LES MOU-KI
nom de peuplade et qu'il servit seulement à distinguer une nationalité de formation accidentelle et transitoire, nous retrouvons néanmoins ce terme employé encore au XIII^ siècle pour désigner des tribus habitant les mêmes territoires. C'est ainsi que le Yuan-che-lei-pien ^ nous dit qu'en 1277, Nacir-ed-din , lors de l'expédition qu'il conduisait contre les Birmans , avait une armée composée de Mongols , de Tsouan , de Pa-y, de Mo-siè (Mossos) représentant un effectif de 80,000 hommes.
Les Tsouan du royaume de Ta-li * ;;^ ]g , dit le même ouvrage , ' ont conservé l'usage des caractères Tsouan. C'est A-bhi (ou Avi) |$^ P^ , issu de la tribu de Na-keou ^ VJ^
du département de Ma-long j^ ^ * dans leYun-nan , qui en est l'auteur; leur syllabaire se compose de 1840 signes dont la forme ressemble à celle des caractères chinois appelés ir<9-/^02f ^ i|- *. Personne qu'eux ne peut en expliquer le sens •. Les chinois considèrent comme descendants de Tsouan, les Mou-ki , les Lolos noirs , les Kan Lolos , les K'ou-tfi ong , les Tch'e-sou et les Mo-tch'a.