PI. CXIII
Cinerea ; abdomine albo ; remigibus nigrican/e-fuscis.
Choucas de la Nouvelle-Guinée, Buff., Hist. nat. des Ois., t. 3, p. 81, pl. enl., n° 63o.
Corvus papuensis, Linn., Gmel ., Sysl. nat., edit. 1 3 , n° 2q.
Idem, Lath., Index, n° i5.
Papuan crow, Idem, Synopsis, tom. \,pag. 382, n° 14.
Le gris-cendré qui domine sur le plumage de cette coracine, est foncé sur le dessus du corps, clair en dessous, et se dégrade presque jusqu’au blanc, sur le ventre et les parties postérieures; une bande noire entoure le bec; les grandes pennes des ailes sont d’un brun noirâtre; les pieds petits, gris; les ongles courts; le bec est jaunâtre. Longueur totale, 11 pouces. On trouve cette espèce à la Nouvelle-Guinée.
C Bec entier, narines découvertes. Pl. J, n° 8.
LA CORACINE CÉPHALOPTÈRE, Coracina
Pl. CXIV.
T o ta nigra nitens; crisld concolore, albd; lateribus colli glabris, cyaneis. Céphaloptère, Geoffroy-Saint-Hilaire , Mémoire.
Coracine céphaloptère, 2e édit, du Nouv. Dict. d’Hist. nat., tom. 8 ,p. 5. Cette espèce, qu’on dit se trouver au Brésil, y est très-rare, car on ne connaît jusqu’à présent que le seul individu rapporté de Lisbonne, par
CAT.ERIK DES OISEAUX. IIe PARTIE.
PIAUHAUS.
M. Geoffroy-Saint-Hilaire , et déposé au muséum d’histoire naturelle. Elle a le bec, les pieds et tout le plumage d’un beau noir, à reflets métalliques et éclatans sur diverses parties; les plumes du dessus de la tète, longues, à tige très-grêle, moitié blanches, terminées par un épi de barbes décomposées, se recourbant vers le bout , de manière que le bec et la tête semblent être sous un large panache qui, dans sa circonférence, représente assez bien un parasol. Cet oiseau est encore remarquable par une expansion cutanée, en forme de jabot, recouverte, par-devant et sur les côtés, de plumes allongées, larges, et formant un faisceau qui s’isole en s’avançant sur le haut de la poitrine, et qui laisse à découvert une partie des côtés du cou, dont la peau est nue et d’un bleu de ciel.
3èmc division. PIAUHAU, Querula.
Bec très-déprimé et garni à sa base de plumes et de soies dirigées en avant , triangulaire, convexe dessus et dessous; mandibule supérieure échancrée et crochue vers le bout; l’inférieure à pointe très-grêle, retroussée et trèsaiguë. PL J, n° 9.
Narines ouvertes, un peu arrondies, couvertes par les plumes du capislrum.
Langue
Bouche ample, garnie de cils sur les angles.
Taises nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe jusqu’à la première articulation , totalement séparé de l’interne.
Ailes longues ; première et huitième rémiges égales; deuxième plus courte que la sixième; quatrième la plus longue de toutes.
Queue à douze rectrices.
On ne connaît qu’une seule espèce de cette division, laquelle habite la Guyane, où elle se lient dans les bois, et se nourrit d’insectes et de fruits. Les piauhaus, d’un naturel vif, sont presque toujours en mouvement; se rassemblent en troupes, se plaisent dans la société des toucans, et les précèdent ordinairement, toujours en criant aigrement : pi-hau-hau. Cette
COTINGAS.
espèce a des rapports avec les gobe-mouches, parmi lesquels des ornithologistes l’ont classée; « mais, comme dit Buffon, elle est si éloignée de toutes les espèces de gobe-mouches, moucherolles et tyrans, qu’il faut lui laisser une place isolée comme celle qu’elle paraît occuper dans la nature. »
LE PIAUHAU A GORGE ROUGE, Qaerula rubricollis .
PL CXY.
Nigra ; menti gulturisque area ingente rubrâ.
Le grand gobe-mouche de Cayenne, Briss., Ornith., tom. 2 , pag. 386, n° i5,pl. 38, fig. 3.
Piauhau, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 4, pàg. 588, pl. enl. n° 38x, sous le nom de grand gobe-mouche noir de Cayenne.
Muscicapa rubricollis, Linn., Gmel., Syst. nat., edit. 1 3 , n° 3 1 ; Idem, Lath., Index , n° 87.
Purple throated fly-catcher, Idem , Synopsis, tom. 1 , pag. 365, n° 78.
Tout le plumage , le bec et les pieds de cet oiseau sont d’un noir profond , avec une belle tache d’un pourpre foncé sur la gorge du mâle, et que n’a pas la femelle. Longueur totale, xi pouces.
4ème division. CO LIA G A , Ampelis.
Bec médiocre, déprimé et presque trigone à sa base, un peu caréné en dessus; mandibule supérieure à pointe rétrécie, échancrée et courbée; l’inférieure un peu aplatie en dessous , retroussée et acuminée à son extrémité.
Narines presque orbiculaires, à demi closes par une membrane, et couvertes par les plumes du capistrum.
Langue cartilagineuse , bifide à la pointe.
Bouche ample.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni avec l’externe jusqu’à la deuxième articulation, totalement séparé de l’interne; postérieur aussi long que le dernier, et le plus fort de tous.
COTINGAS.
Ailes moyennes; première rémige plus courte que la sixième; deuxième, troisième, quatrième , cinquième, les plus longues de toutes chez la plupart.
Cette division, qui contient quinze espèces , est composée de deux sections, d’après quelque différence dans la conformation du bec. Les caractères de la première sont de l’avoir moins déprimé et plus fort que dans la deuxième , 011 il est d’une consistance faible. Parmi les oiseaux d’un riche plumage que la nature a rassemblés entre les tropiques, la plupart des cotingas sont de ceux qui charment tous les yeux : leur robe est parée des couleurs les plus pures, les plus éclatantes. Sur les uns, elles paraissent opposées; mais le contraste est d’une belle entente; sur d’autres, elles se fondent les unes dans les autres de la manière la plus suave, et presque sur tous elles se multiplient par des reflets sans nombre. Cette brillante parure n’est, pour plusieurs mâles, que leur habit de noces, et disparaît avec les amours; alors ils se trouvent confondus avec les femelles; sur lesquelles on cherche en vain l’éclat et la beauté.
Tout ce que l’on sait du genre de vie de ces oiseaux, c’est qu’ils ne voyagent point , et que leurs courses se renferment dans un cercle étroit 1 on ne les trouve guère au delà du Brésil, du côté du sud, et au delà de la Nouvelle-Espagne, du côté du nord. Ils se montrent deux fois l’année près des habitations, en petites troupes, se plaisent dans les lieux arrosés et marécageux; ce qui leur a fait donner, à Cayenne, le nom de poule d'eau.
Les cotingas sont baccivores et entomophages ; plusieurs préfèrent les termes ou pous de bois; tous mangent différentes baies et fruits moux. Selon Sonnini qui a eu occasion de les observer à la Guyane, ils ne sont point granivores; Montbillard aurait donc eu tort de les présenter comme des dévastateurs des rizières.
COTINGAS.
A. Bec dur, peu déprimé. PI. K. n° i.
LE COTINGA BLEU, Ampelis cærulea.
PI. CXYI.
Nilidissima cærulea ; subtus purpurea ; ails , cauddque nigris.
Le cotinga, Briss., Ornith. , tom. a , pag. 34o, n° i,pl. ?>f\,/ig. x.
Le cotinga bleu, Buffon , Hist. Nat. des Ois., tom. 4, Pag- 44 3 , pienl. , riK 18 6 et 188, sous le nom de cotinga bleu du Brésil.
Ampelis cotinga, Linn. , Gmel. , Syst. nat., edii. i3, n° l\.
Idem, Lath. Index , n° i.
Purple breasted chattei’er, Lath., Synopsis, tom. i,pag. g4, n° a.
On trouve cette espèce à Cayenne et à Surinam, où elle est assez commune.
Chez le mâle le plumage est généralement d’un beau bleu d’outremer, à reflets violets sur quelques pai’ties; la gorge, la poitrine , le haut du ventre sont d’un pourpre éclatant; les pennes des ailes et de la queue, le bec, les pieds noirs. Longueur totale 8 pouces un quart.
La femelle est d’un brun noirâtre sur le dessus de la tête et du corps, sur les couvertures des ailes et de la queue. Cette teinte est plus foncée sur les parties inférieures, et à reflets d’un bleu verdâtre : l’extrémité des plumes porte une bordure blanche, qui se rétrécit tellement sur la tête, qu’elle n’a l’apparence que d’un point; mais elle, est très-grande sur quelques couvertures des ailes, dont les pennes primaires sont noirâtres, et les autres bordées de blanc et de l’oux; celles de la queue pareilles au dos; la gorge est roussâtre; le bas-ventre et les couvertui’es inférieures de la queue sont d’un roux-clair. Le jeune (PI. 37 des oiseaux rares de Le Vaillant) ne diffère de la femelle qu’en ce que ses couleurs sont plus ternes, et que les plumes ont leur extrémité terminée par une lunule roussâtx-e; le bec et les pieds sont bruns.
COTI1VGAS.
B. Bec mou , tres-dèprimè. PL K. n° a.
LE COTINGA AVÉRANO, Ampelis variegata.