc de plus on plus vio< lentes, et ses ennemis en vinrent ju8« qu'à demander sérieusement que les Piétistes, nom sous lequel on commençait à dé»igner ironiquement ses disciples, fussent exclus de la Paix de religion comme sectateurs d'une religion nouvelle. Après que Spener eut quitté Dresde^ en 1691, pour accepter la place d'inspecteur et de premier pasteur de 1 église de Sdinl-Nicolas à Berlin , que lui flt offrir rélecteur de Brandebourg,ses ennemis redoublèrent d'acharnement. L'université de Wlttenberg s'unit à celle de Leipzig et dénonça à l'Eglise 264 propositions hérétiques tirées des livres de Spener.

Mais aussi quelle ne devait pas être la col^r^ des deux facultés orthodoxes,depoii qaa U (oadation (i^94) de l'uni-

versité de Halle, où furent placés eooH me professeurs FrancKe, Breithaupt et d'autres amis de Spener, leur enlevait un grand nombre de leurs étudiant»?

Tant que Spener vécut , son esprit de douceur et de modération contint ses disciples dans de certaines bornes; mais après sa mort, arrivée le 5 fév.

J705, l'esprit d'exagération et d'eaclusivisme se développa rapidement aa milieu d'une lutte ardente. Aux subtilités dogmatiques qui avaient retenti si longtemps dans la chaire, les PiétUtes substituèrent de larmoyantes homélies sur la corruption de la nature humains et la Justiûcation par la mort expia* toire du Christ , tournant perpétuelle* ment dans le môme cercle , comme si le christianisme se réduisait à ces deux dogmes-là. Un orgueilleux esprit ds secte s'empara .d'eux au point qu'ils en vinrent à se considérer comme les seuls élus. Quelques-uns s'abandonnèrent à des espérances fanatiques; pour un grand nombre, la piété se réduisit aux signes extérieurs d'une dévotion pleine de morgue ; mais l'équité exige que l'on ne rende pas tout un parti res* pensable des extravagances de ses hypocrites.

Rien d'ailleurs n'était plus éloigné de l'h)pocrisie que la piété de Spener, dont toutes les actions portent le cachet de la simplicité^ de la candeur^ d'une humilité vraiment chrétienne.

Sa modestie n'était surpassée que par sa bonté ; quoiqu'il ait été souvent la dupe de faux amis et d'intrigants^ Il ne se lassa jamais de faire le bien. Ia violence même de ses ennemis ne pn| le faire sortir de son caractère : ilsss laissent aveugler par leurs passions^ disait-il, ils sont remplis de préjugés contre moi ; mon devoir est de les 4clairer et non de les faire rougir. Aussi usa-t-il toujours de beaucoup de ménagements envers ses ad\ersaireSy et même sur son lit de mort, il e;ihortait encore ses collègues à la tolérance et au pardon des injures.

Doué d'une imagination très^vivo, Spener*avait, dans sa Jeunesse^ aimé

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passionnément la poésie; mais arrivé à l'âge mûr^ il avait renoncé au culte des Muses et brûlé tous les vers qu'il avait composés , k l'exception d'un très-petit nombre où l'on reconnaît un esprit grave et sérieui. Ses connaissances étaient très-élendues dans la plupart des branches de la théologie ; cependant Texégèse avait ses prérérences ; aussi avait-il principalement dirigé ses études vers les langues qui pouvaient l'aider à pénétrer le sens des Livres saints. La Bible était sa lecture favorite , la prière son occupation la plus chère. Ses talents cependant, son activité infatigable et ses qualités personnelles n'auraient pas suffi pour le rôle auquel la Providence le destinait^ s'il n'avait possédé en même temps un esprit essentiellement pratique^ un jugement Terme et pénétrant, une grande connaissance des hommes, l'expérience des choses du monde, et l'art d'exposer ses idées dans un style naïr, clair, naturel, qui les mettait à la portée de tous.

Spener avait épousé à Strasbourg, en 1664, Stisanne Erhardt, qui lui donna plusieurs enfanls, entre autres deux fils, nommés Ghristian-Maxihilun et Jacqi'BS-Charles, proresseurs et auteurs estimés , sur qui nous aurons à revenir.

Notice bibliographique.

I. Sylloge genealogico-historica, Francof.,1665; 1 677, in-8».— Ouvrage plein d'érudition, comme tous ceux que Spener a écrits sur cette matière. On admire la sagacité et la critique qu'il apporte dans la discussion des problèmes historiques.

II. ChrisUich, AbscfUeds-und iinspruchS'Predigi in Strasburg und Franck furt . ron der gôttUch, Gerichte Gedàt htniss und derseligmach, Krafft des £tang*'UiyVTSL\i)Lt., 1666, in-4*.

ll\. Predigi von noihwendig .Fûrse»

hung vor fatschen Propheteny Frankf. , 1668, ln-40.

IV. Commentarius historicus in in' signia domUs Saoconicœ, Francof., 1668, in-40.

V. Thealrum nobilitatis Europeœ, Francof., 1668-78, 2 vol. in-fol.

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