Pardessus la courte caille
J'ai vu passer le court coulon , Qui n'a fait, qui n'a dit , Qui n'a barbotiné le nez.
546. Gardez-vous du loup pelé, Qui a dents et sous dents , Et oreilles de jument, Et oui veut manger les gens Et de ma galette... flic !
Deux formules pour tirer à qui le sera. Elles n'ont, comme toujours, aucune signification. Uncoulon est un pigeon ou une colombe.
551. Je regardai par un butet, Je vis Judas qui rôtissait ; Je lui demandai un lardon , Il me bailla un coup de bâton.
Brou ! ma mère, j'ai vu le diable !
Mes sabots font cnoq ! choq ! choq !
Dans ma petite enfance ma mère me récitait encore cette même rengaine enfantine :
Prèchi , prêcha l Ma chemise entre mes bras, Mon bonnet sur mes cheveux , En disant : Préface, messieurs 1 J'entrai dans un cabinet, Je vis la mort qui rôtissait , Je lui d'mandai un p'tit lardon , Eli' me donna cent coups d'bâton.
Ai-je bien fait , mon maître ?
- Oui, grosse bête.
Ma leçon est plus complète, mais je ne déteste point : Brou, ma mère, j'ai vu le diable! et les sabots qui font choq! choq!
5 57. Ma mère, je veux... — Et quoi ?
— Du lard à deux couennes.
C'est chose rare. En y réfléchissant, toutefois, ce lard à deux couennes vient de la bête à deux dos.
On sait que faire la bête à deux dos se trouve dans Rabelais (I, ch. 3, et V, ch. 20); mais ce qui est singulier, c'est que Shakespeare s'en est aussi servi dans Othello (acte !•% scène !'•):« Your daughter and ihe Moor are now making the beast with two backs. »
Une denrée encore plus rare que le lard à deux couennes, c'est ;
S 59. On bon oreille de porc.
Je soupçonne là une faute d'impression, et propose de lire : Un bon oreiller de porc, que ce lard à deux couennes.