BASSET
été imprimée en 1542 (serait-ce 1562?) une « Briefve instruction » sortie de leurs presses. Mais il ne mentionne pas d'autre livre d'eux avant 1564; et, en effet, le libre exercice de la presse ne commença dans ,1e pays messin qu'en 1561, et il cessa en 1569, lorsque la présence de Charles IX clans la ville y fit cesser le culte réformé; au plus tard serait-ce en 1571, lorsque le gouverneur Thévalle et le président Viart bannirent les imprimeurs et libraires huguenots.
Voici une liste de livres indiqués par Paul Ferry (Observât, sécul. f°s 479 et suiv.) comme dus à l'association dont nous venons de parler.
Biïefve instruction pour les familles de l'Église réformée de Metz. — Nouvelles ordonnances dernièrement faites (elles furent payées par la ville le 8 janv. 1563). — Les Psaumes, in-8<>, 1564. — Proverbes de Salomon, ensemble l'Ecclésiaste, mis en rimes francoises selon la vérité hébraïque par A. Duplessis. — Abrégé de la doctrine Évangélique et papistique, fait par articles opposés l'un à l'autre, par Henri Bullinger ; Metz, J. Darras et 0. Basset, 1564. — Brief traité des sacrements fait en latin par Théod. de Bèze et nouvellement traduit en françois par Louis des Mazures, 1564 in-8°; avec une épître dedicatoire de Pierre de Cologne datée du 24 déc. 1563 et adressée au très honoré sgr Claude Antoine de Vienne sr de Clervant... délivré de la puissance des ténèbres et transporté au royaume des cieux. — Goliath, conférence de la Messe et de la Cène; par Jean Garnier, serviteur de J.-C. en l'église de Metz, 1565.
Basset eut deux fils portés au registre de l'église de Metz : Moïse, baptisé le 2 fév. 1564, parrain J. Darras; Timothée, bapt. le 16 avril 1565, parrain Pierre de Cologne et François Wapron, Italien; marraine Catherine, fille du président Antoine de Senneton (voy. ce nom), zélé protestant (0. Cuvieh).
3. 'BASSET, famille de Saintonge, 1571 (reg. de Saintes). — (Rolland), marchand à Pons en Saintonge, 1657 (reg. de Pons). — (Louis), riche marchand à Chadenac près Pons, épousa, 1717, Marianne Dangirard qui, détenue dans un couvent de Pons, s'était échappée avec trois autres courageuses jeunes fillos enfermées comme elle pour cause de religion. Les religieuses du couvent
intentèrent contre Bassetune accusation de rapt et il dut ramener sa femme dans sa prison. On la transféra ensuite à Bordeaux dans un état de grossesse avancée. La procédure fut longue, mais elle se termina par un acquittement [VIII, 105 b]. — Basset, maire de Bédarieux, assista au synode provincial du Bas-Languedoc, 1654.
4. BASSET (Pierre), chirurgien, se fit naturaliser et recevoir bourgeois à New- York en 1700. Il est fait mention de lui comme de l'un des premiers qui aient exercé scientifiquement la profession médicale en cette ville. Sa femme se nommait Jeanne, et il eut une fille nommée Esther, qu'ils présentèrent au baptême le 2 oct. 1700 ; il mourut en 1707. — (François), marin, commandait un vaisseau qui sortit du port de New- York en 1684. Il fut pris par les Espagnols et mené à S.-Domingue. Après quatre mois de détention, il put s'échapper avec un compagnon d'infortune nommé François Vincent. Ils arrivèrent en canot à la Guadeloupe, où un capitaine de vaisseau, Boybellaud, les reconnut et les ramena à New-York.
Basset épousa Marie-Madeleine Nuquerque: tous deux étaient membres de l'église française. François, leur petitfils, était un des anciens de cette église, en 1763, et prit une part active aux premiers mouvements de la révolution américaine. — (Jean) et sa femme, Elisabeth Vischer, étaient membres de l'église franc, de New- York en 1725, leur fils, Frédéric, en fut un adminis trateur très-zélé ; il épousa Susanne Buvelot, 1772, et mourut en 1800. Jean, frère aîné de Frédéric, avait épousé, 1763, Hélène Evour. Leur fils, Jean, né le 7 oct. 1764, devint un ministre trèsdistingué de l'église hollandaise (Dutch reformed church). A l'âge de 33 ans, il fut nommé professeur d'hébreu dans l'école de théologie de cette communion et fut ensuite pasteur à Albany.
puis à Bushwick, près New-York ; mort en 1824. Le nom Basset, ouBassett, es!
aujourd'hui assez répandu dans les Etats-Unis (C. W. Baird).