IV. Grammaire polonaise
V. Trad. polonaise de la B ble, publiée à Bizest, 1563, in-fol., aux frais de Nicolas Radzivil, palatin de Viina.
— Stator eut pour collaborateurs dans ce travail d'autres théologiens sociniens. Il contribua aussi à la composition du Catéchisme de Racovie.
Son fils, Pierre , qui fut anobli et prit le nom de Stoinskt, resta socinien. Il épousa la flile deGregorio Pau i, on des principaux unitaires de la Pologne, et exerçH les fonctions pastoiaies en difTérenies églises jusqu'à sa mort^ arrivée au mois de mai 1605. Quoiqu'il ne tût âgé que de quarante ans, on dit qu'il avait déjà publié beaucoup d 'ouvrages. Les seuls que Ton cite spécialement sont : une trad. polonaise de la Respohsio ad libellum Jarobi Vuieki jesuitœ, par F. SDcin, une Oraison funèbic de F. Socin, des Sermons, une Défense 4e l'opinion de Socin sur le Christ contre Zarnovecius, et un écrit de coniio\erse contre le jésuite Smiglecius. Il eut un fils nommé
JBÀif, qui mourut à Czamov en I65i.
STEPHAN (ERHÀRD],corecteurda gymnase de Bouxwiiler, né à Obermottern en 1721 et mort le 24 dée.
1797, est auteur de : 1. Summarium N. T, sistens summam iextûs grœd N. T., Argent., 1778, in-8»; — IL
Eùayyi'kioyf dp jxovixèv 8tà Ttaadpwv. Har^ monia quatuor Evangeliorum grœca, et reliqui N. T libri, ordine chroruh logico ^iqestiy Arg., 1779, in-8».
S'IOEBER (Eue), professeur de théologie, né à Strasbourg, le 19 sept. 1719, et mort le 9 mai 1778, fit ses études dans sa ville natale, où il pritj en 1737, le grade de mattre-ès-arts.
En 1740, au retour d'un vo>age qu'il fit pour perfectionner ses connais^ sauces, il commença à prêcher ; ce ne fut toutefois qu'au bout de quatre ans, qu'il obtint la place de prédicateur du soir dans l'église de Saint-Pierre-le- Vieux. Il fut nommé en même temps professeur au gymnase. Le goût des recherches littéraires l'engagea à entreprendre, plustard, un second voyage dans lequel il visita Paris, l'Angleterre, la Suisse, la Hollande et une partie de TAIlemagne. En 1766, il fut appelé aux fonctions de vicaire général des pasteurs de Strasbourg, et en 1 768, il fut nommé professeur extraordinaire de théologie. On a de lui quelques ouvrages, entre autres, des dissertations sur l'imitation des exemples bibliques, qui sont encore estimées. En voici la liste.
I. Nieupoorti Antiquitates romanœ seu rituum qui olim apud Romanos obtinuerunt, succincta explicatio. Figaras et Demsieri Kalendarium ad* jecity kT9i,y 1738, in-80.
II. Oratio de sacris veterum Christianorum arcanis, Arg., 1743, in-4«.
III. Everardi Fithii antiqwtatum homericarum Itb, IV, edit. nova, notis et indic. aucta, atque figuris illuS' trata, Arg., 1743, in-8o.
IV. Di>s. de studio promovendi pet' fectiitfiem aliorum, Arg., 1 744, in-4«.
V. M, Manilii A-lronomicon, cum selectis variorum ac propriis notis ^
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prœfatio suhjuncta, varia de Manilio juiiiciaet Julii Ponte dcrœ Eiiislolade àIanHva>tronomiâ,Xrg., 1 7ti7, in-8*.
VI. Der bu<subeudfi und von Gott begnàdiyte Siinder, oder Communion- 6uiA, Arg., I7ti8, in-8o; i'î8 4,in-8«.
VU. Diss. de prœcellenti dignitate minislerii evanyelici prœ levitico ad II Cor. III, 4-11, Arg., 1771, iu-4'.
Vlll. DibS. VII de sacrorum exem* plorumimilaliouecautiubini,Utuendd, Arg., 1771-75, ii\-4o.
Il a eu pari aussi à Tédit. des gram- DQairicns Thomas Magister et &Iœris Allicisla,|»ubnéeàLeyde,17r. 7-59,80.
STLART. Trois capilaines de ce nom,>i vaut en France à peu prèsà la même époque, el probablcmeiil très-proches paronls, ser\ irent la cause protesiàn[e,L*\ii\û'o\i\,PaulStuart'de-CauS' sotie, sieur de Saint-MittyriHj escorta Jeanne d' A • bret a La Kochellc , fut blessé au siège de Pons,en 15G8, accompagna Andvlot dans le Poitou, en l5U9^el mourut, peu de Icmps après, à La Rochelle. — L'aulrc, Guillaume Stuartde-Vezins ou Vtzfncs, commandait les Suisses envo> es au secours des Protestants du Dauphinè, en 1587. Il fut . ballu au combat de la Romanche, toute sa troupe di'truile et lui-même fait prisonnier. Selon le Journal de La llugue- . rie, il y avait, à la même date, dans les rangs de rarmceallemande, un sieur de Vezins, qui s'appelait nus<i Guillaume [Voy, VI, p. 25 o), et qui mourut, dll-il, vers ce temps. La défaite des Suisses uans le Daupbmé et l'entrée des Allemands en France, ayant eu lieu dans le même mois d'août, il faut nécessairement admettre qu'il y a quel(|uc cou usion dans les noms; mais nous n'avons aucun mo>en d'éclaircir c<?tte difficulté. — Le troisième, " Robert Siuarty est le mieux connu.
D'une famille alliée aux rois d'Ecosse et paienl, par conséquent, de la relue Uarie Sluai l, il ne put suivre son frère aîné, le comte de Uaran, lorsque ce seigneur, menacé dans sa liberté parce qu'il avait embrassé ta Réforme, prit la parti de retourner dans le pays de
ses aïeux. Le Jeune Robert fnt arrAté en 1559 et conduit à Vincennes, sous raccusaiion d'avoir assassiné le président Minard et d'a\oir comploté de mettre le feu à Paris pour délivrer Anne Du Bourg et les autres prisonniers de la Mercuriale (Toi/. IV, p. 336). Selpn La Popelinière, ce n'était là qu'un prétexte. Braniôme,d'accord avec Crespjn, dit tt qu'on ne put jamais savoir le vrai » au sujet de ce meurtre. Cela n'empêche pas Le Laboureur d'affirmer que Robert Stuart était l'assassin. Appliqué à la torture, Tinforluné jeune homme n'avoua rien. Au mois de mars 1560, les Guise le firent transférer à Tours, d'où il réussit à s'échapper (Voy, l, p. 272). Lorsque la guerre civile éclata, Condéy qui connaissait S'uart comme un homme plein de ré* solutionet décourage, l'envoya en Angleterre pour presser la reine de faire partir le secours qu'elle lui avait promis. Selon de Tliou, qui l'appelle ici sieur de Vezines [Voy. Il, p. 4 52), il combattit à Dreux. Dans la seconde guerre, il se signala à la bataille de Saint-Denis, où il lua le connétable de Montmorency, non pas trallreuseinent^ comme on l'en u accusé, nlai^ dans un combat loyal, rendant coup pour coup.
A la bataille de Jarnac, il tomba entre les mains des vainqueurs. Honorai de Savoie, marquis de Villars, l'avant demandé au duc d'Anjou, le mena à quelques pas du logis du prince, et le fit tuer de sang-froid, sous prétexte de venger le connétable. Par représailles, les Protestants mirent à mort un gentilhomme catholique choisi parmi leurs prisonniers.
STLHM (Jean), le restaurateur de l'éloquence et des belles-lettres en Allemagne, et un des plus zélés promoteurs de la Réforme, naquit à Schleiden près de Cologne, le l" oct. 1507, et reçut sa première instruction avec les jeunes fils du comte de Manderscheid, dont son père était le trésorier. Devenu grand, il fut envoyé à Tunlversité de Liège, d'où il passa à celle de Loavain, en 1524. 11 y resta cinq
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ans, trois eomme élëve. denx comme maître^ et s'y lia d'une élroite amlUé avec SleidanjGuinthpr el d'autres Jesnés gens de son âge, qui arrivèrent plus tard à la célf>bri té. Le savant helléntsie Rescius lui ayant proposé de s'assucier avec lui pour monter une imprimerie, Slurm obtint de son père Tavance des fonds nécessaires àcetteentreprise^et ee fil imprimeur à l'âge de 22 ans environ. L'espoir de placer avantageusement une édit. de Xénophon sorlie de ses presses, l'amena à Paris, en 1 528. Cette ville lui offrant à tous égards plus de ressources que Lou va in, ilsedécida facilement à s'> Ûxer, avec l'inteniion d'étudier la médecine, et bientôt l'élévation de son esprit, la variété de ses connaissants, la gravi té de ses mœurs, l'excellence de son caractère lui gagnèrent de nombreux et puissants amis, qui lui obtinrent raulorisalion de donner des leçons publiques de grec, de latin et de logique. C'était alors l'usage que les élèves étrangers logeassent chez leur maître. Sturni se maria donc avec Jeanne- Ponderia et ouvrit un pensionnat, où aflQuèrent des jeunes gens des meilleures familles de France, d'Allemagne, d'Angleterre.
Initié aux doctrines nouvelles parla lecture des ouvrages des Rérormateurs, Sturm entra, dès 1 555, en correspondance avec Bucer et plus tard, avec llélanchtbon,qu'il pressaavec instance de veniren France, comme François l*' l'y invitait. Ce voyage n'eut pas lieu, par suite du refus fait par l'électeur de Saxe, de laisser p^irtir Tarn i deLulber, et les persécutions, un instant suspendues, recommencèrent. Sturm, qui, plein de zèle pour la Réforme, se faisait un devoir d'iustrui^re^esélèvesdans les doctrines évangéliques, sentit que la protection de Du Bellay ne pourrait toUjOurs le proléger contre les poursuites du parlementetde laSorbonne; il accepta donc avec joie la place que Jeu ques Sturm lui offrit à Strasbourg, où il arriva le 1 4 janv. 1537. 11 employa presque toute cette année à drosser un plan d'éducation qui fut soumis
an Conseil et adopté.Le gymnase s'onvrit en 1558. La nouvelle école fuldivisée en deux sections, l'une pour les enfants, l'autre pour les adolescents.
Le cours d'études dans la première était de neuf ans, et de cinq dans la seconde. Les élèves, reçus dans l'écoie dès l'âge de six ans, étaient promus, cbai]ue année, à une classe supérieure, après une distribution soIenneUe de prix, en présence des parents el des autorités. Dans la pensée de Sturm, la division en classes ôtail nécessaire, parce qu'un seul maître ne peut tout enseigner; elle devait, en outre, éveM- 1er Temulalion ctaz les élèves et leur • offrir en petit l image d'une société bien réglée où chacun s'élève par son mérite. A seize ans l'élève passait daos4a seconde section, où s'enseignaient 4a théolugie, la jurisprudence, la médecine, les mattiêmatiques, la philosophie, les langues anciemies^ la poésie et la rhétorique. Rien déplus sageqoe celte recommandation de Sturm de ne pas faire lire aux élèves trop de latin ou de grec, de peur de les dégoûter en les surchargeant; il suffit, pensait-U, de leur expliquer les passages difficiles en leur abandonnant le soin de traduire le reste. Excellent philologue lui-même, il se réserva ce Ci>urs. Afln de développer le talent oratoire, llfondades couis publics de déclamation. Enfln, pour entretenir le zèle des mallf es, il établit des conférences où devaient se discuter les intérêts de l'école et Les méthodes d'enseignement.
L'inauguration solennelle du gymnase de Strasbourg dans Tancien couvent des Dominicains eul lieu le 22 mars 1558. A Sturm, qui en fut nommé recteur, te Coiiseil adjoignit trois inspecteurs, qui furent Hedio, Jacques Bedrot et CTi. HerUn. L'etabiisseutent prospéra d'une manière merveilleuse.
La repu ationde Sturm, fondée sur l'excellence de sa méthode qui, à côté et même au-dessus de l'instruction, plaçait l'éducation morale et religieuse, ainsi que sur ses nombreux ouvrages classiques, tous remarquables par une
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tendance pratique, le bon goût, la pureté et la concision du style, y attira un grand nombre d'élèves. 11 devint si florissant qu'en 1 5t>6, TempereurMaximilien Térigea en académie. En 1574, Sturm comptait parmi ses auditeurs 50 princes ou comtes, et plus de 200 gentilshommes, avec un nombre proportionnéde bourgeois, parmi lesquels on remarquait deux neveux de Luther.
Aussi son nom élail-il connu de toute l'Europe, et de tous côtés, il recevait les marques les plus flatteuses d'estime, les plus touchantes preuves d'amitié. Charles-Quint l'anoblit en 1555^ Maiimilien lui conféra divers privilèges, Frédéric de Danemark, Edouard VI et Elisabeth d'Angleterre, l'empereur Ferdinand, plusieurs princes d'Allemagne, des évèques même le comblèrent de leurs faveurs. Erasme, Budé,i> Fpvred' Etaples y Ramusy Melanchlhon, Calrin, les cardinaux Bnmbo, Sadulet et d'autres prélats de l'église romaine entretenaient un commerce affectueux avec lui. Dégagé de tout esprit de secte et rendant hommage à la vertu ou au mérite partout où il les rencontrait^ Sturm complait,eneffet, des amis dans toutes les communions chrétiennes, et pourtant personne ne fut plus que lui zélé pour sa religion. Sa maison était ouverte à tous ceux qui souffraient pour la cause de l'Evangile; le titre de réfugié élail sacré pour lui, et plutôt que d'abandonner à leur infortune les innombrables victimes dts persécutions et des guerres religieuses, il sacrifia tout ce qu'il possédait, au point de tomber dans la misère. Après sa mort, un pasteur de Berne, son gendre, essaya \ainement de recouvrer une partie des sommes qu'il avait avancées au roi de Navarre et à Condé pour le bien des églisesde France. Les Synodes nitionaux de Vitré et d'Atais désavouèrent une dette sacrée sous prétexte que les titres produits n'obligeaient les églises à aucun remboursement.
Les panteurs de Strasbourg leur awaien t don né l'excm^i le de 1 ingratitude. Lié d'amitié avec Bucer et ses collè-
gues, et d'ailleurs étranger aux querelles théologiques, Sturm avait accepté la Confession tétrapolitaine ; plus tard, ses relations intimes avec Vermilli, Zanchi et d'autres théologiens calvi- Diiiites lui avaient inspiré une certaine prédilection pour la Confession helvétique et en même temps un goût pour la controverse qui le porta à apprendre l'hébreu à l'âge de 59 ans. Ce fut pourtant moins par esprit de polémique que parprincipe de tolérance qu'il pritavec vivacité le parti de Zanchi et des Réfugiés contre Marbach et ses collègues luthétiens, à qui il reprochait, en outre, de se mêler des affaires de l'académie plus qu'il ne leur appartenait.
La dispute s'échauffant, le Conseil imposa silence aux deux partis; mais, quelques années après,en 1578, laquerelle se ralluma plus vive que jamais au sujet de la Formule de concorde. La ville se divisa en deux camps. D'un côté étaient les pasteurs, qui, sans exception, avaient signé la Formule et qui soutenaient, contre toute raison, que la Confession tétrapolitaine avait été abolie en 1531 ; ils étaient soutenus dans le Conseil par Michel Lichtensteigerei JcuobdeMolsheim. De l'autre figuraient avec Sturm les conseillers Jfan de Hohenburg, Lorchery Henri- Jean de Mundolsheim^ Jean S( henkbe' cher, Paul Ho(hfelder,\es professeurs de l'académie qui avaient refusé de signer ladite Formule et prétendaient que la Télrapotilaine était toujours en vigueur. La lutte fut vive p ndant trois ans ; elle enfanta plus de quarante pamphlets remplis d'accusations réciproques, de personnalités blcshantes, des pla sauteries les plus triviales. EuQnle Conseil défendit, le 29 avr. 1581, à Sturm et à Pappui de rien écrire l'un contre l'autre. Le premier, qui a^ait sous presse une Eijistola anascevastica^ en Ût arrêter sur-le-champ l'impression; son adversaire déposa également la plume, mais la chaire continua à retentir d'anatbèmes contre les Calviuisles, et les théologiens de Tubingue, se mettant de U partie^ acca-
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blërent d'invectives Storm, qu'ils qtuh lisaient de gibier de potence. Poar répondre à ces brutales attaques, Sturm publiaane lettre apologétique, qui soaleva contre lui une nouvelle tempête.
Dans son Histoire de la Réforme en Alsace, M. Rôhrich raconte que les pasteurs strasbourgeols l'accusèrent immédiatement d'avoir enfreint la défense du Conseil, quoique celte défense ne s'étendit pas Jusqu'à des théologiens étrangers, et que, le jour même, 29 juin 1 58 1 , les magistrats le condamnèrent contre toute espèce de justice, sansmè* me l'avoir entendu. Siurm se plaignit, mais on répondit à ses plaintes en menaçant de le jeter en prison. Il se hàla donc de sortir de Strasbourg, où il ne rentra que sur l'ai^surance qui lui fat donnée par le Conseil des XV, qu'il n'avait rien à craindre. Cependant la haine de ses ennemis contloua à le poursuivre, et ils réussirent à le faire déposer, le 7 déc. 1581, du rectorat perpétuel de l'Académie.
Depuis longtemps Sturm était abreuvé de dégoûts par le dogmatisme élroil des Marbach et consorts. Leur intolérance fanatique l'avait forcé à rompre toute relation avec eux; depuis vingt ans. il s'abstenait même d'assister au prêche pour ne pas avoir l'air d'approuver leurs invectives.
Hais ce qui lechagrinait surtout, c'est qu'il voyait l'académie, qu'il chéris»
sait d'un amour paternel, décliner rapidement par la retraite des plus habiles professeurs et la désertion d'un grand nombre d'étudiants. Dans un Jour de découragement, il avait même donné sa démission, et il n'avait consenti à la retirer que sur les instances du Conseil. Il est donc évident que s'il appela à la Chambre de Spire de la sentence du 7 déc, ce fut uniquement de sa part une protestation contre un acte d'une souveraine iniquité. Les magistrats strasbourgeois s'attachèrent à traîner le procès en longueur jusqu'en 1587, que Sturm dut l'abandonner, faute d'argent pour le poursuivre.
Sturm, au reste, supporta avec di-
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gnité sa disgrâce. Il se retira dans sa maison de campagne à Northeim, oh il s'occupa de travaux littéraires, jusqu'à ce que la perte de la vue l'obligeât à y renoncer. Il mourut presque dans la misère, mais supportant son sort avec une fermeté stoïque,le 3 mars 1 589. Sa mort fit naître une foule d'épicèdes, qui furent recueillies et publiées par le professeur Glaser, sons ceiiire: Mânes Sfurmfam,Arg.,l590, in-8«. Il avait été marié trois fois. Sa seconde femme, Marguerite Wigand, lui avait donné un fils, Jban-Bbrnàrd, qui mourut jeune. En troisièmes noces, il épousa Elisabeth de HohenburÇf qui lui survécut.
Jean Sturm fut sans contredit nn des' premiers humanisteset un des plus habiles instituteurs de son temps. Ses admirateurs l'avaient surnommé le Cicéron, le Platon et l'Aristote de l'Allema» gne. Et ce ne fut pas seulement par son savoir et son éloquence qu'il se rendit recom manda ble, il fit preuve aussi de rares talents dans différentes missions dont il fut chargé, malgré lai, en France, en Angleterre, en Danemark, en Allemagne, missions dont il s'acquitta avec beaucoup d habileté; mais ni les services qu'il rendit à la cause protestante, ni ses vertus, ni l'éclat qu'il jetait sur l'académie de Strasbourg, rien ne put le garantir des coups du fanatisme, la plus farouche de toutes les passions.
Notice bibliographique.
I. Ctaudii Galeni Of)era, Basil.^ 15Si, in-fol. — Avec une Epitre dédlcatoire à Jean de Hangest, évêque de Noyon.
II. De litterarum ludis rectè apê" riendis, Arg., 1 538, in-4o ; réimp. plasieurs fois, notamment dans le T. I da recueil de Crenius : Varier, automm Consilia et studiorum methodi (Rolt., 1692, in-4«).— Excellent traité des è* tudes,qu'on peutencore lire avec fruit.
III. Dé amissd dicendi rationê et quomodo ea recuperanda sit lib. Il, Arg., 1538; 1543, in-4».