‹ La Galactosémie Provoquée: Test d'Hyperthyroïdie, Étude CritiqueChapitre 15 sur 55 · VALEURS DE L'INDEX DE GALACTOSÉMIE · texte numérisé non relu

VALEURS DE L'INDEX DE GALACTOSÉMIE

mm mr om

Nombre Valeurs des Moyenne Nombre de G..I

us de cas Geddes GT4 sup, à 120 HARDING et GRANT (1933) .... 16 DA HEC 52 2 SOSTERTITESTOR PE AE VE 19 à 148 55 I NTaC= PAGANETOAONME A REMREE 50 3 à 163 55 5 BARNES et ICINCU PR 2 Re 25 18 DR AA 68 (e) as 54 js Total, Far RU nes 102 8 D’après les courbes publiées par :

ATTHAUSEN MER RE ER ART 44 S'ÉÉNSTANR ERIC NAN Ne 110

statistique globale citée ci-dessus considèrent qu'un G. I. supérieur à 120 est anormal.

Chez le sujet sain, il semble que le facteur sexe ou âge joue un grand rôle et constitue une cause d’er-" reur. STENSTAM, sur un petit groupe de vieillards dont l'age moyen était de 73 ans, ne note pas d’anomalies nettes. RoWwE. [202] signale que MEYER et STERN, SCHIROKAUER et STERN, chez des enfants de 2 à 4 ans et de 4 à 8 ans n’ont trouvé que des galactosuries normales. FIESSINGER, par contre, rapporte que PAISEAU, BROUET et VAILLE ont noté des troubles de la galactosurie chez l'enfant [24] Enfin, pour ROSENKRANTZ, BRUGER et LOCKART |157| l’âge exercerait une influence discrète, mais les courbes qu'ils donnent ne sont pas très démonstratives. La méthode de dosage employée est celle de ForiIN-

Wu, elle est peu précise et donne une marge d’erreur importante. Les écarts signalés et imputés à l’âge sont voisins et même inférieurs à ceux que l’on observe en pratiquant, avec cette technique, plusieurs dosages chez un même individu. Pour RowE [203], chez la femme la tolérance au galactose serait moindre. On devrait donc observer des courbes plus élevées. 11 hommes explorés par STENSTAM ont une galactosémie maxima de 61 en moyenne; 9 femmes ont une valeur de 55. Les différences sont donc minimes si tant est que l’on puisse tenir compte d’un aussi petit groupe. Nous verrons ultérieurement que la courbe peut être troublée par une hyperfolliculinie, mais déjà nous sortons des conditions normales.

Enfin, le test répété à plusieurs reprises chez un même individu donne des résultats semblables [172].

2° CHEZ LES HYPERTHYROIDIENS V’aleur de la flèche de galactoséme

SCHNEEBERG et ses collaborateurs ont condensé dans un tableau les résultats de la galactosémie pu- bliés par divers auteurs. Nous avons rectifié certains chiffres erronés.

SCHNEEBERG et ses collaborateurs. concluent que le test a été positif dans 92,1 % des cas.

Certains auteurs n’indiquent pas sur quoi repose le diagnostic d’hyperthyroidie. Maïs, en général, les signes cliniques sont nets, et le métabolisme basal élevé, comme nous le verrons ultérieurement. AL-

THAUSEN, LOCKARDT et SOLEY [6] n'ont fait état que d’hyperthyroïdiens reconnus comme tels par une commission de spécialistes.

STENSTAM a donné des doses de 30 grammes, ou dans certains cas 50 grammes, nous citons donc ses résultats séparément.

Avec 30 grammes de galactose chez le sujet normal, la valeur moyenne de la flèche de 25 cgr., avec des écarts de © à 56. 13 Basedowiens sur 16 avaient une galactosémie maxima supérieure à 40 cgr. Dans 7 cas, sur ces 13 sujets, la valeur était supérieure à 60 cer. Les valeurs allaient de 38 cgr. à 115 cgr.

Avec 50 gr. de galactose, chez le sujet normal, la valeur moyenne de la flèche était de 55 cgr. avec des écarts de 45 à 130. Chez les Y basedowiens examinés, aucune galactosémie n’était inférieure à 100; les chiffres se répartissaient de 102 à 164.

Donc, sur 25 basedowiens, 22 malades avaient une galactosémie maxima nettement supérieure à la moyenne normale. Ces résultats coïncident étroitement avec le chiffre donné par SCHNEEBERG-

La posihon du pic est sensiblement la même que chez les sujets normaux. Dès la 5° minute on trouve du galactose dans le sang de la plupart des malades; dès ce moment, la quantité trouvée peut être relativement élevée, atteignant 20 cgr. Cette élévation précoce constitue, pour ALTHAUSEN, un critère utile lorsque la flèche est située dans la zone douteuse.

Dans la règle, la durée de la galactosémie n’est pas supérieure à la normale.

IST 6 QI I 60€ es see DC AR CAO CU ee he JRJ0OL

IŸ I ÿ Oÿ °’°" [612] Tavanof ‘HLINS O£I-/1 61 I DES EREONSS [10] ZINVIINasON OST Sy z I gr [S1Z] OUISHANHOS ‘azavya 9£1-6 ec I I ED AR ANRT [6+z] NostrM { [toi] ‘AN 2 O'X NVOVT Se O£ II Iÿ HD PR SOI EN VON oU LA! S I OI CT DR RErS [9] Nasavaity cSI-Se = = = se = 189 Oÿ op 189 0 189 0£ 189 o1 sinojeA SASSop-nt e 0€ 8 OI ap surou Sjofns Sop sinojne S2p SOJIUUTT :2P XN] ‘9 Sun jue{e Sszofns 2p 21QUON

:9IPIOI(U}10d AU SUP ELUIXEU AINU9SOJOEIES E] 9P INA A

Galactose Index

Les résultats sont rarement exprimés sous cette forme; dans les cas où le G. I. n’est pas adopté, nous n'avons pu le calculer, les auteurs ne donnant pas les détails suffisants:

Chez 41 hyperthyroïdiens, Mac LAGAN et ses coilaborateurs donnent les résultats suivants:

CRÉZMSESUetS rene G.I. inférieur à 120, c’est-à-dire normal.

CHEAMS SUCER RE Gl'rentre 120 et 160:

Cher EST nt G.I. compris entre 160 et 300.

ChÉZUIO SUISSE N G.I. supérieur à 300.

BARNES et KING, sur 40 sujets, ont trouvé un G.f. inférieur à 120 dans 4 cas; supérieur à 600 dans 2 cas au moins.

En résumé, sur 81 hyperthyroïdiens, nous notons 7 G. IL. inférieurs à 120, soit 91,4 % de tests positifs, pourcentage sensiblement égal à celui obtenu par SCHNEEBERG, que nous avons rapporté plus haut et qui tient compte d'autres travaux. Au total, chez 415 hyperthyroïdiens examinés par O groupes de chercheurs différents, la galactosémie était nettement supérieure à la normale dans 92 % des cas environ.

Rapport entre la galactosémie et l'intensité des signes et des symptômes

Mac LAGaAN et ses collaborateurs, BARNES et KING d'autre part, ont classé leurs malades en plusieurs groupes suivant l'intensité des signes et des symptô-

mes cliniques qu'ils présentaient. Il existe un certain parallélisme entre le tableau clinique et les résultats de la galactosémie exprimés ici en galactose index, le tableau ci-dessous le montre:

Hyperthyroïdie Hyperthyroïdie Hyperthyroïdie légère modérée sévère Mc Lacan, RUNDLE, 137 C£ 220 285 G.I. moyen

BARNES, KING 137 (16à275)224 (142-355)374 (200-639) G.I. min. et Mx

Mc LaAGan, RUNDLE, 9 13 19 Nombre de BARNES, KING 17 POBNE) 7 patients

La durée d'évolution de la maladie ne joue aucun rôle pour SMITH, JONDHAL et OCHSNER [216]. Pour Mac LaGAN au contraire, ce facteur est important. En effet, écrit-1l, deux des patients du groupe des hyperthyroïdies sévères étaient des adolescents; ils avaient une courte histoire clinique (2 et 3 mois) et présentaient un G. I. inférieur à 160. Au contraire, 4 patients, chez lesquels le G. [: était supérieur à 250, avaient une longue histoire clinique, supérieure à deux ans [164|.

Il est intéressant de comparer les résultats du métabohisme basal et de la galactosémie. ROSENKRANTZ, BURGER et LOCKHART [201] pensent qu’il n’y a aucune corrélation entre les deux. Une analyse attentive des cas de STENSTAM, recevant 30 gr. de galactose, tend à faire porter la même conclusion. Cependant, la majorité des auteurs pensent que s’il n’y a pas de corrélation quantitative étroite [106] [6], les

deux chiffres s'élèvent néanmoins parallèlement dans de nombreux cas. Dans les diverses publications, la moyenne des métabolismes de base et la moyenne des G. Mx. sont en accord, mais l'examen des cas individuels montre que les exceptions ne manquent pas.

Dans les hyperthyroïdies avec métabolisme basal normal, la galactosémie donne presque toujours des résultats nettement positifs. SMITH, JONDHAL et OCHSNER, par exemple, sur 42 cas de goître toxique diffus, confirmés par l'examen histologique de la pièce, notaient 10 sujets ayant un métabolisme normal; O de ceux-ci avaient une G. Mx. supérieure à O gr. 40, 1 seul avait une G. Mx. douteuse à o gr. 30. Parmi les 130 hyperthyroïdiens dont fait état Aï- THAUSEN, 124 avaient une G. Mx. caractéristique tandis que 109 d’entre eux seulement avaient un métabolisme supérieur à + 20 %. L'auteur conclut au: le test est plus sensible que la mesure de consommation d'oxygène. À l'appui de sa thèse, on peut citer les travaux expérimentaux de son élève RUSSEL [209]. Miss J. A. Russe, chez des rats hypophysectomisés, injecte 10 où 20 gamma de thyroxine par jour ; elle étudie leur absorption intestinale par une méthode directe voisine de celle employée par Cort [52]: l'animal est sacrifié quatre heures après un repas glucidique, le sucre restant dans son tractus digestif est dosé. On rapporte la quantité de sucre absorbé au poids du corps. Chez les rats hypophysectomisés non traités, l'absorption est faible: 122 mgr. pour 100 gr. La consommation d'oxygène par heure

pour 100 gr. est de 106 cc. Contre 189 mer. et 147 cc. chez le rat indemne. 10 gamma de thyroxine ramènent chez le rat hypophysectomisé les chiffres respectivement à 181 et 130. Donc, la dose de thyroxine injectée a rétabli l'absorption intestinale à la normale, mais elle était insuffisante pour rétablir la valeur normale du métabolisme.

Miss RUSSEL en conclut qu’il ne semble pas y avoir de relation entre la consommation d'oxygène et la vitesse d'absorption des glucides. ALTIHAUSEN y trouve la preuve que l'accélération de l’absorption intestinale des sucres est plus sensible à un léger excès de thyroxine que le M. B. C’est pourquoi le test qui nous occupe est plus précis, écrit-il, que les variations du métabolisme dans les hyperthyroïdies discrètes.

Influence du traitement sur la galactosémie des hyperthyroïdiens

L'iodothérapie et le traitement préopératoire (repos et sédatifs) ont une heureuse influence sur les signes cliniques et font souvent baisser le métabolisme basal. Il est intéressant de noter que le test de tolérance au galactose semble, lui, peu modifié. Mac LaGaAN et RUNDLE répétant les tests après 14 jours d’iodothérapie et de repos au lit ont obtenu les moyennes suivantes: chez 5 malades M. B.: + 52 % avant et + 26 DPanre Gr 201 avant et(29suapres.

Chez 3 malades qui, avant traitement, avaient tous les signes d’un goître toxique, SMITH et ses collaborateurs ont obtenu des chiffres de galactosémie maxima supérieurs à la normale, o gr. 56, o gr. 55, Oo g. &2,

alors que l'examen histologique de la pièce opératoire ne montrait pas de signes nets de thyrotoxicose. Enfin, chez 2 malades de STENSTAM, après un mois de traitement le métabolisme basal s'était abaissé de + 72 à + 5 % et de + 40 à 21 %, tandis que la galactosémie n'avait guère varié. En résumé, l’iodothérapie et les sédatifs ne semblent pas modifier les résultats du test, tandis qu’ils influencent souvent le Métabolisme de Base. Cette particularité du test peut être précieuse, lorsque le sujet consulte en vue de l'intervention chirurgicale alors qu'il a déjà subi un traitement préopératoire.

ALTHAUSEN [6], le premier, a éprouvé des Basedowiens avant et après Thyroïdectomie. La période écoulée depuis l'intervention chirurgicale est assez courte, puisqu'il semble que tous les malades aient subi le deuxième test avant leur sortie de l’hôpital. Sur 22 malades, 18 ont vu leur courbe revenir sensiblement à la normale (moyenne des G. Mx. 23 centigr.) 2 avaient des courbes sensiblement abaissées, mais encore supérieures à la normale, enfin chez les deux derniers, il n’y avait pas de modification. SCHNEEBERG et ses collaborateurs pratiquent le test chez 18 patients, 10 à 14 jours après l'intervention; chez 3 seulement la courbe est revenue normale. D'autre part, chez 15 sujets ayant eu une thyroïdectomie un à huit ans auparavant, ils observent dans 10 cas une G. Mx. supérieure à 40 cg./litre. Les auteurs en concluent que chez les thyroïdectomisés, le test est sans valeur et qu’il ne faut pas y recourir pour poser l'indication d’une deuxième intervention.

Il semble logique de déduire de ces travaux qu'’après thyroidectomie: 1° la galactosémie ne revient que lentement à la normale: 2° elle ne revient pas dans tous les cas à la normale. Nous discuterons ultérieurement la signification de ces résultats.

Page 1