DE L’AMÉRIQUE MÉRIDIONALE
Ci ET TE famille d’oiseaux tient le second rang dans le genre des Tour cans. Ils diffèrent des Toucans proprement dits, par plusieurs caractères très sensibles ; ils sont bien plus petits, plus sveltes de corps et plus élance's. Leur bec est moins disproportionné' avec leur taille , et d’une contexture plus solide que celui des Toucans. Vus de face, les Aracaris ont le tour de la tête plus grand que celui de leur bec à sa base, et toutes les plumes de la queue très e'tagées. Leurs pieds et leur langue sont comme ceux des Toucans ; mais ils sont plus actifs qu’eux; leur regard est plus assuré; ils n’en ont pas l’air niais et stupide; leurs mouvements sont plus prompts, leur vol plus rapide; aussi, entreprennent-ils des voyages de plus long cours. Les Aracaris sont frugivores, et nichent dans les creux d’arbres vermoulus. Ils ont les mêmes habitudes naturelles que les Toucans. On les trouve dans les mêmes endroits humides et plantés de palmiers.
JJ Aracari-Azara dont nous donnons la description faite sur l’individu placé dans la Galerie du Muséum d’histoire naturelle , est un des plus dignes de l’attention des amateurs de cette science.
La longueur totale de cet oiseau est d’environ onze pouces, depuis le sommet de la tête jusqu’au bout de la queue. Son bec a trois pouces quatre lignes de longueur. Les deux mandibules sont d’une couleur jaune-blanc,, et dentelées; chaque côté de la mandibule supérieure est entouré d’une bande longitudinale noire qui suit la forme du bec, et est séparée de sa