‹ La friquassée crotestyllonnéeChapitre 87 sur 134 · Au fondda carre · texte numérisé non relu

Au fondda carre

Je retiens la longue Et défends soufflé et rabattu.

Il s'agit de quelque jeu , des billes peut-être, où il est défendu de souffler sur la bille de son adversaire et la rabattre pour la faire dévier.

j^it. La croix fauldret te puisse faire manquer, La croix denier (me) puisse faire gagner.

Objurgation cabalistique, qu'on prononce en faisant devant soi , avec le pouce , une croix sur la table ou sur la terre.

430. Tu feras bien ce que je ne saurais faire. — Et quoi? — Tu baiseras bien mon cul, Et je ne le saurais baiser.

SUR LA FRIQUASSÉE CROTESTYLLONNÉE II7

Le pari est assez cocasse. Il rappelle une anecdote qui a été peu racontée.

A une table d'hôte, un commis voyageur se vantait de choses incroyables. Un convive de haute taille, à figure sérieuse, c'était le voyageur Jacques AragOy prend la parole : » Parions, Monsieur, du Champagne pour tous les convives, que je vais faire une chose que vous ne ferez point. — Je tiens le pari^ dit l'autre. » J. Arago se lève, tous le sui* vent; il pénètre dans une ruelle que bordaient nombre de sentinelles odorantes. Il choisit un fruit mou, y plonge le doigt, suce et dit au commis voyageur, d'une voix tranquille : « A votre tour, Monsieur. » Notre homme s'arme de courage, plonge son doigt^ le suce, et, avec un haut le cœur terrible, s'écrie : « J'ai gagné! — Vous avez perdu, répond J. Arago : moi j'ai plongé ce doigt, mais j'ai sucé l'autre!... »

Quifutquinaud?

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