‹ La France sous Louis XVI; (volume 5)Chapitre 55 sur 98 · COMITÉS DE BOSTON ET DE VIRGINIE · texte numérisé non relu

COMITÉS DE BOSTON ET DE VIRGINIE

et d'organiser dans leur pays le pouvoir arbitraire.

Les gouverneurs représentaient toujours au mini&- comité institué tère anglais que l'opposition des colons américains itsloMSi^de était plus formidable en apparence qu'en réalité; ^"^^^^^^""^ quand, vers la fin de 177S1, Samuel Adams conseilla à ses concitoyens de Boston d'élire un comité de vingt et un membres chargé de correspondre avec les habitants des autres colonies, pour mettre au jour leurs griefs et en demander le redressement : « Considérez, frères, écrivit ce comité datis toutes les provinces, que nous combattons pour no6 meilleurs droits de naissance et d'héritage, dont la destruction rendrait précaire la jouissance de tous les autres bienfaits, et, par conséquent, leur ôt^^ait toute valeur : nous ne craignons pas la pauvreté, mais nous méprisons Tesclavage. Trompons les espérances des hommes qui veulent s'élever sur les ruines de leur pays. Convainquons quiconque veut détruire notre liberté que nous voulons être aussi libres qu'étaient nos pères. »

L'influence de ce comité ne se borna pas ^^\ États comité formé de la Nouvelle- Angleterre, c'est-à-dire au Maine, au de Virginie, Vermond, à New-Hampshire, à Rhode-Island, au '"*'"* ^'^'• Gonnecticut et aulWassacbusetts; il inspira à rassemblée de Virginie, au mois de mars 1773, la pensée d'en faire un semblable composé de douze pereonnes. Le comité de Boston recommanda à l'assemblée dé sa province d'imitei^ cellede Virginie, ce qui fut accuerlli . Ce fut ainsi que les citoyens, par leur . influence sur leurs Assemblées, et les Assemblées par leur influence sur les citoyens, organisaient peu à peu sous la pression des événements une union entre des colonies jus^

qu*alor8 séparées par des intérêts différents et parfois par des jalousies. Mesures Hms 00 moinent rAngleterre, qui avait imposé un M(5aL"J^OT"di- <*ï*<^ît énorme sur l'importation du thé, s'aperçut que "^dtathé.^" le résultat de cette taxe excessive avait été de favoriser, en Amérique, l'introduction d'un thé de contrebande fourni par les Français, les Hollandais, les Danois et les Suédois. Le thé de la compagnie des Indes anglaises, non-seulement nés écoulait pas, mais les taxes qu'auraient payées les Américains à son entrée dans leur pays ne s'étaient pas acquittées. Le ministère ne pouvant percevoir les deux taxes, celle à la sortie d'Angleterre, et celle à l'entrée en Amérique, se résolut, tant pour favoriser la compagnie des Indes, qui avait ses magasins encombrés d'une quantité de thé pesant jusqu'à dix-sept mil lions de livres^ que pour toucher quelques revenus, à renoncer à la taxe de sortie. La compagnie des Indes fut autorisée à vendre son thé hors de l'Angleterre sans payer des droits de sortie. Le thé n'étant plus chargé à son entrée en Amérique que d'un droit d'importation devait, par ce fait, revenir â un prix ass^ bas pour tenter les acheteurs. Le moment était solennel. Si les Américains prenaient le Ûké en acquittant la taxe dont il était frappé à l'entrée de leur pays, ils reconnaissaient , par ce fait, le droit du Parlement anglais à prélever des impôts sur eux. La fermentation des esprits était extrême ; les clubs, les comités, discutèrent avec ardeur, et finirent, entraînant l'opinion publique et entraînés par elle, par faire décider que toute personne qui acquitterait les droits établis par le Parlement anglais serait considérée comme une ennemie de l'Amérique.

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