LES CAISSES
VEGETA nos, HABITA T
UN SOTCM on mare circulaire conservant par exception un peu d'eau à la surface. Quelques chênes, accompagnes de genévriers, subsistent au voisinage. Par/ont ailleurs l'indigence du tapis végétal 'est extrême ; les éclats épars à la surface témoignent de l'active décomposition des roches.
Phot. commuuîqiiûe par H. IliLicr (Kig. 207).
A MA/SO.\. par sa nudité, est à l'unisson du paysage. Elle a trouvé . -i et n'a eu que la peine de les assembler sxns ciment pour édifier sa b rbres isolés semblent des restes d'une végétation détruite. Phot. i
sse et SCS clôtures de pierres. Des imimiqiiée )>ar M. H. Uitiur (Fi^. SflS).
cnAPiTRis 11 Du Lanf/uedoc à l'Auvergne.
les moulons transhumants, écorchcnt les flancs de ces ternes plateaux de pâture. Ces drailles, comme on les appelle, servaient jadis aux troupeaux pour atteindre les pâturages du Gévaudan, de la Margeride, de lAubrac même. Il y avait là une vie pastorale, à laquelle fait allusion Pline l'Ancien. Mais, comme toutes ces montagnes pastorales des bords de la Méditerranée, le pays s'est peu à peu dépouillé de ses ibrcts : après avoir subi, à travers les âges géologicpies, l'usure des météores, il a subi celle des hommes ; le nom du peuple des GaUds subsiste à peine dans celui du pauvre village de Javols. Les mines, comme les industries pastorales, ont délaissé la contrée.
C'est par elle, pourtant, cpi'on accède vers la grande trouée, jalonnée de failles, de filons métallifères, de sources thermales, de soupiraux volcaniques, que l'Allier ouvre à travers le Massif central. De Vialas à Largentière s'étend la zone injectée de galène argentifère qui était encore exploitée au Moyen âge. A Saint-Laurent, au pied du Tanargue, comme ù Bagnols au sud du Goulet, jaillissent des eaux thermales fréquentées à l'époque romaine. A Langogne, sur les bords de l'Allier naissant, une butte isolée marque le témoin le plus avancé vers le Sud des éruptions du Velay. Bientôt, à ^lonistrol, les coulées de basalte deviennent envahissantes et pendent le long de la vallée. Puis, à Paulhaguet, Brioude, apparaissent les dépôts lacustres qui vont se succédant, de plus en plus amples, vers la Limagne et vers le Bassin parisien. Autant de signes d'une topographie plus variée, d'une hydrographie plus concentrée, d'une nature plus riche.
L'homme a depuis longtemps connu et pratiqué ces avenues du Massif. C'est par les vieux établissements, tours et oppida, dont il les a jalonnées, qu'a été préparée une combinaison territoriale qui de bonne heure se fait jour dans la formation politique du royaume de France ; la soudure du Languedoc et de l'Auvergne. Entre la Guyenne divergente et la vallée du Rhône devenue extérieure au Royaume, là fut longtemps la seule attache du Nord et du Sud.