A TRES ET RETRES FAME' ET AFFAME' SIEVR DES SIEVRS
D*AI2, INREDOUTABLE SX7PPEUR RIEUR DONNEZ, CORNADOTES, ET DE TOUTE LEUR MONARCHIE.
SALVS.
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N ne sçavant chose plus cappable à mettre devant l'oeil de ta face sans nez, par nature si oriante que millions de légions d'animaux resonnables et irresonnables xi'en n*ont jamais sceu veoir que Festuit chassé ou encastillement en quoy et de quoy, et comment estoit caché ceste tant dure face, pleine de sens très-sauoureuz , Tay prins la hardiesse couarde, pour par icelle plus nobleusement te présenter et dedicasser ce mien vollume, recueilly de plusieurs lieux, rues et passages, où il estoit respandu depuis la primitive récréation, aage, leunesse et adolescence, normande Rouennoyse, dans lequel dict volume, pourras veior, cy plaist à ta grosse et grâce Majesté ouvrir les yeux ocuUerement lumineux, la fieur des plus Ingénieux leux, chansons, et me-
nus flajollements dicelle leunesse puerille, en sorte que, par l'inspiration naturelle, sans estre aux mereaulx mercurîstes, ont inventé et pris de main en main îusques en ce iour, leurs particuliers et communs passetemps, que je t*ay appliquez en forme de crotesques afin de te donner redoublée occasion d'ouvrir la bouche et monstrer les dents de joye, et ne te soucier que de bien dancer, Car tu auras bonne notte, et adieu sans adieu, On te reverra en ce monde cy ou à l'autre.
Ainsi Signe couche vestu , de peur de perdre ces habits, parceluyqui te peut faillir au besoin :
Gaillard De TAbbé Raillard.
Et de sa main, le propre Iour qui luy en souuint, mil cinq cents cinquante sept.
AVX LECTEVRS
Selon Voctographe Normande Trouuerez plusieurs mots escripts, En qui gist mainte anphase grande^ Quand à leur sens ils ont bien pris y Pour resjouir tristes esprits^ Ce recueil faict en plaine boyse^ Est présenté par joyeux riSf Par la Jeunesse Rouennoyse*
OR OVEZ
AU hau Pescoufle, QaUsche là que fay ouy, Chest la maison du prestre
Qui est abattue,
Que luy as-tu faicty
Je luy ayfaict sen lict^
Que ta ty donné,
La crotte d'un pasté
Ou en est ma part ,
Elle est au culo qaat^
Allez par delà el est trop foureuse,
Bergerotlurot, Iwrot,
6 LA FRIQUASSÉE V. IJ — }7 \
Ta brebis est morte ^
Souffle ly au cul, au cul :
Et la reconforte.
Tu ne sçay qui te boute,
A quand coups me ly baille tu
Que i'ais donc rue de quarette,
Pren ta duppe,
A vigne f vigne C oreille ,
A la baculle qui n'y viendra
Un beau coup de poing era
Dite ly par coinsette,
Pehum pehum à pot 6 pot,
Venez à men petit frère.
Qui mengut sa morue
Vêla ma peire vêla ma pomme,
Et tout chen que ie te donne
Su qui teplain tu.
Su platel mon amy,
Quifaict aller et venir
Et chu petit poucherot,
A devignez su quay y dort,
A Paris sur la queue d^vne souris
A Rouen su la queue d'vne iument,
Y sont iouquez mère nos guelines^
Le premier qui paiera leque foure mengera,