‹ La friquassée crotestyllonnéeChapitre 10 sur 134 · V. 158—162 CROTESTYLLONNÉE II · texte numérisé non relu

V. 158—162 CROTESTYLLONNÉE II

Neset neset heurtte baillet,

Volucres cely,

Seulet l'enfant vestu de blanc

Din dam balam din dam balam ,

Ou va tu compère,

Je vois à Saint Jacques

Et qui va tu faire ,

Quérir des Jacquets

A qui les donra tu ,

'Au mignon de ma maison,

Qui tient ma quandelle,

Deuant ma pucheUe,

Je la feray rire,

D'une robe grise.

Et d'un petit cochonnet.

Qui fera oygnon oygnet.

Je sis sus tes barres guillot,

Veu tu iouer au cul salle.

Ma commère il est temps de pétrir

Queulle heure est il, .

Il est l'heure que les fols vont à lecolle

Pren ten pennier et ti en va

Bonnet blanc plain de sang,

Bonnet rouge plain de foure.

Pisse à lestre haricoq.

12 LA FRIQUASSÉE V. 163—187

Cuaace rost gaace pouquetU

Roque don qui empochom,

Qui cache Dieu de sa maison ,

Oraulet du pardom gogo dufaye

Tien te bien à ten bâton

Enne bed'ur calipotier,

Capel de Berné marchant de trouyes.

Grand blant sen puant

Veu tu liter à may

Boute dufain au râtelier,

Vechi venir nostre année,

Au pie maigret,

Sonnin sonnes au carillon ,

Pour vnne epaulle de moutom ,

A ta pennetiere ni a U poin de pain

Je pry à Dieu à saint Lignart^

Que lafebue set à ma part,

Encor trois fais pu large

Troys rais de silliom ,

Qui en est le bachelet cer({

Laisse couler , c^hest vng gros ver

Follin follet à qui pren tu tent bricquet,

Men coutel sen vien pleurant

Il a seruy vng gros truant

A liauy à liau, àliau,

V, l88 — 212 CROTESTYLLONNÉE I)

Pinche me lingiu, de Iqc et de Upinguey

Ri ri bouUUUe,

Au port morin laisse may dormir ^

Il est temps de lauer nos ecuelles^

A la boiiille bouille caudiere,

Je ly coupy la tête

Aussi file à Dieu ,

Il est bon à dire au maistre,

Maistre stichi a ragé

Qui esse qui est reux.

Faites lay forger^

Gobito defendo et pour qui et pour may

Si ie te happe te teray

Men cousin taille boudin^

Ta iacquette na point esté à la messe,

Y ly faut rabatte les coutures

Catin Cataulz , la mère à pourcheaux y

Veu tu ioiier à la loque

Que iays dWne haute à ma croche,

le retiens picoté par commandement

Qui dyra putot part^ era chela^

Cheuallier trop courtoys^

Plait il cornu troys foys

Pic ou plat pour qui appellera

La belle soubz la cuue.

14 LA FRIQUASSÉE V. 21 3 — 237

Et la laide sus la mulle

Gy retiens part et men compagnon sans part

Veu tu partyr faisons les neuches,

Calmy cal ma si nest gros va dehors

A ha poullaille

Veu tu escrire en demoyselle,

Angelin angelot, ten père ty mande,

Que pendu tu seras ce tu ne tamende.

Et le coq qui chante

Pardessus la plancque.

Et le coq qui crie pardessus la plye,

Que tu fais de nares

Perrot quiotj Perrette quiette,

Tyre halle boutte

Je vais au let, va ten au gibet,

Din din barentin.

Le Diable de Sainct Martin,

Je le vi vif, je le m mort.

Je le vi vif après sa mort.

Dieu gard Dieu sault madame Nonne

Vyez queu bras queulle couronne,

Queu gentil corps de gentil-homme

J'ay bien mieux veu, et qua tu veu.

Marchandise dise dise.

En PEscole et en PEglise

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