PLAT Y RHIN QUE S
lectrices sont vertes en dehors et brunes en dedans; les pieds de cette couleur; le bec est rougeâtre en dessus, et de couleur de corne en dessous. Longueur totale 3 pouces g lignes. La femelle ne diffère du mâle que par des couleurs moins vives.
2eme division. PL ATYR.INQUE, Platyrliynchos.
Bec nu, ou garni à sa base de soies dirigées en avant, très-déprimé horizontalement, quelquefois trois fois plus large que haut à son origine, caréné en dessus , entaillé et crochu à la pointe de sa partie supérieure.
Narines glabres , plus ou moins couvertes par les soies, larges ou linéaires , obliques.
Langue courte, aplatie.
Bouche ample.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire réuni avec l’externe à la base ou jusqu’au delà du milieu, totalement séparé de l’interne.
Ailes à penne bâtarde chez la plupart; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Le bec n’étant pas tout-à-fait conformé de même, les narines présentant des dissemblances particulières , et les doigts 11’étant pas réunis de la même manière pour les vingt -huit espèces de cette division, il en est résulté trois sections.
On ne rencontre point de platyrhinques en Europe, mais on en trouve en Afrique, aux Indes orientales, en Amérique et dans l’Australasie. Ces oiseaux font partie de la nombreuse tribu des muscivores , qui se compose des tyrans , des gobe-mouches , des moucherolles , etc., et qui se rapproche des pie-griéclies par les tyrans , des motteux par les autres.
Des platyrhinques ont été classés avec les todiers , auxquels ils tiennent , surtout le loclier vert, par l’union des deux doigts extérieurs; mais ils en diffèrent par la partie supérieure du bec, laquelle est chez eux crochue, pointue et entaillée à son extrémité ; tandis que chez les todiers elle est entière,
PLÀTYRHYNQUES.
droite et un peu arrondie à sa pointe. Plusieurs oiseaux de cette division sont remarquables par l’agrément de leur ramage, d’autres par la beauté de leur huppe, et quelques-uns par l’extrême longueur des deux pennes intermédiaires de la queue.
Tous vivent principalement d’insectes ailés, qu’ils prennent au vol avec une grande adresse. On ne connaît le genre de vie que de trois espèces; tels sont : i° le barbichon (jjl . barbants), qui place son nid loin des eaux, dans des endroits découverts , sur les branches les moins garnies de feuillage Ce nid est d'autant plus apparent, qu’il est d’une grosseur excessive : il a douze pouces de haut sur plus de cinq de diamètre, totalement composé de mousse, fermé en dessus , avec une ouverture étroite dans les flancs, à trois pouces du sommet ; 2° le platyrhinque gillit (pi. bicolor), qui se tient dans les terrains inondés, ne se montre pas à découvert à la cime des plantes et des buissons, les parcourt avec vivacité, et vole, pour changer de place, le plus bas qu’il peut; 3° le platyrhinque musicien ( pi . musicus). Le nom qu'on a imposé à cet oiseau est tiré de sa voix éclatante, et qu’on entend de fort loin. Il siffle la gamme descendante, et commence par la note ut de la première octave, fait le sol, le mi, l 'ut, et finit par le sol de la première octave ; il reste deux temps à chacune, et languit un peu sur la dernière. Les forêts les plus touffues et situées au bas des collines, sont les lieux qu’il préfère, et le sommet des arbres est sa résidence habituelle.
A. Bec deux fois au moins plus large que haut, un peu bombé en dessous ,
. nu a sa base. Narines linéaires , obliques. Doigt intermédiaire réuni avec l’extérieur jusqu’ au delà du milieu. PL R., n° 10 et 1 1.
LE PLATYRHYNQÜE HORSFIELD, Platjrhjnchos
horsfieldi.