‹ La frileuseChapitre 8 sur 79 · LES OFFICIERS · texte numérisé non relu

LES OFFICIERS

Très-bien! la reconnaissance!...

GALAOR

Vous avez été présenté à la princesse? vous l’avez vue?...

CONRAD

Non, monsieur.

GALAOR

Je suis plus heureux, moi! Je l’ai rencontrée pendant

la dernière saison, aux eaux de Bade, où j’ai eu l’honneur de lui faire ma cour; laquelle, j’ose le dire, ne paraissait pas lui déplaire; et, si la grande-duchesse n’avait pas prudemment rappelé sa pupille près d’elle...

CONRAD, avec colère.

Monsieur!...

GALAOR

Je crois, sans me vanter, et je puis même, en confidence, vous dire...

CONRAD

La chose qui n’est pas!

GALAOR, avec colère.

Monsieur... une pareille expression...

CONRAD, avec modération.

Me semble celle qui convient.

GALAOR

Vous la retirerez, ou c’est l’épée à la main que je vous donnerai ma première leçon!

CONRAD

Ou que vous la recevrez, monsieur le baron. (Tous deux metteut l'épée à la main et vont croiser le fer. — On enlève la table.)

QUATRIÈME OFFICIER, se jetant entre eux.

Que faites-vous là, messieurs?... après le déjeuner!...

GALAOR, gaiement.

Après le déjeuner, le dessert. (Musique à l’orchestre jusqu’à "entrée de la duchesse.)

DEUXIÈME OFFICIER, les séparant.

Eh! non. En voici un sur lequel vous ne comptiez pas : la grande-duchesse qui arrive avec ses demoiselles d’honneur, pour visiter le camp et passer en revue l’armée de Brunswick.

GALAOR

C’est l’affaire d’un instant! (a Conrad.) Et si vous voulez, monsieur, remettre la partie jusque-là...

CONRAD

J’allais vous le proposer, monsieur... Avant tout, mon service!...

GALAOR

Et moi, ma présentation à Son Altesse.

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