‹ La Franche-Comté au milieu du XVIe siècle: ou, Description de la HauteChapitre 10 sur 10 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

P. 13, n. 3. — Le Sacranientaire de Varchevêque Hugues le Grand, conservé à la Valicane, commence par une liste des archevêques de Besançon, qui est la plus ancienne que nous possédions, puisqu'elle remonte au XI® siècle. Elle présente aussi, au dire des critiques les plus compétents, toutes les garanties d'un travail consciencieux. M. André Pidoux doit la publier pour la première fois dans les Mémoires de la Soc. d'Emul. du Jura, année 1907. Je regrette de n'avoir pu l'utiliser pour mes notes, qui étaient déjà imprimées quand j'ai eu connaissance du travail de M. Pidoux.

P. 14, n. 1. — L'auteur du ms. 696 de la Bibliothèque de Besançon, rédigé avant 1620, décrit ainsi l'église romane du prieuré bénédictin de Grandfontaine, dont il ne reste plus rien aujourd'hui: « L'on void encore par l'antiquité « du bastiment de l'église dudit lieu, principallement « en la nef, y avoir eu quelque forme d'amphithéâtre « romain, ou termes à l'imitation de celles de Dioclé- « tien, et le clocher est dressé quasi à mesme ouvrage « que sont les clochers de Saint-Germain au fauxbourg « lez Paris en France ».

P. 20, n. 2. — Antoine de Vergy fut élu archevêque à 14 ans, en 1502, tandis qu'il étudiait à l'Université de Dole. Il prit possession de son siège en 1513, fut donné pour précepteur au prince qui devait être Charles-Quint, et fut sacré à Besançon en 1511. Caractère irascible, il eut avec la commune de Besançon des démêlés sur lesquels on pourra lire le travail de Gastan, Granvelle et le petit empereur de Besancon (1518-1538), dans Mém, Soc. d'Em, du Doubs, 1905.

P. 21, n. 1. — Le musée de l Barge llo, à Florence, possède un médaillon qui reproduit les traits de Claude de la Baume. Castan l'a reproduit au frontispice de son mémoire intitulé La rivalité des familles deRye et de Grancelle (Mém. Soc. d'Em. du Doubs, 1901).

Claude de la Baume avait été nommé coadjuteur de son oncle, non à douze ans, mais à sept ans. Il mourut, écrit Morillon au cardinal de Granvelle (lettre du 11 août 1584), « sans confession et si povre qu'il at lessé « plus de cent mil francs de debtes, aiant esté ensep- € veli en une povre et trouée nappe de cuisine au lieu « d'un linceux, une mitre de papier, 8 torches et 6 € petites chandelles. Dieu luy fasse merci ! Il n'est « guère duré » .

P. 21, n. 2. — Une ancienne maîtresse de Henri II, Nicole de Savigny, actionna même Claude de la B. en cour de Rome pour le contraindre à reconnaître la légitimité d'un mariage qu'elle affirmait avoir contracté avec lui, et que le cardinal de Granvelle croyait bien réel. — Claude de la Baume avait pourtant, « à côté des travers € de son tempérament individuel, certaines qualités [de « race qui le portaient à la charité envers les malheu- « reux. » (Cf. Castan, La Rivalité..., p. 32-33 avec les notes, 35-36 et 46).

P. 21, n. 3. — Aux références citées entre parenthèses, ajoutez Castan, La rivalité.... p. 63, n. 1.

P. 22, n, 1. — Tous ces démêlés font précisément la matière du mémoire de Castan que je viens de citer, et les pièces du procès entre les adversaires ont été abondamment reproduites aux Pièces justificatives.

P. 24, n. 1. — Un protestant contemporain de François Ri- CHARDOT portait sur lui ce curieux jugement en 1549 dans une lettre envoyée de Montbéliard à Bullinger : « Es soU... kommen ein theologus qui vocatur Ricardotus. Aiunt illum esse grsece latineque doctissimum, in ebraïcis excellentem litteris. lUe mittitur ab episcopo Bisantino quo conférât cum Tussano nostro [Pierre Toussain]. Aiunt nebulonem eîoquentissimum esse. In Italia ad annos aliquotcontionatus. » (Cité dans Viénot, , Histoire de la réforme dans le pays de Montbéliard, 1900, t. II, p. 324) « Il doit venir ici... un théologien du nom de Richardot.... On dit que c'est un homme de rien, fort habile à parler ».

P. 27, n. 2. — Le nom de Humbert Jantet paraît dans la querelle des Rye et des La Baume avec l'administra-

leur de l'airhevèché Bonvalot. Il dut être suspendu par Bonvalot de ses fonctions, car on le voit réinstallé par la violence, le 12 février 1554, comme lieutenant du juge de la régalie, Gérard de Rye, que son cousin Claude de la Baume venait d'opposer au titulaire institué par Bonvalot. Fils de faux-monnayeur, et prévaricateur, d'après Bonvalot, il était au contraire, d'après Cl. de la Baume, homme d'honneur et de réputation (Gastan, an. cité, p. 25, 27 et n. 2. 54-55). P. 32, n. 1. — M. Tabbé Bousset, curé de Bornay, adonné en 1905 un grand « plan à vol d'oiseau de Nozeroy au temps de la bienheureuse Louise de Savoie. » Gette restitution du Nozeroy contemporain de Gousin a été faite avec soin, en partie d'après les deux dessins de Téd. de 1562 que j'ai reproduits p. 32 et 33.

P. 96, n. 1. — Jeanne de la Baume-Montrevel était sœur du cardinal Pierre de la Baume, archevêque de Besançon. Philibert de Rye était ainsi cousin de Glaude de la Baume.

P. 113, n. 1. — On trouve aussi les formes Arbosius, et môme Arhos (StoulT, Les Comtes de Bourgogne et leurs villes domaniales. Paris, 1899, p. 7, n. 2).

Sur Arbois ville forte dès le 13® siècle, on peut lire d'intéressants détails dans ce livre de Stouff, p. 43 et suiv.

P. 128, n. 3. — Jean de la Tour avait été officiai de l'archevêque de Besançon avant d'être nommé conseillei*^clerc au Parlement. Il eut pour successeur dans sa charge d'offîcial Jacques Perrot (voy. p. 26, n. 2).

P. 132, n. 4. — M. A. Pidoux a donné en 1903 une Notice historique et généalogique sur la famille Camus (2® fascicule de la Galerie nobiliaire franc -comtoise dont il a entrepris l'utile publication). Les indications de cette Notice ne confirment pas l'hypothèse de ma note. Je ne sais plus, dès lors, comment expliquer le mot enfants du testament. D'autre part, je vois dans \di Notice de M. Pidoux, que Henri Camus, procureur général, docteur ès-droits, avait deux frères qui s'appelaient aussi Jean et Désiré. Il' y a donc là, tout au moins, une curieuse coïncidence.

P. 134, n. 1. — Ce Jean Camus, mort en 1582, était le père de Henri, non son frère. Il fut nommé, en 1565, « maître supernuméraire à la Chambre des Comptes de Dole.» Jean, le frère de Henri, mort après 1626, était trop jeune en 1550 pour exercer déjà une charge, même subalterne, au Parlement (Pidoux. Notice.., p. 8-9).

P. 146, n. 5.; — Le président Boyvin était gendre, non de Henri, mais de Charles Camus, fils de Marin un des frères de Henri (Pidoux, Notice... p. 15-16).

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