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légas de la noblesse contre les empiétements des ministres^ qui avaient osé tospendre de la Cène plus de 60 gentilshommeSy par l'uniqae raison qu'ils avaient assisté à l'assemblée du Pontde-Lunel^ et de demander au roi le ré* tablissement de Bertichères dans son gouvernement d'Aigues-Mortes ( Vuy.
lily p. 423). François Sandres^qui testa en 1616^ ne vivait plus^ selon toute apparence^ en 1 62 1 . On peut donc admettre que c'est son fils Louis qui commandait^ en 1 621^ dans Lnnei.Roliany qni le soupçonnait d'intelligence avec Châtillon, lui flt prêter serment de fidélité à la Cause ; mais ses soupçons devaient être mal fondés, puisque Sandres le servit avec fidélité Jusqu'en 1628 (Foy. vni, p. 491). Rien ne nous apprend si, après la conclusion de la paix, Louis de Sandres fut employé dans les armées du roi. Le 29 janv.
1641, il fut nommé mestre-de-camp d'un régiment d'infanterie. De son mariage avec Jeanne Folquiety qu'il épousa en 1627, vint Frakçois, sieur de Saint-Just, marié, en 1665, avec Dorothée Sofoset père de François, sieur de Saint- Just. — Nous ne pensons pas qu'on puisse rattaciier à celle famille, un Saint^ust , qui commandait , en 1625, dans nie d'Oléron et qui l'évaena, sans tirer Tépée^ à l'approche des troupes du roi.
SANTERHE (Pierue), musicien • huguenot originaire du Poitou, ne nous est connu que par l'essai qu'il fil, à l'exemple de Bourgeois et de Goudimel, de mettre en musique à 4 parties les Psaumes de David traduits par Marot et Théodore de Bèze. Son IravaM a élé
qnlère, Jean it Ferri«r,sieard'Anlremans,P(it- €qI ie Salell-t, sieur de Salelieif David Faucil» (on, tieur de FoDlaniHe, Antoine Fauquier, Abdiaa de D«/fbrf,tiearde Roqi:e-Ncgre, Daniel de Là Faugi^re, Jean hnard. Y furent représentéi
5ir procnreurs, Jean Dyral (?), siear de Brasii , aplitU Ditard, sieur de Caslancl, Charlet de Môlht (?), sieur de Brins, Pif rre Chambon^ sieur él'Albespeyres, Jean de Verdelhan^ sieur des yoamiels, Ouillaume d'Amalrie^ sieur de Mas- •Ulargues. Les sieurs de Saint'Pon$f de La Gar» da^iDu Poux écri Tirent pour adtiêrer aui réso- IvtlOBf 4t ruatinblM.
publié, après sa mort, par Mco^o^Logerois qui, dans une Préface au lecteur, nous apprend que Santerre était « en son lemps l'un des premiers en son art, » et que sa musique « est appropriée sur le chant usité aux églises; ayant un chant grave, accommodé aux saincts propos. » En voici le titre : Les CLpscUmesde David, nus en musique à quatre parties; plus lepsalme CXIX diversifié de musique selon la lettre alphabétique, Poitiers, N. Logerote, 1567, in-40 oblong. Avec privilège du roy pour cinq ans.
SAPORTA (ANTOINE de), fils de Louis de Saporta, d'une famille originaire d'Espagne, maisétablie en France depuis le règne de Charles Vlil,naquit dans les premières années du xvi» siècle. Reçu docteur en médecine en 1 K3 1 , il fut attaché à la cour de Marguerite de iV(n;arr6, où il puisa des sentiments favorables à la Réforme. Appelé comme professeur à Montpellier, en 1540, il devint, en 1551, doyen de la Faculté de médecine, et en 1 566, chancelier de l'université. 11 mourut en 1575, ne laissant, à ce qu'il parait, qu'un fils de son union avec Isabelle de Labia. Longtemps après sa mort, Henri Gras, médecin de Lyon, publia le seul ouvrage qu'on connaisse de lui, sous ce titre : Idb, V detumoribus prœter naturam, Lugd., 1624, in-12. On trouve à la suite un traité fort méthodique De lue venereâ, composé par son fils. Ce fils, qui se nommait Jean, et qu'il ne faut pas confondre avec son contemporain le jurisconsulte Jean de Saporta, auteur d'un Tract, decoUationibuSfimii.
dans le T. VUI du Tractalus Tracfatuum, et d'un Compendium de mord, que l'on trouve à la suite du Commenlarius de morà de Dom. Arumœus (lena?, 1608, in-12), fut médecin comme son père. U naquit à Montpellier, oh il flt ses études. Promu au doctorat en 1572, professeur de médecine en 1577, vice-chancelier en 1603, il mourut en 1605. Sa femme, Marguerite d'Amalric, qu'il avait épousée en 1600, l'avait rendu père d'ETixNifide
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Saporta, dont le mariage avec Fran* çoise de Gevaudan fut célébré dans le temple protestant deNismes^en 1625.
Selon Artereuil, Etienne de Saporta fut président à la cour des aides de Montpellier et mourut de mort subite à la suite de la Cour^ où il avait été mandé. Le même écrivain ajoute qu'il abjura. Si cette assertion est exacte^ on doit admettre que son lils François* Abel professa la religion romaine ; mais dans ce cas^ de qui donc était 011e une demoiselle de SaportOy de Nismes^ qui obtint, le 18 oct. 1686, une gratification de 1 500 livres comme nouvelle convertie? (Àrch. gén, Tt. 252). Nous ne voyons non plus aucun moyen de rattacher à cette généalogie Edouard Saporta de Montpellier, qui alla faire ses études à Genève en 1 635.
SARR ABAT, famille d'artistes qoi reconnaissait pour chef, au commencement du xvii« siècle, Jean Sarrabat, horloger à Tours. Nous connaissons deux de ses enfants : Catherine, qui épousa, en mars 1634, le célèbre graveuren taille douce Abraham Bosse (i), et CHARLES,qui suivit la profession de son père et vint s'établir à Paris, ou il fut nommé horloger du roi. En déc.
i 646, il épousa Susanne Thuret, fille é'haacThuret, marchand à Senlis, et de Madelaine Rimère, et en eut plusieurs enfants : l« Jean, né le 15 mal 1649; — 2» Charlotte, bapt. le 17 juin 1655; — 50 Jacques, né le 28 mars 1G58; — 4» Charles^ bapt. le 26 août 1 663 ; — 5» DANIEL , peintre^ bapt. le to oct. 1666. Il alla s'éta* blir à Lyon, et, au rapport de Robert Dumesnil, il embellit de ses ouvrages un grand nombre d'édifices de cette ville; il y mourut en 1747. C'est sans doute de lui que descendait le jésuite Nicolas Sarrabat, qui s'est fait on nom dans les sciences physiques ; -* 6« JSAAC(2), baptisé le 12 déc. 1669^
(I) Nous lai doaneroni un article dans noir* Sapplément.
(S) Selon Robert Damesnil, il serait né au Andelys, ce qni n*eil guère TraiMmblable. Toof l«f biotrapbèi ■• loiu trompés tnr It date de n
dont nous allons nous occuper {Reg, de Charenton).
Isaac Sarrabat s'adonna à la gravure et se fit avantageusement connaître dans les arts comme dessinateur et graveur à la manière noire. Parmi ses portraits, la plupart in-fol., on cite : !• Jacques-Bénigne Bossue t , évéque dd Meaux; — 2« Pierre Du Cambouty cardinal de Coislin; — 3» Jean-Hervé Basan-de-Flamenville, évéque de Perpl- • gnan, 1 701 ; — 4« Gaston- Jean-Ba^ tisteChoiseul, marq. de Praslin, 1 695; tous quatre d'après Hyacinthe Rigaud :
on connaît quatre états de cette derni^ re planche; dans l'une, la tète de M. de Cboiseul a été remplacée par celle da grand dauphin, fils de Louis XIV, 1 700;
— 5« Alexandre Soudan, imprimear du roi pour les tailles douces, d'après Claude Lefebure ; — 6» Antoine Coy^ pely peintre, d'après T. Netscher; — 7« Etienne Gonirel, graveur au burin, d'aprèsN.deLargillicre;— 8ojl/»«^/aficheauy tenant une palette et des pinceaux, d'après Santerre ; — 9» Loui$ Phelyppeaux-dc-Pontchartrainy chancelier de France, d'après Cavin; — 1 0»
Reinond^ avocat en parlement, d'après Langlois; — il» Pierre de La Roche, mousquetaire du roi, d'après R. Tournière ; on ^oit le portrait du peintre représenté dans son atelier; — 1 2° Elisù" beth de Jésus, religieuse carmélite, d'ih près Herluyson; — iZ'* Philippe K, rot d'Espagne; — 1 À^François d'Harcourt, marquis de Beuvron ; — ! 5<» François Rabelais ; — 1 6« Heraclite, d'après Michel Corneille.
Parmi ses gravures de tableaux de genre ou d'histoire^ on cite : l« La Ré* surrection, d'après Antoine Coypcl;— 2» La Vierge et l'enfant Jésus ; — 3» La Nativité; — 4» Sainte^CécilCy ces deux derniers d'après Herluyson; — 5» Le Bénédicité, d'après Ch. Le Brun;
— 6» Capucin confessant un prison»
nier; — T> Capucin confessant une prisonnière;^ S* Fumeurs et buveurs à une fenêtre ;— 9» Le médecin aux iir i-
naisfance, les ont le font natlre en 1680, d'antrea en ieS8.
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nw,*— 10« Le Buveur i ces cinq derniers d'après N. V. Haerien ; — 1 J » La déclaration d'am(mr, d'après Teniers; — \2^ Le médecin de village, d'après H. Kerck : — J 3» La cuisinière hollandaise, d'après Gérard Dow ; — 14» Les châteaux et capucins de cartes, d'après Christophe ;— 1 5» Pan et Syrinx, d'après C. Gillot.
SARRASIN ou Sarasin, nom d'ane famille réfagiée à Genève^ où elle a occupé de grands emplois.
Le premier de celte famille qui embrassa les opinions nouvelles fut Philibert, né à Saint-Aubin dans le Charolais. Ce fut à Paris, pendant le temps de ses études, qu'il prit goût aux doctrines de la Réforme. Quoiqu'il n'en fit pas encore ouvertement profession^ il n'osa retourner dans sa famille; mais comptant sur ses talents pour vivre, il 86 rendu dans le Midi et ouvrit à Agen une école où le fils atné de Jules-César Scaliger reçut sa première instruction.
S'il faut en croire Leu , il avait commencé par professer la philosophie à Perplgnan^etce fut versce même temps qu'il prit le grade de docteur en médecine. Quoi qu'il en soit, les écrivains protestants nous le peig eut comme un homme docte , vertueux et craignant Dieu. Son penchant pour la Reforme rayant exposé à des dangers, il quitta Agen et alla s'établir à L>on, où il exerça son art avec tant de succès qu'on le nomma médecin de l 'Hôtel-Dieu; mais n ne garda pas longtemps cette place.
Sa conscience lui reprochant de dissimuler ses sentiments, il résolut de se retirer à Genève, comme il le fit en effet en 1 550. Reçu bourgeois en 1 555, Il entra, en 1563, dans le conseil des ce, et mourut le 5 mai 1573. 11 avait épousé, en 1543, Louise deGenin, tille de Pierre de Genin, sieur de Piegros, dont il eut, entre autres enfants : i* Jban-aktoinb, qui suit; — 2» Théophile, sieur de Saleneuve , secrétaire du prince de Condé, conseiller et maître des requêtes à la cour des comptes de Montpellier qui se maria avec i/orit Henry, de Lyon, et en eut Pmuppi,
tué par accident à Genève, en 1613; <— 3» Louise, née à Lyon en 1 551 , et célèbre par l'étonnante précocité de son esprit. A l'âge de huit ans, elle savait le latin, le grec et Thebreu. Elle mourut en 1622, laissant la réputation d'une femme non moins distinguée par ses connaissances en médecine que par ses talents littéraires. Elle avait été mariée trois fois, la 1 '« af ec le conseiller d'Etat David Larchevéque ; la 2« avec Etenne Le Duchaty médecin réfugié à Genève, à qui elle donna quatre enfants, et la 3« avec le médecin Marc Offredi. On raconte que ce dernier étant devenu aveugle, elle loi lisait, pour le distraire , les médecins grecs et latins dans le texte original ; — 4* Jean, qui fit souche; — 5« Jeanne, filleule de Calvin.
Branche aînée.
Né à Lyon, le 25 avril 1547, Jean* Antoine Sarrasin suivit son père à Genève, où il fit ses études en médecine. 11 rendit d'importants services pendant la peste qui ravagea à plusieurs reprises sa patrie adoptive. Par reconnaissance, ses concito>ens le firent entrer, en 1 574, dans le CC, et dix ans plu^ tard, on loi donna la chaire de médecine. Il avait pris, en 1573, le grade de docteur à Tuniversité de Montpellier. Henri IV, qui connaissait son mérite, le fit agréger au corps des médecins de Paris. Jean-Antoine Sarrasin mourut, le 29 nov. 1598, à L>on, où il était allé s'établir de nouveau. On a de lui :
L De peste commentarius , Gen., 1571, in-8o; Lugd., 1589 in-8o.
11. Dioscortdis de materiâ medicâ Ub. V et de venenis Ub. II latine versi, Francof., 1598, in- 8».
m. Dioscoridis Opéra, grœcè et latine, cumscholiis,¥ràïico{., 1598, infol., selon Iselin; Gen., 1598, in-fol., selon Lou. — Edition estimée encore aujourd'hui.
Jean-Antoine Sarrasin avait été marié deux {ois: aseoMarieTruchet, fille étJhanTruokst^rlffeoïïmMB^Troym
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en Champagne (i), puis, en 1590, ar \ec Lucrèce Biandrala, de Saluées. U laissa huit enfants de ses deux mariages, ?a\oir : l» Jean, qui suilj — 2»
Philibjsrt, qui fonda un nouveau rameau ; — 30 Françoise, femme de Je(m de Sève; — 4» Catherine, épouse dn conseiller Louis Trembley ; — 50 do- ROiHtE, aiiiée à Benoit Caille^ sieur deCompoix ;—6<> Jacques, né en 1 594, médecin et conseiller du roi LouisXlIl.
Chargé d'affaires de la n^publique auprès de la cour de France, i I rend it d'importants services à sa patrie, notamment en 1 650, lorsque lévèquo d'Annecy éleva des prétentions sur les revenus ecclésiastiques de la partie du pays de Gex qui appartenait à Genève; il épousa, en 1 67»», Claude Fèvre veuve de Claude H* udeiot, de Langres {Reg, de Charent.), et mourut à Paris sans postérité, en 1 663 ; — T> Samuel, sur qui nous aurons à revenir; — 8<> Gabriel, qui laissa trois fllles et deux Ois de son mariage avec Elisabeth Hur^ taud. Le cadet épousa Renée Lect el en eut 6arth£lrmt. L'atné, nommé Louis, n'eut que des fllles de son union (1669) avec Judith Chouet.
l. Jean Sarrasin, né le l2oct. 1574, s'appliqua à rétude du droit et prit le grade de docteur. Il venait à peine d'atteindre sa 25« année lorsqu'il entra dans le Giand-Conseil, et fut nommé auditeur. Secrétaire d'Etat en 1 603^ U devint membre du Petit-Conseil en 1604, et s> ndic Tannée suivante, place qu'il remplit de nouveau quatre fois dans l'espace de moins de vingt ans.
Premier s)ndic en 1626 et en 1630^ lieutenant et président du tribunal à plusieurs reprises, il remplit ces dififérents emplois de la manière la plus honorable ; cependant c'est surtout comme négociateur qu'il a bien mérité de la république. Il réussit dans presque toutes les missions dont il fut chargé tant auprès du duc de Savoie el du roi de Erance qu'auprès des Cantons évangé^ Uques et de quelques princes prêtes^
(1) /m» Tntekei^ tetreça bwvfioii ^Quil^ t« !• 15 «oAi 1590.
lants d'Allemagne. Ses concitoyens estaient convaincus de ses talents et y avalent recours dans toutes les circonstances importantes. Lorsqu'on vonln^ répondre à Marc-Antoine de Buttet, qui avait soutenu, dans un pamphlet InUk tulé Le cavalier de Savoye, les préten!> tiens des ducs de Savoie, sur Genève, c'est sur lui que le Conseil Jeta ton^ d'abord les ) eux. Laréponse,qu'il coniposa avec le concours de Michel Roset^ a été publiée sous ce titre : Le citadin de Genève y ou Réponse au cavalier dh Savoye, Paris, 1606, in-8o. Sarrasin s'y montre un politique habile, il réfute avec force de Buttet ; mais la bonrsouflure de son style et les injures qn'U prodigue à son adversaire rappelleni trop le mauvais goût du temps. Gomme récompense de son labeur, le Conseil lui donna cent ducatons sous ù condition qu'il ferait aussi une répons^ à un autre pamphlet, l'Aristocratie gé* nevoise.Mais il se récria sur la modicité de ces honoraires pour un travail «qu'il avoit composéavec grande peine et veille continuelle», et leConseil supprima la clause adstrictive. Si leConsell se montra peu généreux, le Consistoire usa d'une rigidité, d'une dureté remarquable envers un cito>en qui avait rendu tant de services. Averti que Sarrasin avait fait les Hois chez un de ses amls^ il le cita à comparaître, et sur son refus, il l'excommunia « comme désobéissant à sa mère et église. » C'était abuser étrangement d'une peine que la primitive Eglise se gardait de prodiguer et que les ap6tres réservaient pour les cas les plus graves. Le scandale fat grand. LeConsell exempta Sarrasin et son coaccusé Rilliet « de la citation et excommunication comme faites contre les textes exprès des Ordonnances. 9 Les ministres s'entêtèrent et en appelèrent au Grand Conseil, qui leur ordonna a d'être plus retenus en la def^ fense de la sainte Cène. » Ils durent donc flnir par où ils auraient dû commencer. Sarrasin consentit à paraître devant une commission do consistoire qui leva l'exeommonicatlon après l'a-
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voir exhorté à donner l'exemple da respect pour les ordonnances ecclésiastiques. Outre Tonvrage que nous venons de ciler^ Jean Sarrasin a publié dans les Miscell. Tigur. (T. II), un Discours d'un bon patriote sur l'établissement d'un Conseil commun et plus étroit entre les Cantons évangéliques de SuiS" se et leurs alliés. On lui doit encore : Oratio funebris pro Joh. Franc. Mer* millod, ecclesiasle genevensiac philoiophiœ prof essore y 1627^ in-40^ ainsi que VEpitre dédicatoire, mise en tête des Oraliones Libanii, publ. à Genève, 1631, in-40, pàvJacq, Godefroy, avec qui il édita les œuvres de Jacques Lect. Jean Sarrasin mournt^comblé d'honneurs, le 30 m<irs 1632. Sa première femme, Marie Thezé, de Lyon (l), qu'il avait épousée en I600, ne lui donna qu'un dis, nommé Jeàn-Antoine.
Il se remaria, en 1609, avec Anne BittOf dont il eut dix enfants. Cinq moururent sans postérité. Les autres furent : Jean, médecin du ducdeLongueviUe, Marie, femme de Robert Trembley ; andrienke, mariée à Jac* ques Crespin ; MARGCERrrE, épouse d'Alexandre Plan, et César, qui fonda on nouveau rameau. Né le 28 avril 1602, Jean- Antoine Sarrasin entra dans le CC en 1 626, devint conseiller en 1643, syndic en 1650 et mourut le 13 avril 1657. Marie Vimar, fille de Pierre Vimar, sieur d'Avayé, et de Dorothée de Macet, qu'il épousa à Lyon, en 1629, le rendit père d'une fille, EsTHER, et de deux fils. L'alné, nommé Jean, du CC en 1 660, conseiller d'Etat en 1672, et syndic en 1675, épousa, en 167l, Elisabeth Hertner, sœur du ministre de Lyon, dont il n'eut pas d'enfants. Le cadet, Jacob, né en 1 64 1 , suivit la carrière ecclésiastique. n desservit d'abord une église du Daupbiné ; mais il retourna plus tard à Genève, où il fut nommé ministre de la ville, en 1672, et recteur de l'académie, en 1677. Il mourut en 1704, après avoir été marié deux fois, eu pre-
(i) Dès 1556, LoKM Thezé, de Lyon, aTaitobà GesèTe Im droits de boorgeoUle.
mlèresnoces hyecAnne-CatherineGallatin, qui ne lui donna qu'une fille, Louise; en secondes,avecC/Mir/o/tf ^agucret, dont 11 eut encore Anwe- Jean- ANToniE et Marie -Elisabeth. Cette dernière devint la femme d'Ez^chiel Gailatln. Son frère épousa, en 1708, Françoise Le Fort, qui le rendit père d'une fille morte à Paris en 1 723 (£(at civil de Paris. Cimet. des Poules, N»
94), et de trois fils, Alexandre, Jacques-Ai<ïDRfi et JEAIV.
Pour compléter ce que nous avons k dire sur ce rameau, il nous reste à parler de César Sarrasin et de ses descendants. M le 29 avril 1619^ il se maria, en 1651, à Lyon, 011 il s'était établi comme marchand drapier, et mourut, le 17 nov. 1688, à Genève, oîi il s'était retiré à la révocation. Sa femme s'appelait Anne Favin. Il en eut : P Akne, qui épousa à Lyon, en 1674, Claude de Langes, avocat au parlement de Grenoble ; — 2» Cler- MONDE, dont le mariage avec MarcPérachon fut célébré à Lyon en 1 675 ; — 3« Jean, né en 1655. Il fit ses études en théologie à l'académie de Saumur, où il soutint, en 1679, une thèse De analogie fidei qui fut imp. à Saumur, et au sujet de laquelle son professeur, Etienne de Brais, fut poursuivi en justice, parce qu'il n'avait pas ajouté à son titre de professeur ces mots : de la R. p. R. {Arch. Tt. 239). Ministre de l'église de Lyonen 1 682, il se réfugia à Genève avec son père. Le 1 3 mai 1 704, le Conseil le fit admettre dans la Vénérable Compagnie des pasteurs, avec rang de pasteur de la ville, « vu son rare mérite et les services qu'il avoit rendus par ses prédications, consolations et charités extraordinaires,» mais 11 refusa cette faveur, pour raison de santé. Il monrut en 1 727, ayant été marié deux fois, la première avec Ar^ ne Couvreu, de Lyon, qui ne lut donna pas d'enfants, la seconde avec Lucrèce d'Orgeoise-de-Montferrier, ^oni 11 eut deux filles : Anne, femme d'André Gallatin,et OLTSPB,épousede Jean- LoaisConvrea deDecbersberg,natif de
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Vevay.— 4» Françoise^ femme de Jac« ques Buisson;— 5« Vincent, qui continua la descendance; —60 CfiSÀR/lué à Hcmmingen, en 1705; — 7<» Elisabeth, mariée à Gabriel Humbert ; -— 8» Marguerite, femme de Jean-Dch niel Perdriau.
Vincent Sarrasin^néen l659etmort à Lyon en 1710, laissa trois enfanté de son union avec Christine Humbert, deux filles : Anne-Marie et Marianne^ et un fils, nommé Jean. Ce fils, né le 13 déc. 1693, se consacraà la carrière pastorale. En 171 2, ilsoutint une thèse De Dei erga komineshenignitatey Gen.^ 1712, in-4«. En 1726, il devint ministre de la ville, et pendant trentequatre ans, il s'acquitta honorablement de ses fonctions. Il mourut le !•' mars 1760. Sa femme, Susanne Mliet, qu'il épousa en 1719, lui donna trois enfants, dont une fille, nommée Marianne. Son fils cadet, Alexandre, étudia la théologie. En 1 759, il fut élu de la Vénérable Compagnie, «en considération des bons et utiles services de son père, » mais il ne fut pourvu d'une place que quelques années plus tard.
Il mourulen 1807, laissantdeux filles, KENtE et Marianne, de son mariage avec Renée-Susanne Bordier. Quant au fils atné , nommé Jean, il fut élu conseiller en 1767, syndic en 1773, et mourut en 1798» ayant eu de Jeanne-Marie Liotard, sa femme, deux enfants, savoir Jean, capitaine au service de Prusse, puis, en 1814, conseiller de la république de Genève, et Marunne-Alexandrine, Cemme de Jaeob Lamoral-Dupan.
11. Second fils de Jean-Antoine Sarrasin, et né le 8 mai 1577, Philibert Sarrasin, docteur en médecine, membre du Grand Conseil de Genève, en 1600, vint plus tard en France, et obtint le titre de conseiller et médecin ordinaire du roi. Iselln affirme qu'il professa aussi la médecine à Lyon. 11 a publié