‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 160 sur 251 · TYRANS · texte numérisé non relu

TYRANS

8eme division. TYRAN, Tyrcmnus.

Bec robuste, allongé, garni de soies à sa base, déprimé sur toute sa longueur; mandibule supérieure convexe, échancrée et crochue vers le. bout; l’inférieure droite, plus courte, un peu applatie en dessous, retroussée et aigue à son extrémité. PL L, n° 3.

Narines rondes, ouvertes, situées près du capistrum.

Langue plate, étroite, lacérée à sa pointe.

Bouche ample.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire , réuni avec l’externe à sa base, totalement séparé

Ailes moyennes; première, deuxième, troisième rémiges, les plus longues de toutes chez les uns; troisième et quatrième chez les autres.

Queue à douze rectrices.

Cette division contient dix-huit espèces environ, qui ne se trouvent qu’en Amérique. Le nom de tyran leur a été imposé par Buffon , pour les distinguer des autres muscivores, quelles surpassent par la grosseur, le courage, la force et la méchanceté. Elles se rapprochent des pie-grièches , parmi lesquelles des auteurs en ont classé le plus grand nombre, par leur naturel audacieux et querelleur; mais elles en' diffèrent par la conformation de leur bec, qui, chez celles-ci, est comprimé latéralement, tandis que chez elles il est déprimé dans toute sa longneur. Il a beaucoup plus d’analogie avec celui des moucherolles, et surtout des platyrhynques, puisqu’il y a des tyrans qui l’ont d’une grande largeur; tels sont des tictivies , des titirisj etc. (Noyez le bec du premier, pl. i des Ois. de l’Ain. Septent., n° 16. ) Il est peu d’oiseaux d’une moyenne taille qui montrent un courage et une intrépidité aussi remarquables que ceux-ci. Ce sont des gardiens utiles qui veillent sans cesse à la sûreté de la volaille, en faisant une guerre continuelle aux éperviers, aux cresserelles, et à des accipitres encore plus forts; ils les attaquent avec courage, et les combattent avec une telle opiniâtreté, qu’ils les forcent de s’éloigner des habitations , surtout lorsqu’ils

2l^ TYRANS.

ont leur femelle et leurs petits à défendre. La plupart construisent leur nid sur les branches, et quelques-uns dans un trou d’arbre. La ponte est de quatre ou cinq œufs.

LE TYRAN INTRÉPIDE, ouPIPIRI, Tyrannus intrepidus.

Page 1