LES MÊMES, GALAOR
GAI.AOR, qui vient d’entrer par la porte du foud, s’avance près de Mai *.
Notre auguste souveraine m’en avait chargé, car elle venait de m’envoyer, non pour arrêter Votre Altesse, mais pour la rappeler près d’elle.
MAX, s'inclinant.
Serait-il possible, vous, ma tante?...
GALAOR
Vous courriez après le bonheur... et il vous attendait ici-
(il présente au prince le papier signé par la duchesse.) Lisez, plutôt.
MAX, lisant.
Oui, la signature de ma tante. « Amnistie générale. — Permission au prince Max, mon neveu, et à ma pupille, la princesse de Wolfenbuttel, de se marier ensemble ou séparément, selon le choix de leur cœur. »
TOUS
O ciel !
GALAOR, prenant le papier et achevant.
« Signé : Dorothée , duchesse régnante de Brunswick. Contre-signé par nous, baron Galaor, grand maréchal du palais. »
LA DUCHESSE, étonnée, regardant Galaor.
Comment... une telle faveur !...
GALAOR, s’inclinant.
Est bien peu de chose sans doute, auprès de celle que je viens d’obtenir.
MAX
Marguerite, mon bonheur commence!
CONRAD, à demi-voix, à Thécla»
Et moi, hélas ! le mien finit.
THÉCLA, souriant.
Ce rôle d’un jour vous a-t-il paru bien long et bien pénible ?
CONRAD
Ah! madam e!
THÉCLA
Continuez-le donc... Conrad, voici ma main.
CONRAD-
Ah ! c’est impossible!... Je ne sais si je veille !...
* Marguerite, Max, Galaor, la gl'ande-ducliesse, Thécla, Courail.