‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 104 sur 251 · PI. LXXVII · texte numérisé non relu

PI. LXXVII

Obscure olivaceus, subtus rufescens aut griseus; mento albiclo. .

Le grand tangara, Buffon , Hist. nat. des Oiseaux , tom. pag. 2 3 9 , pl. enl., n° 20 5, sous le nom de grand lanagra des bois de Cayenne.

Tanagra magna, Linn . , G ni . , Syst. nat . , édit. i3, n° 26.

Idem, Lat/i., index , n° 8.

Grand tanager, Laih., Synopsis , tom. 2 , pag . 220, ?i° 7.

On ne connaît dans cette espèce que l’habitude de se tenir indifféremment dans les grands bois et les lieux découverts.

Le mâle et la femelle portent à peu près le même vêtement. Le dessus de la tête, le derrière du cou, tout le dessus du corps, les ailes et la queue sont d’un vert-olive sombre; on remarque deux traits sur les côtés de la tête; l’un blanc, entre le bec et l’œil, et l’autre noir au-dessous des yeux; le menton est blanc et bordé de noir; la gorge nuancée de jaune, avec une bandelette noire; les côtés de la tête et du cou cendrés ; le devant du cou , la poitrine et les parties postérieures sont d’un jaune roussâtre ou gris; les couvertures inférieures de la queue rousses, le bec et les pieds noirâtres. Longueur totale, 8 pouces environ. Latham indique un individu qui a la poitrine d’un cendré fauve, et a décrit le précédent, ainsi que Gmelin, avec des couleurs un peu différentes que celles indiquées ci-dessus; il me paraît que cette description est prise sur la planche enluminée de Buffon, qui en effet, manque d’exactitude, car la nôtre est d’après nature.

5ème division. ARREMON, Airemon.

Bec conico-convéxe, médiocre, un peu fort, à bords recourbés en dedans; mandibule supérieure échancrée et fléchie vers le bout; l’inférieure droite, entière et pointue. PI. G, n° 6.

Narines ovales, à demi couvertes vers la base par une membrane et des petites plumes.

ARREMONS.

Langue cartilagineuse, bifide à sa pointe.

Bouche ciliée latéralement.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe ; et totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; première rémige plus courte que la septième; quatrième et cinquième les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

La seule espèce qui compose cette division se trouve à la Guyane et au Paraguay; si l’on en excepte le chant que le mâle fait entendre dans cette dernière contrée, tandis qu’il est silencieux dans l’autre, ses habitudes naturelles n’offrent pas de dissemblance dans l’un ou l’autre pays. Elle se tient ordinairement à terre, ne se repose que rarement sur les branches les plus basses des arbres, et ne fréquente point les endroits découverts. Etant d’un naturel stupide, tranquille et solitaire, on l’approche facilement. Il paraît que, lorsque le mâle a été observé à Cayenne par Sonnini, il n’était point dans la saison des amours, car il gardait un profond silence, d’où est venu le nom X oiseau silencieux que lui a donné Buffon; mais à cette époque il a, selon de Azara , un chant agréable et varié.

«Cet oiseau, dit l’éloquent historien de la nature, est d’une espèce que nous ne pouvons rapporter à aucun genre, et que nous ne plaçons après les tangaras que parce qu’il a dans sa conformation extérieure quelques rapports avec eux. » M. Desmarets, Histoire des Tangaras , l’a mis dans sa division des tangaras colluriens; Latham le classe dans son genre tanagra; en effet, il a dans ses caractères quelque analogie avec les tangaras et les colluriens, ou pie-grièches ; enfin de Azara l’a mis à la suite de ses lordos de hosque ( troupiales des bois), comme une espèce distincte de ceux-ci par divers attributs. Ainsi donc, l’oiseau silencieux n’étant pas réellement un tangara, ni un collurien, ni un troupiale, nous nous croyons fonde a le placer dans une division particulière et distincte. On ne connaît ni son nid ni ses œufs.

JACÀPAS.

L’ARREMON A COLLIER, Arremon torquatas.

Pl. LXXVIIL

Viridis ; capite subtiisque incarnes ; superciliis , vitlâ oculari, fasciâque jugulari, nigris.

L’oiseau silencieux, Buff. , II/sL, fiat., des Ois., pl. enl. n° 78, sous le nom de tangara de la Guyane.

Tanagra silens, Luth., index, n° L\i.

Turdo torquato, de Azara, Apuntamienlos para la historié naturel de los paxaros del Paraguay y rio de la Plata, tom. 1, pag. 33o, n° 78.

Cet oiseau a le sommet de la tête traversé dans le milieu par une bandelette bleuâtre et bordée de noir sur chaque côté ; les sourcils blancs, les côtés du cou et la nuque d’un gris bleu; un demi-collier noir sur le devant du cou; une teinte blanchâtre à la poitrine et au ventre; un gris clair légèrement nuancé de bleuâtre sur le reste des parties inférieures; un vert-olive foncé sur toutes les supérieures; le bord des ailes jaune et une tache de la même couleur au-dessus du pli de l’aile; les rémiges noires en dedans; la queue pareille; le bec entièrement noir ou seulement en dessus, et orangé sur les bords de sa partie supérieure et en dessous, les pieds couleur de chair. Longueur totale, 6 pouces 2 à 4 lignes.

Tous les individus de cette espèce ne portent pas un plumage pareil ; ce qui paraît dépendre des sexes , de l’âge et des localités. Les uns ont le dessus du corps d’un gris terreux ; une bordure blanche au pli de l’aile ; d’autres ont une bande noirâtre sur le dessus de la tête ; les couvertures supé rieures des ailes lavées de jaune.

6ème division. JACAPA, Ramphocelus.

Bec robuste, comprimé latéralement, convexe en dessus, épais; mandibule supérieure couvrant les bords de l’inférieure; entaillée et inclinée vers le bout; l’inférieure à côtés dilatés transversalement, plus ou moins prolongés vers les yeux. Pl. G, n° 7.

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