Je serai bien mangeant, mangeant tout
Le dernier a meilleur grain.
La seconde ligne est un proverbe.
7/4. — Ma mère, mon petit frère a fait caca Sur ses jarrets 1 — Eh bien, torche-lui le cul,
répond la maman. Et c'était peut-être avec les feuillets de la Friquassée que le frère aîné accomplissait envers le bezot cet acte fraternel! Voilà pourquoi tous les exemplaires ont disparu l'un après l'autre, sauf un seul. Voilà pourquoi la So^ ciété des Bibliophiles normands a tiré de l'oubli cet inappréciable parangon des poèmes populaires et enfantins^ qui, réimprimé avec nos savants commentaires, reparaît aujourd'hui sous une forme
l6o COMMENTAIRE
définitive et parfaite, grâce aux veilles que nous lui avons consacrées, grâce au trésor de notre science, que nous avons épuisé à compléter le commentaire de ce roi des livres, voué désormais à un impérissable avenir et à une immortelle admiration.
O QuouARD ! 6 lâche ! Ce mot qui termine Pœuvre^ et qui ne s'adresse pas â moi, fait encore équivoque avec cul-ard : cul brûle. Plutôt encore y avait-il O Quonard! en honneur de ce glorieux abbé des Conards^ dont Dieu veuille avoir l'âme en sa sainte et digne garde.
Quoi qu'il en soit, tout ce poème n'est ainsi qu'équivoque équivoquante , contrepèterie contrepétante et haute balivemerie, dédiable aux beuveurs très-illustres et malades très-prétieux de M^Alcofribas Nasier, et spécialement compilé pour l'esbatement des Pantagruelistes, et non autres.
Honni soit qui mal y pense !