‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 102 sur 251 · PL LXXV · texte numérisé non relu

PL LXXV

Capite, collo superiore , remigibus et rectricibus nigris ; dorso , uropygio, gulâ Jlavis ; pectore cinereo-albo.

Un beau jaune domine sur la gorge, le dos, le croupion et sur les couvertures supérieures de la queue; cette couleur est remplacée par un noir profond sur la tête, le dessus du cou , les rémiges et les rectrices; une petite tache blanche se fait remarquer vers la base des quatrième, cinquième et sixième pennes alaires ; le devant du cou et la poitrine sont d’un gris presque blanc; le ventre et les parties postérieures de la dernière couleur; le bec est noir en dessus, couleur de corne en dessous ; les pieds sont noirâtres. Longueur totale, 5 pouces. On trouve cet oiseau au Brésil: nous soupçonnons que c’est un mâle, dont la femelle et le jeune ne sont pas connus.

3ème division. TANGAR.A, Tanagra.

Bec conoïde, un peu trigone à sa. base, à bords courbés en dedans, rétréci et incliné vers le bout; mandibule supérieure échancrée à son extrémité; l’inférieure entière. PL G, n° 4-

Narines rondes , ouvertes , en partie cachées sous les plumes du capitsrum.

Langue cartilagineuse , bifide à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, et totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; les quatre premières rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les vrais tangaras, c’est-à-dire les oiseaux auxquels on ne peut refuser ce nom , présentent entre eux quelques différences dans la forme du bec ; mais , selon moi, elles ne sont pas assez tranchantes pour les diviser autrement

GAEERIK UES OISEADX. IIe PARTIE. 1 4

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tangaras,

qu’en deux sections, dont l’une contiendrait les espèces dont le bec est aussi large que haut à sa base et allongé; l’autre, celles qui l’ont plus large que haut à son origine et court. Quant aux autres oiseaux qu’on a classés dans ce genre, l’on doit les en exclure, il y sont très-déplacés et doivent composer de nouvelles divisions, auxquelles nous avons appliqué les dénominations de némosie , jaeapa, pyranga, arremon, habia et lachyphone.

Les tangaras sont baccivores, entomopliages et séminivores, cherchent leur nourriture dans les buissons, sur les plantes et sur les arbres, dont ils parcourent les branches pour saisir les insectes de la même manière que certaines fauvettes. Presque tous sont remarquables par la richesse de leur plumage; mais peu ont une voix agréable. Leur vol est vif; leur naturel actif, inconsidéré, et leurs mouvemens sont brusques; ils descendent rarement â terre, et quand ils y sont, leurs pas sont des sauts. Ils fréquentent l’intérieur des bois, lorsque certaines baies les y attirent; les uns se tiennent ordinairement sur la lisière des forêts, dans les lieux arides, et se cachent dans les broussailles; tandis que d’autres préfèrent la cime des arbres; quelques-uns se montrent près des habitations rurales, se plaisent dans les jardins et les savanes.

Des espèces aiment à vivre en troupes, d’autres en familles, et plusieurs s’isolent de leurs semblables. Toutes sont sédentaires sous la zone torride, font plusieurs couvées par an, mais composées d’un moindre nombre d’œufs que celles des oiseaux qui vivent sous les zones tempérées.

LE TANGARA MULTICOLOR , Tanagra muldcolor.

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