LORIOTS
farines ovales , placées clans une membrane, ouvertes par en haut.
Langue cartilagineuse , bifide et frangée à son extrémité.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soucié à sa base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.
Ailes à penne bâtarde; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Des neuf espèces que renferme cette division , une seule habite en Europe; les autres se trouvent en Afrique, dans les Grandes-Indes et en Australasie. Jusqu’à présent on n’a pas encore vu de véritables loriots dans l’Amérique; les oiseaux de cette partie du monde auxquels on a donné ce nom d’après leurs couleurs jaune et noire, sont des troupiales , des carouges et des baltimores.
Nous n’avons point ou très-peu de notions sur les mœurs et les habitudes des loriots exotiques; mais à en juger par l’analogie, on peut soupçonner qu’ils ont le même genre de vie que celui d’Europe, dont le nid est remarquable par sa texture. 11 le place à l’extrémité des branches d’un arbre élévé , le construit avec beaucoup d’art, l’attache à la bifurcation de plusieurs petites branches, enlace autour des rameaux, qui forment cette bifurcation, de longs brins de paille, de chanvre ou de laine, dont les uns allant droit d’un rameau à l’autre, forment le bord du nid par devant, et les autres pénétrant dans son tissu en passant par dessous et venant se poser sur le rameau opposé, donnent de la solidité à l’ouvrage. La couche sur laquelle la femelle dépose ses œufs est composée de mousse, de toiles d’araignées , du nid soyeux des chenilles, de plumes et d’autres matières mollettes. Tous les loriots se nourrissent d’insectes, principalement de chenilles, de baies et de fruits tendres.
LE LORIOT D’OR, Oriolus auratus.