‹ La France protestanteChapitre 6 sur 303 · ABRAHAM · texte numérisé non relu

ABRAHAM

1619 (2 vol.in-fol. avec 484 grav.); enfin il n'eut le temps de rédiger que le premier volume du grand ouvrage en 21 vol. in-fol. publié à Francfort-s.-M. de 1635 à 1728 par le soin des Mérian et intitulé : Theatrum Europxum ou Description détaillée de tous les événements remarquables tels qu'ils se sont passés dans le monde mais principalement en Europe et dans l'Allemagne, tant dans les affaires religieuses que profanes, depuis l'anïbïl jusqu'à l'an 1629 exclusivement.

Quelques écrivains reconnaissentaussi Abelin sous le pseudonyme de Jean-Philippe Abel et lui attribuent une trad. allemande d'une comédie de Daniel Cramer sur l'enlèvement des jeunes princes saxons, Albert et Ernest : Plagium, comœdia de Alberto et Ernesto surreptis, sous le titre : Kauffungs-Plagium,Fra,ncï. 1627, in-8°.

ABÈRE (d'), gentilhomme béarnais, v. 1700 [H, 501 b].

i. ABERLIN (Augustin, fils d'Antoine), marchand de Nîmes, réfugié à Genève, 1696. — (Marie, femme de Daniel), et son fils Nicolas, réfugiés et assistés à Londres, 1702. — (Aug.), d'Orange, id.

1703. — (Jean), de Gervières en Dauphiné, id. 1708.

2. ABERLIN (....), prisonnière, 1743, à la tour de Constance en la ville d'Aigues-Mortes [X, 442].

1. ABERT (Jehan, fils de Simon), « pelletier, du pays de Gastinoys, » reçu bourgeois de Genève. 9 fév. 1571.

2. ABERT (Marc, fils de feu Paul), de Serres en Dauphiné, 1681. — (Olympe), de Grenoble, 1690. — (Marie), du Dauphiné, ebargée de famille, 1693. — (Laurent), sa femme et deux enfants, du Val de Queiras, 1697. — (La veuve), de Serres, 1699. — (Paul), et son fils, de Die, 1701. Tous réfugiés à Genève (les deux derniers en chemin pour l'Allemagne et le Brandebourg) et assistés parla Bourse Françoise.

Ablancourt (d'), voy. Fremont et Perrot.

ABLAING (Jean Daniel d'), baron de Giesenburg, né en 1703 à Utrecht, de parents français et mort en 1775 gouverneur des Etats d' Utrecht. C'était un homme d'Etat et en même temps un profond érudit. (Rahlenbeck.)

Ablèges (de Maupeou, sieur d'), voy.

Maupeou.

ABLENAY (le seigneur d'), gentilhomme de la maison de Bomainville et de Gaillard en Brie, mentionné dans les Mémoires de Claude Haton comme guerroyant de 1577 à 1581 à la suite du capitaine Besancourt. Voyez ce nom.

Abra, voy. Raconis.

1. ABRAHAM (le capitaine), en 1544 [VI, 21 a]. — (Jean), consul à Nîmes, 1574 [I, 14 b; III, 106 a].

2. ABRAHAM , secrétaire du prince àeCondé [HaagI, 14], ne nous est connu que par ce que nous en apprend L'Estoile dans son Journal de Henri III. « Le samedy 13 d'aoust (1575), y lit-on, fut pendu, puis mis en quartiers en la place de Grève, Abraham secrétaire du prince de Condé, qui avoit été pris voulant passer en Angleterre, chargé de pacquets et mémoires. » Hub. Languet cite aussi le fait, en disant qu'il avait bien connu ce personnage (Lettre du 21 sept. 1575).

C'était l'époque de la cinquième guerre de religion, entreprise par les protestants et les politiques réunis, et qui ne fut terminée qu'en 1576 par la paix de Monsieur. = Ne serait-ce pas le même personnage mentionné en ces termes, à la date du 13 octobre 1573, dans le registre des réceptions d'habitants à Genève : «Jean Abraam, de Dijon, secrétaire de feu M. l'Admirai.» Nous tenons de M. Jos. Garnier, archiviste du dép. de la Côte-d'Or, que cette famille et même ce nom sont ignorés à Dijon aujourd'hui.

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