PI. CXXIX
Crisld albâ; coipore rubro-testaceo ; dorso nigro ; gutture albo ; nigro marginato ;femoribus cœrulescenlibus .
Le plumet blanc, Buffon , Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 429.
ECHENILLEURS.
Le demi-fin à huppe et gorge blanches, Idem , tom. 5 , pag. 335, pl. enl. , n° 1 07 , Jig. 1 , le nom de Manikup de Cayenne.
Pipra albifrons, Linn ., Gmel., Syst. nat., èdit. 1 3 , n° 5, Idem, Luth. Index. , n°. 21, et F ar.
White faced manakin , Latli ., Synopsis, tom. <2,, pag. 53o, 72° 18. Idem, Edwards, Glean.,pl. 344-
La huppe de cet oiseau est composée de plumes blanches, étroites, pointues , qu’il couche sur sa tête dans son état de repos, et qu’il relève lorsqu’il est agité de quelque passion. La gorge est de la même couleur, et bordée d’une zone noire qui va d’un œil à l’autre; le derrière de la tête, le devant du cou, la poitrine, le ventre, le croupion, les pennes de la queue, ses couvertures supérieures et inférieures, sont d’un orangé plus ou moins éclatant ; le haut du dos , le bas du cou, dans la partie qui se rapproche des ailes, d’un cendré foncé, tirant au bleu, plus ou moins; les couvertures supérieures des ailes, les plumes des jambes, de la même couleur; le bas du dos , le bec , noirs ; les pieds d’un jaune orangé. Longueur totale , 5 pouces un quart. Des individus ont le corps d’un ferrugineux testacé ; la queue et les ailes noires. Ne serait-ce pas la distinction des sexes ?
6"me division. ÉCHENILLEUR, Campephaga.
Bec robuste, aussi large que haut à la base; mandibule supérieure un peu arquée, carénée en dessus, échancrée et courbée à sa pointe ; l’inférieure plus courte, à pointe très-grêle, retroussée et entaillée vers le bout. PI. L. , n°. 1.
Narines rondes , ouvertes.
Langue cartilagineuse , triangulaire.
Bouche ample, avec quelques poils sur les angles.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire réuni avec l’externe jusqu’à la deuxième articulation et avec l’interne à la base.
Ailes médiocres, à penne bâtarde courte; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.
ECHENILLEURS.
Queue à douze rectrices.
Des cinq ou six espèces dont se compose cette division , trois ont été trouvées en Afrique par M. Levaillant, à qui on doit l’établissement de ce groupe. Ce savant voyageur indique un caractère qui , je crois, ne se trouve dans aucun oiseau. Il consiste dans la forme de plusieurs plumes du croupion dont la tige est forte , roide dans la plus grande partie de sa longueur, et ensuite terminée par un petit flocon de barbes. Ces oiseaux vivent des chenilles qui se trouvent sur les arbres les plus élevés.
L’ÉCHENILLEUR GR.IS, Campephaga cana.
Cœvulescente-cinerea ; capistro , loris , alis caudâque nigris ( mas. ) ;
Capistro , loris cinereis ( femina );
Gulâ , pectore, ventre et uropjgio nigro tr ans ver sim maculatis (junior).
L’échenilleur gris, Levaillant , oiseaux d’Afrique, pl. 162 et i63, Idem , 2e édit, du Nouv. Dict. d’Hist. nat. , tom. 10 , pag. 4 9.
Le mâle de cette espèce, qu’on trouve en Afrique, est d’un gris bleu d’ardoise en dessus et en dessous, avec du noir sur le capistrum , les lorums , et autour de l’œil; les pennes alaires et caudales, le bec et les pieds, sont noirs. Longueur totale 1 1 pouces. La femelle en diffère en ce qu’elle n’a point de noir à la tête, et que la rectrice la plus extérieure de chaque côté est terminée de blanc.
Le jeune, dont nous publions la figure, n’était pas connu. Il a le dessus de la tête, du cou , le dos et les rectrices supérieures des ailes, d’un gris d’ardoise clair; le croupion , les couvertures inférieures de l’aile, la gorge et toutes le parties inférieures, jusqu’au bas-ventre, rayés transversalement de noir sur un fond blanc ; l’abdomen et les plumes, qui recouvrent la queue en dessous, de la dernière couleur; les rémiges lisérées en dehors, et la rectrice la plus extérieure de chaque côté terminée de blanc.
MOUCHEROLLES
7ème division. MOUCHEROLLE ou GOBE-MOUCHE, Muscicapa.
Bec déprimé horizontalement , un peu trigone', et garni de soies à sa base , grêle, subulé ; mandibule supérieure échancrée et courbée vers le bout; l’inférieure plus courte, droite, un peu aplatie en dessous. PI. L. , n° 2 et n° 3.
Narines presque rondes, glabres, ou couvertes plus ou moins par les soies.
Langue aplatie , terminée par des soies courtes et roides.
Tarses nus , annelés.
Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à sa base, totalement séparé de l’interne.
Ailes des uns à penne bâtarde courte ; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes; des autres sans penne bâtarde.
Queue à douze rectrices dirigées horizontalement ou verticalement.
Cette division, qui contient cent vingt espèces au moins, se compose de deux sections, d’après les formes de la queue. Buffon les décrit sous les noms de Moucherolle et de Gobe-mouche : il donne le premier aux espèces qui sont moins grandes que les tyrans , et le dernier aux espèces dont la taille ne surpasse pas celle du rossignol.
Ces oiseaux sont en général d’un naturel sauvage et solitaire; leur physionomie est triste, inquiète, et a quelque chose de dur : forcés de saisir leur proie dans les airs, on les voit presque toujours à la cime des arbres et rarement à terre. Chasseurs aux mouches , leur véritable patrie a dû être les pays méridionaux ; aussi, contre trois ou quatre espèces que nous connaissons en Europe, nous ne trouvons presque toutes les autres qu’en Afrique , dans les régions chaudes de l’Asie, de l’Amérique et de l’Australasie; c’est aussi dans le nouveau continent qu’on rencontre les tyrans, qui ne diffèrent guère des précédens qu’en ce qu’ils sont plus grands. « Sans tous ces muscivores, sans leur secours, dit l’immortel historien de la nature , l’homme ferait de vains efforts pour écarter les tourbillons d’insectes volans dont il serait assailli; comme la quantité est innombrable , et que leur pullulation est très-
MOUCHEROLLES
prompte, ils envahiraient notre domicile; ils rempliraient l’air et dévasteraient la terre, si ces oiseaux n’établissaient pas l’équilibre de la nature vivante , en détruisant ce qu’elle produit de trop. » Les moucherolles nichent sur les arbres et dans des trous d’arbres et de murailles. Leur ponte est de quatre ou cinq œufs; ils en font quelquefois deux par an dans les contrées tempérées, mais davantage entre les tropiques.
A. Queue horizontale.
LE MOUCHEROLLE GUIRAYETAPA , Muscicapa
risora.