XLIV. De légitima testamenti ordi' nationey
VVILD (j£ÀN«ULRic) , né à Strasbourg^ le 30 déc. 1641^ fit ses éludes à Leipzig^ oii il prit le grade de mattre-ès-arts en 1664. Attaché à Tuniversité,en 1666^ comme professeur adjoint de philosophie^ il quitta cette place> Tannée suivante, pour retourner dans sa ville natale , où on lui offrait la chaire de Téglise de Saint-Pierre et la direction du séminaire de Saint-Guillaume. Il devint plus tard prédicateur de la Cour et surintendant des églises du comté de Veldenz^ puis surintendant à Esslingen. Jôcber lui attribue : I.
Diss, V. quod aliquid scitur ; — II.
De disputatione xax' 4v6p<i>7cov; — III. Meletema philosophie, de animarum separatarum statu; — IV. Diss» de patrimonio Pétri ; — V. Ecclesia œthiopica; — VI. i)c œnigmate Samso' nis ex Judic, JlIV, 14; — VII. De lue animarum bahmisticâ; — VIII. Consideratio lociadEphes, IV, 10; — IX.
Salve Eslingense et vale Veldentinum.
Une famille protestante , du même nom , originaire de Groningue> s'établit, vers le milieu du xvi« siècle , à Monlhéliard^ ohRansWild, secrétaire du duc Christophe, fut reçu bourgeois, le 4 août 1554. Sa postérité existe encore dans cette ville.
WITTER (Jbàn-Jacob), professeur de logique et de métaphysique à Strasbourg, chanoine de Saint-Thomas, Inspecteur du séminaire de Saint -Guillaume, mort le 16 sept. 1747, à Tàge de 53 ans, avec la réputation d'un savant versé dans les langues orientales^ la littérature latine et l'histoire littéraire. II a laissé, dit JOcher, plusieurs
dissertations, une, entre autres. De Ubertate, où il accorde une espèce de liberté aux bêles.
WITZ (Jbà!<), en latin SàPidus, poëte latin, né à Schélestadt en 1490, et mort à Strasbourg, le 8 Juin 1560, ou, selon d'autres, en 1 561 . Neveu du célèbre Wlmpheling , Sapidus commença ses études dans sa ville natale et alla les terminer à Pans sous Le Fèvre-d'Etaples. Beatus Rhenanus, son compatriote, lui servit de répétiteur.
A son retour à Schélestadt, en 1509, Il accepta la place de maître d'école que la retraite d'Oswald Bâr avait laissée vacante, et la réforme qu'il introduisit, en subsistant dans ses leçons les auteurs classiques aux écrivains barbares du moyen âge, lui amena un grand nombre d'élèves. Malgré ses succès, une position aussi modeste ne pouvait satisfaire l'ambition d'un homme qui sentait son mérite; aussi se plaignaitil souventà Erasme son ami de son sort a tragique et déplorable. » Le philosophe de Rotterdam cherchait à relever son courage, en glorifiant les fonctions de maître d'école : « Ludi literarii magistrum esse, lui disait-il, proximnm regno munus est. An tu putas sordidam essefunctionem, primam iliamstatem tuorum civium optimis literisetCbristo slatim imbuere, eosque probes et intcgros viros patria; tuœ reddere?»
CependantSapidusn'enétait pas moins malheureux ; aussi dut-il recevoir sans regret la destitution dont le magistrat de Schélestadt le frapj^a, comme luthérien, après la défaite des Paysans à Scherwilier. Il s'empressa de renoncer à ses droits de cité, le 30 oct. 1520 , et se retira à Strasbourg avec sa famille. Les Strasbourgeois , qui connaissaient sa piété, son intégrité et son savoir , lui accordèrent les droits de bourgeoisie et lui donnèrent dans leur gymnase une chaire qu'il occupa Jusqu'à sa mort.
M. Dorlan, avocat à Schélestadt, qui travailleàunehi8toirelittérai''ed'Alsace, a eu l'obligeance de nous envoyer, par l'intermédiaire de M. le président
WIT