BARET
BARGETOX
lomon, le cadet des trois frères, fut nommé, en 1704, lieutenant-colonel du régiment de Varennes. Il se maria avec Elisabeth Le Blanc, sœur de Susanne, (Voy. Le Blanc et Marconnay). Des trois filles, l'une, Armoise, épousa le sieur de Durand; la seconde, Jeanne, le sieur de Marcous, et la troisième, Marguerite, le sieur de Cabanieulles.
BARETTE, capitaine tué à Jarnac,
BAREUIL (de), gentilhomme réfugié du Languedoc, nommé de la Direction des secours donnés aux réfugiés à Lausanne, oct. 1689.
BAREYRE de), réfugié de l'Agenais, avait été capitaine ; entré au service de l'Electeur de Brandebourg, à la Révocation.
BARGE (Blaise), « coutellier, natifz de Thiarch [Thiers] en Auvergne», reçu habitant de Genève, mai 1559.
BARGEAU. Deux réfugiés français de ce nom furent naturalisés à Londres, 1698. Cette même année, Jacques Bargeau. et Jeanne de LaChenal, sa femme, étaient à New -York, membres de l'Eglise française. Rs s'établirent depuis à la Nouvelle -Rochelle (G.-W.
Baird'.
BARGEMOXT (de), capitaine, 1563.
— autre, député au synode de La Rochelle, 1571 ; — autre, ministre de Pons. 1593; de Cognac, 1603. — Bergemont, ministre de Segonzac en 1590 [Bull.
XII. 122]. — Un autre pasteur nommé Estienne Digne, qui avait été envoyé de Genève à l'église de Périgueux en 1566, prenait Bargemont poui nom de guerre [Bull. VIII, 75] ; nous ne savons s'il ne serait pas le même que l'un de ceux qui précèdent.
BARGEOLE, Bargeolle, quelquefois Barjolle. Baptême, au temple de Charenton, de deux filles de René de Bargeole, sieur de La Roussière et de Suzanne Ragueau. sa femme : l'un, Benjamin, 23 mars 1635, présenté par Benjamin de Rohan; l'autre, Henri-Benjamin, 9 août 1G43, présenté par Henri Martel, comte de Maronnes. — Anne et Madelaine Bargeole, de Rouen, enfermées au couvent, 1720.
BARGES (Charles de), juge et lieutenant de la ville et du couvernement de
Montpellier. Il présida, en 1562, l'assemblée de Xismes qui choisit Antoine de Crussol pour gouverneur et protecteur du pays. Depuis longtemps les protestants avaient jeté les yeux sur ce dernier pour le mettre à leur tête : mais, quoique mécontent de la marche du gouvernement, il avait jusqu'alors résisté à leurs instances. Afin de dissiper ses inquiétudes, l'assemblée arrêta « que les habitants des villes et autres lieux du Languedoc feroient serment d'être fidèles au roi et qu'ils en certifieroient le comte de Crussol dans quinzaine à compter du jour où il auroit accepté le commandement. • Quelques règlements furent faits en outre sur la circulation des monnaies, la taxe des denrées alimentaires, la mise sur pied d'une garde civique, l'entretien des ministres dont le nombre fut fixé à deux seulement dans les chefslieux de diocèse, ainsi que sur la levée d'une contribution de 400,000 livres pour les frais de la guerre. L'assemblée qui avait ouvert ses séances le 2 nov., fut close le il. Ce jour-là, elle se transporta en corps à Uzès pour prier Crussol d'accepter la charge qu'on lui avait déférée. Ce fut Barges qui porta la parole. 11 somma le comte, en présence du prince de Salerne (grand seigneur du royaume de Naples qui avoit embrassé la religion protestante et s'étoit marié à Montpellier dans la maison de Paulin), d'Odet de Châtillon, de Jean de Saint-Gelais évéque d'Uzès, et d'une foule d'autres personnages de distinction, décéder aux vœux des protestants. Crussol se rendit enfin, mais en imposant quelques conditions que Barges et tous les députés jurèrent d'observer. On a conservé le procès-verbal de toute cette négociation, signé par François Arson, notaire royal à Nismes, et Jacques Rossel, notaire royal à Uzès (Hist. du Languedoc). Voy. Crussol.
BARGETOX, famille d'Uzès. = Armes : D'azur au chevron d'or accompagné en pointe d'une rose d'argent et au chef de même chargé de trois croisettes de gueules [Haai: I. 242; II, 397; Vil. 492 a: VIII, 2b],
1. Le plus ancien chef connu de cette famille possédait en seigneurie plus de pompe et de titres que de revenus i. 27