‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 231 sur 241 · I. Disp, de Pfalburgeris, Arg., 1692, in · texte numérisé non relu

I. Disp, de Pfalburgeris, Arg., 1692, in

II. De Pfalburgeris , de Usburgeris et de GlevenburgeriSy 1698, in-i*.

III. CoUccianea juris publici dû' prompta ex actis et documentis publicis archivi Argenioratensis, Arg., 1702, in-40.

IV. Apparatus et instructus archi" vorum ex usu nostri temporis, Arg.,

V. Collecta ex archivi et cancellariœ jure, Arg., 1715, in-4«.

JOcher lui attribue aussi une dissert. De unciione regum, et Zusàtze zn Knipschilds Buch von den Reichs" Stàdien.

WIDMER (Samuel], chimiste trèsdistingué, ingénieux mécanicien et manufacturier fml)ile, naquit, en 1 767, à Otlimarsingen, dans le canton d'Argovie. Neveu à'Oberkampf il fut, à rage de 12 ans, appelé à Jouy par son oncle , qui voulut se charger de son éducation. Pcrsiiadé par sa propre expérience, qu'un bon ouvrier peut seul faire un bon chef d'atelier, le célèbre raanufacturiei* exigea que Widmer apprit, en méine temps que la gravure, l'art d'imprimer les étoffes et de les teindre, et ce fut seulement lorsqu'il eut acquis un certain degré d'habileté pratique, que, jugeant le moment venu d'y joindre la théorie, il lui fil étudier la physique et la chimie sous Charles et Berthollet. Tout le temps que lui laissaient ses études, le jeune ^Vidmer le consacrait à la mécanique, science qu'il aima toujours avec passion et dans laquelle il fit de grands progrès, sans autre guide que son génie. Dès 1787, Oberkampf crut pouvoir lui confier la direction de la fabrication.

L'année suivante, Widmer fit un voyage dans so.n pays natal, d'où il ramena son frère Philippe, et quatre ans plus tard, après la mort de ses pareuts, il

alla chercher ses quatre autres frères, dont Tatné était âgé de 1 7 ans et l'autre de 1 2 ans à peine.

A cette époque, son esprit était tout occupé de Texécution d'une machine propre à Imprimer avec des cylindres de cuivre gravés en taille-douce, dont il avait conçu l'idée. Il réussit à en construire un modèle que son oncle, frappé des avantages qu'elle présentait, fit exécuter plus tard en grand.

Cette heureuse invention, qui opéra une révolution dans l'impression des toiles peintes, en accélérant le travail et en abaissant le prix de la main^ d'oeuvre, fut suivie, en 1 800 « d'une autre qui la compléta. Nous parlonsde la machine à graver les cylindres en cuivre, que l'industrie doit aux efforts persévérants de Widmer, et, en 1801, l'habile mécanicien en imagina une troisième pourla gravure des planches de cuivre.

Une découverte non moins précieuse, qu'il fil en 1809, fut celle de l'emploi de la vapeur pour chauffer lescuvps, procédé qui facilite l'opération de ia teinture, tout en économisant lecombnstible. Il ne fut pas moins heureux dans la découverte du vert solide d'une seule application, espèce de couleur que les cbimisles anglais cherchaient vainement depuis de longues années, . malgré l'appât d'un prix de 50,000 francs offert par la Société royale de Londres.

En 1810, Widmer fit un voyage en Angleterre, d'où il rapporta la machine à ouvrir le coton, qui fut introduite d'abord dans les ateliers de Chantemerle, en 1813, et qui s'est répandue de là dans toute la France.

Ces découvertes et d'autres moins importantes, qui tournèrent toutes au profit de Tindustrie nationale, lui méritèrent, en 1 820, la croix de la Légion d'honneur. Depuis 17 98, il était membre correspondant de la Société d'agriculture de Seine-et-Oise. L'excès du travail altéra gravement sa santé; il finit par tomber dans une noire mélancolie, qui le couduiBit au suicide, le

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