‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 2 sur 142 · II · texte numérisé non relu

II

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9 LiVBR PRESUIER.

nWDt porté par JoMph lur l'orginiulion ilu goutenieinenL francai*. — ClracUre de r«n(oar«ge des princes. — Voyage de Joieph et dm trârei da roi dans le) provincea. — Jugement parlé par Joseph sur lui-même.

— Joiepli n'clait, pu p1n> que Necker, un tiiatiatak.--- intefh figiptir Frédéric. — L'œuvre d'éoianclpalîun du xvi* Eiéde a ropris M ItiaFi^.

— Lci iouverain« aMcnl i détruire lei bases religieuses des royautés. — La marioe Tranfaise et Sartiaes en 1777. — Necker nommé directeur général des nnancee, 39 juin 177T. ~ Améliorations et emprunts Taili ).ar Ncckcr en 1777. - Allégement appoT té i l'impdl sur le roTeun appelé le vingtième. — Jugemenl de Vollaire sur Necker en 1777. — AgiialioD des eeprils dans les provinces. -- Scéue Taile par la reine au prince de Uoutbarrejr, avril 1777. Enrantillage de Marie- An toi ne lie. -flonibarrey remplace Saint -Germa in au ministère de la guerre, 27 septembre 1777. — Ualveillaoce du publie contre la reine. 1777. — llépenies extravagantes en 1777. Gène du Trésor. Le comle.de Polignac nommé premier écuyer — Calomnie: contre les mceurs de la reine. — Passion de la reine pour le jeu ; désordres et injustices qu'elle entraîne.

— Nominelion de Rohan i la place de grand aumOnier; il est promu au «■«rdinalnl |iar le foi de Pologne, ueiobre 1777. — Qianuns en (aTenr des Américains ; èpltre aux Uosionieni, mars et octobre 1777. — Adresse do Congrès aux peuples américains. ~ Le Congre) atSrme sa conflanee en Wuliington et lui dunnc la dicislure, décembre 1776. ~~ Moyen* financiers employés par k Congrès. — Wasbington attaqua les Anglois et obtient un saccèa. — Washingtou sauve Philadelphie ; enthousiasme qv'il iuspire. — Arrivée de Larayetto h Georgetown, juin 1777. — Départ de la flotte anglaise de Sandjr-Hook, 23 juillet 1777.— U Congrès accepte les services de Lafayelle, 31 juillet 1777.

— Le généra) tiales iiomoiÊ au commandement de l'armée du nord, 4 aM 1777. — 'Lifayette et Wasbinglon. — L'armée aborde pria de rhiladel[4iie. 2â aodt 1777. — Bataille de Brandy-Wine, 11 septembre 1777. — La blessure de Lafayelle devient su lien entre la France et l'Amérique. - Entrée de Howe à Philadelphie, 26 septembre 1777.— Bataille de Stiliwater entre Durgoyne et Gates, 19 aeptembre 1777. -~ Deuxième bataille entre Gates et Bai%oynè, 7 octobre 1777. — Borgoyne se rend prisonnier avec son armée, 17 octobre 1777. — Édit contre les jésuites, mai 1777. — Rélablisaemcnl de l'inquiaitioa en Espagne, décembre 1776. — Condamnation du comte d'Olivadès par l 'inquisition, 24 novembre I77S. — L'amiral Solaoo et les proletlanti frani^is. — Les Français et le droit d'insurrection légalement admis pur les Anglais. — iimharras de l'adininistration en Tace dei protesUnta.

— Le gouvernement aux prise* avee la question des Eubeistineei, de 1777 à 1779. — Esprit insurrectionnel des populations. — Les duvoira dea rois décrits par le roi de Prusse. — Cotieluaions de Frédéric sur ta nécessité de la tolérance religieuse. — Frédéric, Voltaire, les claasea moyennes de la France et de l'Amérique, ~ Iji démocratie dérendue et décrite par Voluire. — Traité d'amitié et de commerce entre la France

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GUEflllE IMMINENTE. 3

«t Im ËtHi-Dnii, 6 renier 1T78. — Le iniiÉ ivce le> Ëui»-Uaii e(t eommuniqui i la coor de Londres, 13 mars 1778. — Querelle de bll clerenne une queetion politique, wtn 1T18. — Franklin préienté k Vantillei ; Gérard nommé ministre pléni)ioleuliaire auprès dei £taUllnis, mars t77g. — Voltaire arrive i Parii, TéTrier 1778. — Ëmotion lie Paris i la noavelle de sa venue, 10 tinier 177S. — La nation l'applandit elle-même en acclamant Voltaire. — Lei ennemii de Voi- Uira.— ConiertiatioadeTotlaire arec il'Alemberl. — L'abbé Gaultier^ 20 février 1778. — Comment l'opinion publiiiue appréciait certain* actes religieux. — yoltaire bit appeler l'abM Gaultier, 26 février 1778.

— Voltaire, d'Alemberi et Richelieu, 2 mari 1778. — Confeuion de Voltaire; le» deux écrits enigés par Gaultier. — Lettre de Voltaire an euré de Seint-Sulpice ; réponse du enré. — Vollairereconnalt qu'il l'eit trompé. — OilTérence qui exiate entre la ebrpontion et l'asiacialion. — La société écrasée sous Klreinle des corporations. — Diteriilé naturelle des esprits ; l'unité de crojance est une chimère. — Les prolestants ont jeté, à leur Insu, les bases de toute liberlé. — Vraie [oofeasîon de foi de Voltaire. — Voltaire i l'Académie ; sa con*erBalian atec le médecin Lorry..—' Ce que devient la religion dans un gou- «ernemenl Itiéocralique. — Voltaire visite M" de Sigar. — Solitude de Versailles, dédaio de la population pour la famille royale. —Voltaire 1 l'Académie, 30 mars 1778. — Vollaire au TtiéSlre-FrancaJs. — La date dn cuuronnement de Voltaire devenue celle d'un grand changement dans l'humanité. — Harangue de l'eslronome Lalande, 7 airil 1778. — Voltaire et Franltlin à lAcadémie des sciencea. — Exaltation du clergé ; sermon dn jésnile Deauregard. ~ Conseils du ministre Ameloti paroles de Louis XVI. ~ ADïiisKment de Voltaire ; sa lettre i Latly; ses paroles à d'Alembert, 29 piai 1778. — L'abbé Gaultier et le curé de Saint-Snlpice appelés auprès <Ie Voltaire, le 30 msi 1778. ^Formule de la rélnetation exigée de Voltaire agoniiaDt, — Sincérité et naïveté de l'abbé Gaultier. — Varules du curé de Saint-Sulpice à Voltaire ; il est repoussé par le malade. Voltaire expire le 30 mai 1778, — Mesure» arrêtées parla r^mille pour empêcher un Ecandale. — Voilait e eaterré i l'abbaye de Seellières ; lettre de l'évéque de Troyet, et réponse de l'abbé, 3 juin 1778. — Détails justiriéa par l'audace el la persistance des mensonpea. — Le médecin Tronchin et Voltaire. — La légende do Pot de chambre, 7 juillet 1778. — Improbilé que provoque l'eaprit de parti. — L'Académie française et l'arcbevéïiue de Paris. — Attaques violentes dirigées centre le clergé. — Aveuglement fréi|uent des gonvernïmeiitt. — IrréaistlUes forces que eréent les transformation* d'esprit cbez.les peuples. — Un gouyernemenl est le produit d'une résultante matliéinalique qui se résume eu une vaste société anonyme.

— Mort de Jeio-Jacquee Rousseau, 2 juillet I77B, — Rousseau attadié à Voltaire comme la tunique de Nesaiu i Hercule.

Necker se trouvait, le jour même de son arrivée . ''","

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4 LIVRE PnEHlBtl.

au poste qu'il avait tant convoité, en face d'une guerre à soutenir contre l'Angleterre. Continuer à aider les Américains en secret n'était plus possible ; le monde entier savait les efforts de la France pour relever sa marine, connaissait les envois de troupes incessants faits dans ses colonies. Ces préparatifs eussent-ils, d'ailleurs, été ignorés, il y avait une force à laquelle le gouvernement, quels que fussent ses désirs depaix, était dans l'impossibilité de résister. C'est à peine si les nouvellistes du temps peuvent dissimuler les passions guerrières qui se sont emparées de la nation, en rejetant sur l'Angleterre les provocations à une lutte dont ils sentaient eux-mêmes tons les dangere. a Dès que l'ambassadeur anglais, écrit à la date du 7 janvier l'un d'eux, eut appris le débarquement du docteur Franklin, il remit une note... à M. de Vergenoes, dont la conclusion était qu'il partirait sans prendre congé, au moment oli on permettrait au chef des révoltés de mettre le pied à Paris... Nousavons répondu... qu'un courrier était parti pour le port, à l'effet de défendre au docteur Franklin de venir à Paris, mais qu'incertain de son départ et de sa route, on ne pouvait répondre que l'intention du roi fût remplie;... que, si le docteur était une fois dans Paris, le gouvernement ne saurait pousser sa complaisance jusqu'à l'en faire sortir. » Le journaliste qui parle de l'accueil fait à Franklin ajoute : « Que vous dirai-je quant \ la guerre, que partout on regarde coDome prochaije? s Puis, quelques jours après le 24 janvier, signalant la manière dont Franklin est fêté, il écrit : s Les agents des Américains recrutent des hommes^ achè-

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HKStJRES D'ORDRE. S

tenf des munitions de guerre, nonobstant lesdéfcnBes du gouvernement et les plaintes des Anglais. »

Il fallaità lafoistrouverde l'argent d'une manière prompte et mettre an au désordre et aux prodigalités inutiles. Il fallait reprendre le travail de Turgot, interrompu par le déplorable ministère de Clugny, qui, en moins de cinq mois, avait ramené tous les abus et toutes les concussions.

Necker fit, dès le 22 décembre, deux règlements, l'un pour la liquidation des dettes et paiements des dépenses de la maison du roi, l'autre pour les pensions et autres grâces pécuniaires. Il voulait que les , dépenses de la maison du roi fussent toutes soldées dans l'année, et que les dettes qui existaient fussent éteintes dans un délai de six ans. Pour les grâces et les pensions, il tenait à mettre sous les yeux du roi l'ensemble des sollicitations qui lui étaient présentées et des fonds qui devenaient disponibles. Il comptait frapper le monarque par le chiffre excessif des demandes qui lui étaient faites et obtenir, comme l'avait espéré Tui^ot, qu'il ne ressusciterait qu'une partie des libéralités devenues sans emploi.

« Sa Majesté, disait-il dans le préambule de l'édit, a vu avec peine que des libéralités successives avaient extrêmement chargé l'élat de ses finances... Sa Majorté a senti la nécessité de prévoir cet inconvénient dans la suite. Dans cette vue, Elle se propose de renvoyer à une seule époque de l'année la distribution des grâces pécuniaires, . . . Elle pourra découvrir ainsi toute rétendue des demandes; et, en rassemblant sous ses yeux la somme des différentes extinctions. Elle pourra remplir le dessein qu'Etle a formé de n'en

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fi LIVRE PREMIER.

appliquer qn'une partie à la distribution des grâces nouvelles. »

Dans ce règlement, le public apprenait que la multiplicité des caisses de l'État, chargées de payer des pensions et des gratifications, était une cause d'abus et de confusion pour les financesduroyaume. Toutes les pensions nouvelles devaient être payées au Trésor royal. Neeker complétait ses mesures d'ordre en faisant re\'ivre les prescriptions de Turgot défendant a toute attribution d'intérêt dans les fermes ou les régies de revenus royaux et dans toutes les afTaires de finances... Son intention était, disait-il, de n'y admettre, à titre d'intéressées, que les personnes nécessaires à l'administration de ces mêmes affaires. »

€ Vous aurez appris, écrit à ce propos un écrivain de l'époque, que M. Neeker, en vue de l'ordre sans doute, non moins que de se concilier un peu l'esprit de ses adversaires, a fait... publier des règlements... On a trouvé sages^ces règlements, et puis voilà tout. » Scepticisme très naturel, quand on voit que les pensions, pour services domestiques, n'ont pas cessé de s'accroître un seul instant. M*" Martin a 1,200 livres de pension parce qu'elle a été <c employée à ta garde-robe de la reine pour enfiler les diamants»; une femme de chambre obtient annuellement 1,S50 livres après sa retraite de ta cour. Le porteur de chaise de la reine, Lhollier, reçoit annuellement comme retraite 500 livres ; le porte-arquebusier du roi a une pension de 1,000 livres pour l'aider â marier sa fille, et une première femme de chambre de la reine voit fixer sa retraite à 6,000 livres. Une pension de même somme est donnée à

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