‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 145 sur 251 · PL CXIX · texte numérisé non relu

PL CXIX

Nilida , cœrulea ; fronte oculisque nigro circumdatis ; ventre et abdomine albis ; hjpochondriis nigro tr ans ver sim maculatis ( mas ) ;

Viridis ; fronte., gulâ cinereis , et griseo-punctalis ; collo anteriore, pectoreque flavescente-ntfis (femina);

GALERIE DES OISEAUX. IIe PARTIE

CHELIDONS.

Corpore subtils rufo et albo maculato (junior).

La tersine, BuJJou , Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 446.

Ampelis tersa, Linn. , Gmel., édit. 1 3, n° 7. Idem , Lal h. , index , n° l\.

Blue breasted chatterer, Lath. , Synopsis , tom. 2, pag. g5, /i° !\.

Le mâle a le bec et les yeux entourés de noir; la gorge de cette couleur; le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, la poitrine, les flancs et les petites couvertures des ailes d’un bleu d’aigue-marine, à reflets clairs; les rémiges et les rectrices de la même teinte à l’extérieur, et noires dans le reste; le milieu du ventre et les parties postérieures d’un blanc pur, avec des taches transversales noires sur les côtés; le bec et les pieds de cette couleur. Longueur totale 6 pouces.

La femelle est d’un vert brillant où le mâle est bleu ; le tour du bec et des yeux, la gorge, sont d’un gris-clair, pointillé d’un gris plus foncé; le devant du cou et la poitrine d’un roux verdâtre; le milieu du ventre et les parties postérieures d’un blanc un peu lavé de roux, avec des taches transversales de la dernière teinte sur les côtés ; le bec et les pieds d’un gris rembruni. Le jeune en diffère en ce que toutes les parties inférieures portent des taches rousses et blanches.

10™ famille. CHÉLIDONS, Ckelidones.

Pieds courts, grêles.

Tarses nus, annelés ou emplumés.

Doigts antérieurs unis à la base par une membrane ou totalement séparés et le pouce dirigé en avant, ou les extérieurs réunis à la base, l’externe totalement libre , et le pouce dirigé en arrière.

Bec petit, à base déprimée, cilicé ou glabre, à large ouverture et à pointe échancrée et courbée.

Ailes très-longues.

Queue à dix ou douze rectrices.

HIRONDELLES. 18g

A. Doigt intermédiaire uni a la base avec l’externe, totalement séparé de

l’interne.

iere division. HIRONDELLE, Hirundo.

Bea petit, à base déprimée, glabre et presque triangulaire , comprimé et étroit vers la pointe ; mandibule supérieure entaillée et courbée vers le bout ; l’inférieure droite et plus courte. PI. K , n° 5.

Narines situées à la base du bec, un peu lunulées ou arrondies, closes en arrière par une membrane, à ouverture antérieure arrondie.

Langue courte, large, cartilagineuse, bifide à son extrémité.

Bouche très-ample.

Tarses courts, nus, annelés, ou en partie emplumés.

Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe, totalement séparé de l'interne.

Ailes longues ; première rémige la plus longue de toutes.

Queue le plus souvent fourchue, à douze ou dix rectrices.

A. Queue a douze rectrices.

Des soixante espèces que cette division , composée de deux sections d’après le nombre des pennes caudales, renferme, les unes sont répandues en Europe; les autres en Afrique, en Asie, en Amérique, dans l’Australasie et la Polynésie. Celles qui habitent les contrées froides et tempérées n’y restent que pendant la belle saison; mais on ne sait où elles se tiennent pendant la mauvaise; car, à l’exception de notre hirondelle de cheminée qu’on dit avoir vue au Sénégal peu de temps après son départ d’Europe, on n’en a encore rencontré aucune autre de celles des climats tempérés , dans quelque partie du monde que ce soit. La plupart de celles qui vivent sous la zone torride, y sont sédentaires. Que deviennent les autres, s’engourdissent-elles comme certains quadrupèdes? c’est sur quoi l’on n’est pas d’accord ; quoique des gens dignes de fois assurent en avoir trouvé , pendant l’hiver, engourdies dans un arbre creux1; fait qu’on a cherché à com-

1 Voyez l’article de l’iiirondelle bleue , hist. nat. des Ois. de l'Amer. Sept., tom. i, page 57.

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