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IV. — Pratiques de charité fraternelle

Quoique les formes de la charité fraternelle puissent varier à Tinfini et que les Membres de Y Union Sacerdotale ne doivent mettre aucune borne à leur charité vis-à-vis de leurs Confrères, les pratiques suivantes leur sont plus spécialement recommandées.

Leur charité doit s'exercer au triple point de vue spirituel, moral et temporel : par la prière et le bon exemple ; par le respect et l’amabilité dans les relations mutuelles, le concours fraternel dans les oeuvres et le ministère des âmes ; par le zèle et le dévouement pour les Confrères malades, infirmes, âgés, éprouvés et malheureux; par la formation de deux caisses de secours, l’une destinée à faire célébrer des Messes pour les Associés vivants et défunts, l’autre à subvenir aux besoins des Confrères nécessiteux.

La prière . — La prière est le premier et le plus efficace moyen d’exercer la charité envers ses Confrères. C’est une douce obligation pour les Prêtres du Seigneur de prier les uns pour les autres : aucune prière n’est plus agréable au Cœur de Jésus que celle-là. Les Membres de Y Union Sacerdotale s’en font une obligation sacrée.

Outre les pratiques pieuses conseillées plus loin ils prient fréquemment pour le Pape, Pontife suprême, Père et Pasteur de tous les Piètres du monde;

1 Paragraphe V.

pour les Evêques, qui assistent le Pape dans le gouvernement de l'Eglise et perpétuent le Sacerdoce par leur pouvoir consécrateur ; pour tous les Prêtres de l’univers, afin qu’ils soient préservés du péché, qu’ils se sanctifient et que leur ministère porte des fruits ; pour les Prêtres malades, infirmes, âgés, mourants, éprouvés, exposés au danger, coupables, scandaleux et apostats ; pour les prédicateurs des Retraites ecclésiastiques, les Directeurs de Séminaire chargés de la

formation des Clercs, les Lévites du Sanctuaire, les

jeunes Prêtres au commencement de leur ministère. etc., etc.

Le bon exemple. — Second et puissant moyen de pratiquer la charité fraternelle. Le bon exemple est toute une prédication. L’amour que les Prêtres sont tenus de se porter les uns aux autres, les oblige à exercer entre eux ce salutaire apostolat. Les Membres de l’ Union Sacerdotale ont donc à cœur d'édifier leurs Confrères en toutes circonstances. Ils le font plus particulièrement par leur sanctification personnelle, un sérieux emploi du temps, le zèle des âmes et Y amour de C Eglise.

Le désir de sa propre sanctification et les eflorts constants pour l’acquérir, doivent être la première préoccupation de tout Prêtre soucieux de parvenir à la sainteté de son état. Que le Prêtre-associé y tende sans cesse par un grand esprit de détachement, l’éloignement du monde, le renoncement à soi-même, l’esprit surnaturel en toutes choses, et par-dessus

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tout un ardent amour pour Jésus son divin Maître et Marie sa tendre Mère.

L’emploi sérieux du temps est une chose capitale dans la vie d’un Prêtre. C’est une grande édification donnée à ses Confrères, que de se montrer irréprochable sur ce point. Le Pr être-associé non seulement fuit avec soin l’oisiveté, mais il occupe utilement son temps pour lui ou pour les âmes, dans la prière, l’étude, le saint ministère, les œuvres de zèle et des occupations toujours dignes de son caractère sacré.

Le zèle du salut des âmes est un devoir essentiel à tout Prêtre : chacun doit l’exercer avec soin dans sa sphère d’action. Le Prêtre-associé se préoccupe avant tout des intérêts de Jésus dans les âmes ; il ne craint point pour cela de s’imposer des fatigues et des sacrifices ; il agit en tout dans des vues désintéressées et il s’efforce, par son exemple, d’exciter le même zèle dans l’âme de ses Confrères.

Tout Prêtre animé de l’esprit de son Sacerdoce doit aimer profondément la sainte Eglise, sa Mère, et professer pour son Chef auguste, le Pape, un souverain respect et une soumission filiale. Afin d’affermir ces sentiments dans ses Membres, ainsi que pour conserver parmi eux l’orthodoxie de doctrine et l’esprit de discipline, 1 ’ Union Sacerdotale les groupe autour du centre de l’unité catholique, la Personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ, et réclame d’eux tous une vénération amoureuse pour le Souverain Pontife, une obéissance absolue non seulement à ses enseignements, mais encore à ses directions.

Le respect , l'amabilité et le dévouement dans les relations mutuelles. — Rien ne peut développer autant dans les Prêtres l'esprit de charité fraternelle que la considération de ce qu’ils sont devenus par leur caractère sacré. S’ils savent voir en chacun d’eux Jésus luiméme qui a daigné les investir de son propre Sacerdoce, comme ils doivent avoir du respect les uns pour les autres ! S'ils considèrent qu’ils ont été l’objet d'un même choix privilégié et d’un même miséricordieux amour de la part de Jésus, comme il leur est facile et doux de s'aimer î

C'est parce que les Prêtres font tous partie d'une même grande famille, dont Jésus souverain Prêtre est le chef, qu’ils doivent se regarder et se chérir comme des frères. Les Membres de Y Union Sacerdotale s'y appliquent, en se montrant attables et accueillants pour tous les Prêtres, étant heureux de leur rendre service, ne parlant jamais défavorablement d’aucun, cachant leurs* torts, taisant leurs défauts, s’appliquant plutôt a en dire du bien et. à l'occasion, à les défendre.

Ils manifestent encore ces sentiments charitables et fraternels, en s’intéressant au ministère et aux œuvres de leurs Confrères ; en leur prêtant en toute occasion un concours dévoué et désintéressé, ne recherchant en tout que la gloire de Dieu et le salut des âmes. Dans cette pensée, ils favorisent le plus possible la vie commune dans le Clergé, s’assurant par là, ainsi qu’à leurs Confrères, d'inappréciables avantages spirituels.

Enfin, ils se montrent plein de charité et de zèle pour les Confrères malades , infirmes , vieillards , — qui trop souvent hélas ! sont isolés et presque abandonnés, — en les visitant, leur tenant compagnie, les consolant et les encourageant ; les Confrères mourants , en les assistant et les préparant à la mort ; les Confrères éprouvés, en leur portant de l’intérêt et de l’affection, relevant leur courage, les conseillant, les secourant ; les Confrères malheureux et coupables, en ne les rebutant jamais, mais les accueillant au contraire avec bonté, cherchant, par toutes les industries d’une délicate, intelligente et persévérante charité, à provoquer leur affection, à gagner leur confiance, à refaire leur énergie affaiblie, pour les arracher à leur malheur, tes ramener plus facilement au devoir et opérer plus efficacement leur réhabilitation.

Les Caisses de Secours. — Elles sont formées par les offrandes spontanées et les legs volontaires des Associés. L’œuvre de double soulagement spirituel et temporel à laquelle ces dons sont uniquement destinés, est une dernière forme de l’esprit de charité fraternelle qui est le caractère distinctif dt Y Union Sacerdotale.

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