‹ La France, tableau géographiqueChapitre 62 sur 275 · L'EAU DANS LES VALLÉES PICARDES · texte numérisé non relu

L'EAU DANS LES VALLÉES PICARDES

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APlCÇriGNr, IJ kilomètres en aval d'Amiens, la Somme s'étale dans une vallée qui n'est plus guvre qu'à Î5 mètres au-dessus de la mer. Entre tes plateaux perméables qui la surmontent de plus de ÎOO mètres, la vallée est au niveau du plan d'eau de la craie. Gorgée d'eaux sauter' raines, elle se change en marais j entre lesquels la Somme perd forme de rivière. La pêche, lu chasse attirent seules les hommes dans ce dédale aquatique : on ne voit ni champs, ut maisnus. La largeur de La vallée qui est déjà de 'J kilomètres, augmente rapidement en aval, et semble hors de proportion avec le cours d'eau actuel. Il fut un temps, eu effet, où la rivière venait de plus loin et roulait un volume plus considérable. Tout le pat/sage est empreint de langueur. La rivière défaillaute semble atteinte de sénilité. Privée de pente, n'exerçant aucune action sur ses berges, elle n'a plus la force de conduire à la mer les eaux dont elle est encombrée. Celles-ci doivent à l'absence de ruissellement, une pureté qui est favorable à la production de la tourbe. Depuis Véiabtissemeut de ce calme régime, des générations de plantes aquatiques ont accumulé leurs débris sur une couche de vase argileuse et formé ainsi des tourbières dont la profondeur atteint par endroits ti mètres.

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HOHTILLON- AA GES PRÈS D'AMIENS, — la vallée marécageuse et tourbeuse ne se montre plus ici à l'état de nature :

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dont chacune est un petit jardin maraîcher. C'est surtout près des villes qu'existe ce mode de culture, à Montdi-

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