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Bataiue dirigée, Ic 3 octobre, surGerman-Town, Washington "^j^BtebroiTTr"' remonta plus au nord, se couvrant d'un des cours d'eau qui abondent dans ce pays, tandis que Howe, renonçant à suivre un général qui ne voulait pas accepter une bataille rangée, se déterminait à faire rentrer à Philadelphie ses troupes harassées par la fatigue des marches et les intempéries de la saison. Aussitôt que Washington eût reçu de Gates les renforts qu'il avait demandés, il redescendit de nouveau vers German-Town, installant ses troupes dans des positions très fortes à- White-Marsh, à quatorze mille de Philadelphie (22 kilomètres). Il avait alors sous ses ordres douze mille hommes de troupes réglées et environ trois mille miliciens.
Gates, Les événements de cettte campagne laborieuse^
ington ^^j^^^Q ^Q f^n^ éclatants et décisifs, formaient un lecoogrèi. contraste trop grand avec le triomphe de Gates sur Bourgoyne, pour qu'il ne s'établit pas une comparaison fâcheuse entre le lieutenant et son chef. Le fait matériel d'une armée anglaise prisonnière parlait trop à l'imagination du vulgaire pour ne pas faire oublier les soins d'un général qui, l'oeil fixé sur un vaste continent, avait préparé ce triomphe en envoyant des renforts loin de lui, et en choisissant, les officiers appelés à exécuter ses ordres. Le Congrès affaibli par l'absence d'un certain nombre de ses membres et partagé par deux factions : celle de l'Est et celle du Sud, vitarriver dans cemoment Gates à York-Town. Sa jactance, ses promesses soutenues du prestige de sa gloire firent une vive impression et les adversaires de Washington saisirent avec empressement cette occasion d'abaisser le prestige du général eïi chef.
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