PI. XCIV
Fusco-griseus , subtîis albidus ; abdo mines medio flavo; lateribus colli caruncula cjlindnceâ.
Wattled bee-eater, JFhite's journ., pi. pag. i44> male; id., pag. 240, femelle.
Wattled bee-eater, Lath., 2e suppl., pag. i5o, n° 4-
Wattled crow, Idem, pag. 119, n° 27.
Merops carunculatus , Lath., index , n° 20.
Corvus paradoxus , Idem, suppl., n° 10.
Pie à pendeloques, Daudin , Ornith., tom. 2 , pag. il\&,pl. 16.
Créadion à pendeloques, 2e édit, du Nouv. Dict. d’Hist. nat., tom. 8, pag. 3gi.
Cette espèce est très-nombreuse à la Nouvelle-Zélande, où elle se plaît sur les bords de la mer. Elle est si courageuse, qu’elle met en fuite des oiseaux beaucoup plus forts et plus grands qu’elle. Ce créadion, grand babillard, fait entendre à chaque instant divers cris, dont les naturels ont tiré le nom de goo-gwar-neck qu’ils lui ont imposé. Il se nourrit d’insectes, mais il préfère ceux qui sucent le miel de différentes sortes de plantes nommées banksia.
Le mâle a le bec noir; les caroncules charnues, orangées, cylindriques ,
MAINATES.
longues de dix lignes, et pendantes sur chaque côté de la tête, dont le sommet est noirâtre; le dessus du corps brun ; les plumes du dessous d’un blanc sale, et blanchâtres sur leur tige; le milieu du ventre jaune; les pennes des ailes et de la queue noirâtres; les rectrices latérales blanches à leur extrémité; les pieds brunâtres. Longueur totale, i3 à i l\ pouces.
L’individu signalé par White, pag. 240, pour la femelle, a le bec plus courbé que le mâle, une queue plus courte et une taille plus grosse. Elle est privée de caroncules; les plumes de la gorge sont d’une couleur sombre, longues, et pendantes confusément.
Le jeune se distingue par une taille plus petite, ayant à peine douze pouces de longueur. Tout son plumage est plus clair; les lignes du milieu des plumes plus nombreuses , plus larges à l’extrémité , ce qui fait paraître cette partie comme tachetée. Généralement ces créadions diffèrent beaucoup entre eux ; des individus ont le dessus de la tête jusqu’aux yeux, et le cou en arrière noirs; les parties supérieures du corps d’un cendré sombre, et chaque plume bordée de blanchâtre, avec quelques traits blancs sur le cou et sur le dos; le dessous du corps d’une nuance plus pâle, avec quelques taches obscures; les pieds ferrugineux, et les caroncules rouges. ^D’autres n’ont aucun indice de jaune sur le ventre.
3ème division. MAINATE, Gracula.
Bec convexe en dessus, robuste, un peu arqué, mandibule supérieure échancrée et courbée vers le bout; l’inférieure plus courte, comprimée latéralement. PL H, n° 11.
Narines oblongues, glabres, ouvertes, situées près du capistrum.
Langue cartilagineuse , pointue, bifide à son extrémité.
Tête caronculée.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes; les quatre premières rémiges un peu graduelles et les plus longues de toutes.
MAINATES.
Queue à douze rectrices.
Des dix-neuf espèces dont Latham a composé ce genre, une seule y est à sa place. En effet, on y voit entre autres des martins 1, des quiscales 2, des merles 3 4, un martin pêcheur un picucule 5, un loriot 6, une coracine i, etc. Cette seule espèce est le mainate religieux, que l’on trouve dans les Indes, où il est fort recherché à cause de sa douceur, sa familiarité, et surtout ses talens pour imiter en peu de temps le sifflet, le chant, la parole et généralement tout ce qu’il entend. Sa nourriture consiste en insectes et divers fruits.
LE MAINATE RELIGIEUX, Gracula religiosa.
PI. xcv.
N igro-violaceâ ; macula alarum albâ ; fascid nudd, Jlavd.
Le mainate, Briss., Ornitli., tom. 2, pag. 3o5, n° 4g , pl- 28 ,Jîg. 2.
Idem, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 3, pag. 4o6, pl. enl. n° 268.
Gracula religiosa, Lirai., Gm., Sjst. nat., édit. i3, n° 1. Idem, Lath., Index , n° 1 .
Minor grakle, Lath. , Synopsis , tom. 1 , pag. 455, n° 1.
Cette espèce, que l’on connaît dans l’Inde sous le nom de minor ou mino , paraît composée de deux races dont une ne diffère de l’autre que par une taille moins forte; tel est le petit mainate d’Edwards, pl. 17. On les trouve dans diverses parties de l’Inde et dans les îles de Sumatra et de Java , où elles sont connues sous la dénomination de maynoa.
Tout le plumage est d’un noir très-lustré et enrichi de reflets bleus, verts et violets sur diverses parties. Une double crête jaune, irrégulièrement découpée, prend naissance derrière l’œil, sur chaque côté de la tête, tombe
1 Gracula calva, tristes.
1 — quiscala, barita.
5 — — . — cristatella, longirostra.
4 athis.
caranensis.
viridis.
nuda.
MANUCODES.
en arrière, où chaque partie se rapproche l’une de l’autre, et est séparée sur l’occiput par une bande de plumes longues, étroites, et partant de la base du bec; celles du sommet de la tête sont très-courtes et imitent le velours noir. Le bec est rouge à son origine et jaune vers le bout; l’iris de couleur noisette; les pieds sont d’un jaune orangé et les ongles bruns. Longueur totale 10 pouces trois quarts.
L’individu décrit par Brisson a les pennes des ailes, depuis la seconde jusqu’à la huitième incluse, blanches dans le milieu: cette couleur est coupée par le noir de la tige, n’occupe sur la seconde rémige que le côté intérieur, et sur la huitième que le côté extérieur. Le petit mainate d’Edwars diffère du précédent par une taille moins longue et par la forme des deux crêtes, qui se réunissent derrière l’occiput et embrassent la tête d’un œil à l’autre. Enfin , le grand mainate est de la taille du choucas, et il a le bec et les pieds jaunes saris aucune trace de rougeâtre. On le trouve dans l’île de Ilainan en Asie. Le mainate de Boutius est une espèce distincte et particulière, et non pas une variété des précédens.
7ème famille. MANUCODIATES ou OISEAUX DÊ PARADIS, Paraclisei.
Pieds médiocres, forts ou grêles.
Tarses nus, annelés.
Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière.
Plumes cervicales ou hypocondriales longues et de diverses formes.
Bec emplumé à sa base, comprimé latéralement, robuste ou grêle, fléchi à sa pointe, le plus souvent échancré.
ière division. MANUCODE, Cicinnurus.
Bec garni à sa base de très-petites plumes dirigées en avant, grêle, convexe en dessus, un peu comprimé par les côtés; mandibule supérieure finement entaillée et fléchie vers le bout ; l’inférieure plus courte et droite. PI. I,
MANUCODES.
Narines recouvertes par les plumes du capistrum et nullement apparentes.
Langue médiocre, cartilagineuse, ciliée à sa pointe.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe et totalement séparé de l’interne.
Ailes allongées, à penne bâtarde très-courte; première rémige plus courte que la sixième; deuxième et troisième les plus longues de toutes; secondaires égales entre elles, ou à peu près.
Plumes hypocondriales larges , allongées , tronquées à leur extrémité.
Queue à douze rectrices; les deux intermédiaires filiformes, bouclées à leur pointe.
Cette division ne renferme qu’une espèce que l’on trouve dans l’Asie orientale. Elle se nourrit principalement de baies , et se tient habituellement dans les buissons. On lui a donné le nom de roi des oiseaux de paradis , parce que, dit -on, elle leur sert de conducteur dans les diverses courses qu’ils entreprennent.
LE MANUCODE ROYAL, Cicinnurus regius.
PI. XCYI.
Castaneo-purpureus ; sublus albidus ; fasciâ pectorali viridi-aured; rectricibus duabus intermediis Jîliformibus , apice lunato pennaceis.
Le petit oiseau de paradis, Brisson, Ornilh ., tom. 2, pag. i36, n° 2, pi. i\Jig. 2.
Le manucode, Bujfon , Ilist. nal. des Ois ., tom. Z, pag. i63, pl. enl. n° 4g6.
Le roi des oiseaux de paradis, Sonnerat, N oyag. pag. 1 56, pl. q5.
Paradisea regia, Linn., Gm ., Syst. nat., édit. i3, n° 2. Idem, Lath., Index , n° 2.
Ring paradise bird, Lath., Synopsis, tom. \ ,pag. lyj 5, n° 2.
On rencontre ce bel oiseau à Sop-clo-o, l’une des îles Arou, et particulièrement à Yood-sir, mais on ne l’y voit que pendant la mousson de l’ouest. Il y vient de la Nouvelle Guinée, à ce que croient les natifs, qui assurent