‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 29 sur 241 · XVI. De rosé, Arg., 1670, ln · texte numérisé non relu

XVI. De rosé, Arg., 1670, ln

XVII. De absces&u intemo insignis magnitudinis cum hydnjpisi et aUis notalu digniSy Arg., 1671, in-4o.

11. Né en 1612, Ralthasar-Frédéric Saltzmann étudia la théologie et se flt recevoir licencié. Admis au ministère en 1642, il devint, en 1658, pasteur de la Cathédrale. Ce fut pendant son pastoral que Strasbourg passa sons la domination de Louis XIV, qui enleva la cathédrale au culte protestant et la rendit aux Catholiques. Devenu, par cet acte du bon plaisir royal, pasteur de l'église du Temple-Neuf, Sailimanncontinuaà y exercer ses fonctions Jusqu'en 1695, que son grand âge le força à donner sa di^misslon 11 moU! ut

SAL

dAL

fai^bée suivante^ après 54 ans de miûlstère, laissant la réputation d an bon

S'édicatenr. On n'a de lui qu'un seron^publiésous ce titre : JUdische Bruderschaft Uber Ps. CXXII, 8-9, hey der Taufe eines Juden, SXr^^h., 1661, ln-4<>. Son flis, nommé aussi Bàltha- 8AR-Fa£d£ric, naquit à Strasbourg le 16 oct. 1644, et suivit, cemme son père, la carrière ecclésiastique. Il fit ses études à Strasbourg, à Leipzig et à Wntenberg. Après avoir prêché, pendant plusieurs années, dans sa ville natale, sans être spécialement attaché à aucune église , il Tut nommé diacre au Temple-Neuf, et prit le grade de docteur en théologie. Il mourut le 16déc.

1703. Les seuls ouvragesque nousconnaissions de lui, sont deux dissertations, Tune De script ionis antiquœ varietate, imp. à Leipzig, 1667, in-4% et l'autre De scHptione hieroglyphicd Mgyptiorum et Sinensium,

Il est trcs-vraisemblable que l'habile chirurgien Jean Saltzmann était son flls; ce qui est certain, c'est qu'il avait pour père un ecclésiastique docteur en théologie, et la date de sa naissance, SO ou 29 juin 1679, appuienolre supposition. Quoi qu'il en soit, JeanSallzmannétaltstrasbourgeois. Sa vie, comme celle de la plupart des savants,n'offre pas d'incidents bien remarquables.

Après avoir terminé ses études à la Faculté de médecine de Strasbourg, il vint à Paris suivre les leçons del'anatomiste Du Verney^ du chimisie Lémery, du botaniste Tournerort^ du mathématicien Varignon, du médecin Andry; puis il alla visiter les universités de Bàle et de Leipzig, d'où il se rendit à Halle, attiré par la réputation de Slahl. A son retour à Strasbourg, il prit, en 1706, le bonnet de docteur.

Deux ans après il fut nomméà lachai-

re d'anatomie et de chirurgie. Il fut le premier qui enseigna à la Faculté de médecine de Strasbourg cette dernière branche do la scicpce médicale. A sa mort, arrivée au mois d'avril 1758, et

non en 1754, comme le dit Eloy. il était doyen de la Faculté do médecine,

doyen dn chapitre de Saint-Thomas, conservateur de la Bibliothèque, idem* bre de l'Académie des Curieux de la nature, correspondant de la Société royale de Berlin. Les nombreuses dissertations académiques qu'il a laissées annoncent un habile chirurgien et un bon observateur. En voici les titres :

Page 1