XXXVI. Der Rhein und Jérusalem
Eine Phantasie, Berlin, 1844, in-S», avec grav.
XXX VII. Demoslhenes und MassiU Ion, Ein Bnlrag znr Geschichle der Beredtsamkeity Berlin, 1845, ln-8».
XXX Vil l Der Sieg des Glaubens iiberdie Welt. Predigt, Berlin, 1846,
XXXIX. Tagebuch wàhrend einer UewetmSommcr 1845, Berl. ,1846,8».
XL. Die Verherrlichungder Menschr heit dure h C hristum, Berlin, ISÀGj 8».
Théreroin a traduit de l'espagnol de Cervantes : Des Persiles und der Sigismunde Drangsale , Berlin, 1808, jn-80, et de l'anglais de Byron : Die hebraische Gei^ànge, Berlin, 1823, in- 8<>. Peut-être est-ce àlui aussi que l'on doit la publication des poésies religieuses deCh. Schulz, qui ont paru à Berlin, 1836, in-8% sous le titre de Der Blindgeborne.
I. François-Claude Theremin, bijoutier, eut pour fils*: 1» Charles- Guillaume, qui suivit la carrière diplomatique et fut successivement consul-général de Prusse à Rio Janeiro, puis chargé d'afTaires de Hambourg. On a de lui : Saudades de Rio de Janeiro, Berlin, 1841, six feuilles lithogr. in-fol. Son fils, ChKpàs-Louis- GuiLLAUMB, remplit les fonctions de chanc4*lier du consulat prussien à Bucharest ; — 2o N., qui s'établit à Pétersboorg, et dont le fils aîné, Fran-
çois, était, il y a peu d'années^ général du génie an service russe.
n. Charles- Guillaume Theremin , d'abord secrétaire d'ambassade, puis chargé d'affaires de Prusse à Madrid, entra plus tard au service de la France r et fut successivement placé comme sous-préfet à Monaco et à Birkenfeld.
II remplissait les fonctions de consul général à Leipzig, à la chute de l'Empire. La Restauration l'envoya comme sous-préfet à Savenay ; mais il fut destitué dans les Cent-Jours. 11 mourut à Worms, laissant trois flis : Eugène, Charles et Alphonse, servant tous trois sous le drapeau français. On a de lui plusieurs ouvrages, dont voici la liste, d'après M. Qnérard :
I. Désintérêts des puissances continentales relativement à l'Angleterre, Paris, an lll, in-8«.
II. De la situation intérieure de la République française, Paris, 1796-97, in-80.
m. De la condition des femmes dans une république, 1 799, ln-8».
IV. De Vétat présent de l'Europe et de l'accord entre la légitimité et le système représentatif, Paris, 1 8 1 6, 8».
V. De la noblesse féodale et de la noblesse nationale, Paris, 1817, in-8®.
VI. Tableau de l'administration intérieure de la Grande-Bretagne (trad.
de l'allem. de Wincke), et Exposé de son système de contributions (trad. de Raumer), Paris, 1819, ln-8^
En outre, Theremin a fourni des articles à la Décade littéraire et philosophique (1794-1807, 54 vol. in-8'>); il a continué les annales du règne do George III par Aikin, trad. par Eyriès (1 820), et il a été un des annotateurs de la trad. des Considérations politiques sur l'état actuel de l'Allemagne par Fischer (1821).
THÉVENII^ (Jean), ministre de l'Evangile, natif du comté de Beaufort en Champagne. Thévenin était un homme doux et paisible, qui avait su, par l'améuité de son caractère, se faire bien venir de chacun. Il avait desservi, pendant quelque temps, one égli se dans
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le comté de Hontbéliard , avant d'être appelé comme pastear à Saint-Légersous-Margerie , où Renty avait établi un précbe. Obligé de fuir pour échapper aux massacres delà Saint- Barthélémy, il voulut retourner à Montbéliardy mais il fut enlevé en roule par le sieur de Rochebaron, qui courait la campagne pour piller ses anciens coreligionnaires fugitifs. Plus heureux que lui^ Claude de Fontaines, sieur de La Brosse^ et le ministre Séguier, ses compagnons de route, réussirent à s'échapper. Après avoir été retenu dans le château de Thors, pendant quelques Jours, qu'il passa au milieu de mortelles angoisses, Thévenin fut envoyé à Chaumont-en-Bassigny et mis entre les mains du juge royal, qui le traita avec humanité et unit, à la recommandation de Louise de Rochechouart, par loi rendre la liberté, en se fondant sur la déclaration royale du 28 août. Nous voudrions, pour l'honneur de notre nation , avoir à citer beaucoup de faits semblables.
THÉVENOT (Léonard), curé de Saint-3auvin, converti au protestan* tisme en 1601 (Arch, gén, Tt. 313) et le même, sans doute, que le pastear de ce nom qui , ayant été fait prisonnier par les Catholiques, obtint la liberté au prix d'une rançon de 200 livres payée par l'Assemblée de La Rochelle en 1622 [Fonds de B tienne ^ N» 225).Thévenot avait rempli les fonetions du ministère évangélique dans différentes églises de la Saintonge et desservait celle de Maillezais, lorsqu'il rentra dans le giron de l'Eglise romaine. Il ne se contenta pas de faire connaître, selon la coutume, les motifs de sa conversion dans une Lettre escrite aux ministres assemblez en leur sy node à Mozê, Vhr\6f 1 634, ln-8% ii publia contre les Protestants une violente diatribe sous ce titre : Nais» sance, qualités, mœurs et humeurs des hérétiques de ce temps, leurs ruses à séduire, les violences par lesquelles iU ont établi l'hérésie et les étranges dé" solah'ons qui s*en sont ensuivies^ Pa-
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ris, i 635, ln-8«, et par ses virulentes attaques, il Ht si bien oublier sa première apostasie que le clergé lui donna une pension de 600 livres.
THEYS (Pierre de), plus connu sous le nom du capitaine La Cochi , fut un des plus vaillants chefs protestants dans le Dauphiné. De Thou nous le peint comme « honio quam puslllo corpore tam ingcnti animo praeditus. »
Des Adrets, sous les ordres de qui il servit dans la première guerre civile, lui confia la défense du fort de La Buissière, d'où les Catholiques tentèrent vainement de le déloger, et, après la reprise de Grenoble, il le chargea du commandement de cette ville importante sous les ordres d'André Ponat, La Coche ne pouvait disposer que de deux cents soldats ; mais son courage et sa vigilance suppléèrent au nombre; ï\iron\àd*aL[\ienrsfïànsJacquesGaley8, premier consul , et dans Jean Aquin, commissaire des vivres, un concours aussi éclairé qu'énergique pendant toute la durée d'un siège qui fut repris trois fois. Les Catholiques se contentèrent d'abord de resserrer la place, comptant sur la disette pour la réduire; mais l'arrivée de Sénas et de Mouvans avec les habitants de Sisteron (Vby. Y, p. 254) rompit ce blocus. Après le départ des Proven^ux pour Lyon, les Catholiques reparurent sous les murs de Grenoble, que La Coche avait mis dans le meilleur état possible de défense, et ils livrèrent, le 24 oct., un assaut qui fut bravement repoussé. Cet échec les détermina à convertir de nouveau le siège en blocus. Bientét la misère fut extrême dans la ville. Pour cacher ses Justes inquiétudes à l'ennemi, La Coche fit proposer à Sassenage une espèce de tournoi, où cent hommes combattraient des deux cétés : la reddition de la place ou la levée du siège serait le prix de la viqtoire. Le chef catholique lui répondit que si les assiégés voulaient se battre. Ils se battissent contre leurs ventres, qui leur feraient bientét une plus cruelle guerre que lui. Tous les vivres étant consommés, il fallut enfin songer
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à capituler. Déjà les pourparlers s'étaient ouverts, lorsque Furmeyer arriva à la tète des Protestants de Gap [Voy, VllI, p. 568), et força les Catholiques à se retirer précipitamment, le 1 6 novembre.
La place était une seconde fois délivrée jcependaniréloigncmenlde l'ennemi n'y ramena pas l'abondance, parce que les garnisons des châteaux forts des environs, qui étaient tous au pouvoir des Catholiques, interceptaient les communications. Beaucoup d'habitants, pour échapper aux tou'rdaents de la faim, essayèrent de sortir de la ville; très-peu réussirent à tromper la vigilance de l'ennemi. Parmi ceux qui furent pris, on cite le pasteur Marin et le capitaine Baquet, qui furent tous deux noyés, le 22 fév. 15G5. Au milieu de la détresse générale, La Coche né se laissait pas abattre, et son exemple, secondé par les exhortations du pasteur Eynard Pxchail, du vibailli Guillaume Berger, du contrôleur ^nfoinc Pinar, des Ponat et de quelques autres, soutenait le courage des habitants. En même temps il déployait la plus grande vigilance afln de déjouer les complots des mécontents. Au retour d'une expédition contre le château de Lans (allas Lemps), ou il enleva le baron de Sassenage et sa famille, il découvrit une conspiration ourdie par le capitaine Genîon, enseigne de ^arcfone/jc/ie, pour ouvrir les portes de la ville aux Catholiques. Les conjurés furent punis du dernier supplice ; mais cette sévérité n'euld'aulre résultat qued'élolgner momentanément le danger. Dès le !<'' mars, llaugir4)n reparut sous les murs de Grenoble avec une armée de 8^000 hommes. Pendant trois Jours et trois nuits, les murs furent battus par l'artillerie, et la brèche faite, les Catholiques montèrent résolument à l'assaut. Trois fois de suite, ils revinrent à la charge, et trois fois, ils furent repoussés. Découragé par ces échecs et instruit de l'approche de Crussol (Voy. IV. p. 129), jHaugiron se hâta de décamper le jour même.
Dans la seconde guerre civile, La Coche essaya de surprendre Créhbble, mais son entreprise échoua. Plus heureux dans la troisième, il se saisft du Bourg-d'Oisans, dont il confia la gardé à ses lieutenants Villet et La Rivièrih Sainte- Marie; puis, à la télé du régiment qu'il avait levé, il se mit en devoir de rejoindre û* Acier; mais, arrivé sur les bords du Rhône, il trouva le fort Mouvans abandonné. Force lui fut de rebrousser chemjn. Au passage de l'Isère, en face de Domène, il fut attaqué à l'improviste par la garnison de Grenoble et mis en déroute. Ses soldats découragés se dispersèrent; ses lieutenants Villet (qui fut tué plus tard au siège de Poitiers) et Sainte-Marie abandonnèrent le Bourg-d'Oisans, et lulinéme fut obligé de se jeter en Suisse. H y rassembla un corps de troupes, dans l'intention d'aller grossir l'armée allemande, traversa le Lyonnais, la Franche-Comté, l'Alsace Jusqu'à Strasbourg, oïl sa troupe se recruta de quetqucs compagnies de Suisses et de la hanéeûiïCàpiiâineJacques de Chartres.
Prenant alors la route de la Lorraine ftfin d'opérer sa jonction avec le duc de Deux-Ponts, il s'avançajnsqu'à La Neuville ou Neubourg, on ii se trouva, te 22 nov. 1568, en présence de l'armée du duc d'Aumale. La disproportion des forces était énorme, le danger certain.
La Coche se dévoua an salut du jeune Clervant et de quelques autres gentilshommes quiTaccompagnaient. Pendant que ces seigneurs se frayaient un passage \ travers des attroupements de paysans animés par le fanatisme et l'amour du pillage^ il se chargea de tenfr tète à d'Aumale avec 150 soldais d'élite. Après un combat héroïque, il tomba, couvert de blessures, entre les mains de l'ennemi, ainsi que ses lieutenants Vassan et La Sauge, et fut coûdult à Melx, où, raconte d'Aubigné, il commençait à se guérir « quand on le mena promener hors de la ville pour te tuer. )) Il fut poignardé avec son enseigne Miihallon, le 5 Janv. 1569.
THIBAUT (Antoine- Frédéric-