SCÈNE IL
MARGUERITE, MINA *
MARGUERITE, se retournant.
Ab! Minai la pauvre fille que j’ai fait venir de notre village... Qu’est-ce? 11 est jour depuis longtemps, et je n’at pas besoin de tes services.
mina. ^
Oui, mademoiselle... mais...
MARGUERITE
Qu’as-tu?... Quel air eifrayé!
MINA
Voilà! Un jeune officier qui demande à vous voir.
Moi? de si bonne heure? Quelle folie!...
MINA
C’est ce que je lui ai dit.
MARGUERITE
Ronvoie-le.
MINA
Il ne veut pas.
MARGUERITE
Laisse-le dans le vestibule à se morfondre.
* Marguerite, "Mina.
MINA
C’est ce que j’avais fait.
MARGUERITE
Eh bien ?
MINA
Eh bien!... c’est là l’effrayant... il parait qu’il connaît les êtres et que ce n’est pas la première fois qu’il vient à cette beure-ci !
MARGUERITE, se levant.
Que veux-tu dire ?
MINA
Car il s’est élancé par le petit escalier dérobé qui conduit aux appartements de la grande-duchesse, et j’accourais pour arriver avant lui.
MARGUERITE
Va, cours prévenir les gens du palais, le sergent de garde!
(Apercevant Tbécla qui parait à la secoude porte à gauche ; elle est enveloppée du manteau -de Conrad et pose un doigt sur sa bouche.) Non, ne
dis rien à personne, à personne au monde, entends-tu? et laisse-nous...
MINA
Oui, mademoiselle, (a part, en s’en allant.) Autant valait le recevoir tout de suite; mais elles ont, à la cour, un tas de rubriques...
MARGUERITE, avec impatience.
T’en iras-tu?
MINA, du fond et en sortant.
C’est peut-être ça qu’ils appellent l’étiquette !