‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 179 sur 251 · PL CXLVII · texte numérisé non relu

PL CXLVII

Supràfuscus , viridi-olivaceo mutons; subtus albus, fusco maculatus.

Le Tangara de Saint-Domingue, Briss., Ornitli., tom. 3, pag. 37, n° 21 ,pl- '2,/ig. 4.

L’Esclave, Biiff'., Hist. nat. des Ois., tom. [\ , pag. aG3 , pi. eril., n° 1 5 6 , fi g. 2; sous le nom de Tangara de Saint-Domingue.

Tanagra dominica, Linn ., Gm. , Sjst. nat., édit. i3, n° 16. Idem, Lath., index, n° 16.

S. Domingo Tanager, Lath., Sjnopsis, tom. 2 , pag. 226, n° 17.

Comme chez nos Moineaux, dans la saison des amours, les mâles se disputent les femelles avec acharnement, et jettent alors des cris analogues. Leur ramage est presque nul, et leur cri est très-aigu, quand ils sont inquiétés. L’instinct de ces oiseaux est si social, que plusieurs couples font leur nid sur le même palmiste , et le construisent sur les petites tiges qui servent de support à la graine. Ils les placent très-près les uns des autres, et les nouveaux sur les anciens, de sorte que ces nids contigus et composés de bûchettes à l’extérieur, étant réunis à ces tiges, forment, autour de l’arbre, un cercle qui ne présente qu’une masse de petites branches serrées et liées avec tant d’industrie qu’il est très-difficile de les détruire, et si épaisse que le gros plomb ne peut la traverser. L’intérieur est garni de plantes soyeuses et du chevelu des racines. La femelle s’occupe seule de sa construction ; le mâle l’accompagne dans toutes les courses qu’exige la recherche des matériaux et veille à sa sûreté , quand elle couve.

L’un et l’autre portent un plumage pareil. La tête, le dessus du cou et du corps, les ailes et la queue sont d’un brun à reflets vert-olives, plus prononcés sur le croupion que sur les autres parties ; la dernière couleur sert de bordure extérieure aux couvertures supérieures des ailes, de leurs

SPHÉCOTHÈKES.

pennes et de celles de la queue; la gorge, le devant du cou et les parties postérieures sont blancs et tachetés de brun ; les taches occupent le milieu de la plume dans toute l’étendue de sa tige ; le bec est d’un gris brun ; les pieds sont d’un gris clair. Longueur totale , 6 pouces.

3èrae division. SPHÉCOTHÈRE, Sphecothera.

Bec glabre et droit à sa base, épais, robuste, entier, convexe en dessus ; mandibule supérieure fléchie vers le bout ; inférieure plus courte. PL M, n° 7 .

Narines orbiculaires , ouvertes, situées près du front.

Langue...

Orbites nues.

Tarses glabres , annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base, totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; première, deuxième rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

On ne connaît que la dépouille de l’espèce dont se compose cette division. Elle a été apportée de l’Australasie.

LE SPHÉCOTHÈRE VERT, Sphecothera virescens.

PI. CXLYIII.

Virescens; subtus Jlavescente-viridis; capite nigro.

Le Sphécothère vert, deuxième édit, du noue. Dict. d’bist. nat iom. 3 9. , pag. B.

La tête, le bec et les pieds de cet oiseau sont noirs; le dessus du cou, le manteau et toutes les autres parties supérieures verdâtres; toutes les inférieures d’un vert jaunâtre. Longueur totale, g pouces environ.

MARTINS

4ème division. MARTIN, Acriclotheres .

Bec droit, tendu, convexe en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à pointe un peu déprimée : inclinée, ou entière, ou échancrée; l’inférieure plus courte, droite. PI. M, n° 8.

Narines oblongues, couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse, fourchue à la pointe.

Tête en partie ou seulement les orbites dénuées de plumes.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à la base, totalement séparé de l’interne.

Ailes moyennes; deuxième, ti’oisième, quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division contient dix espèces, qui se trouvent en Afrique et dans les Grandes-Indes. Elles ont de l’analogie, par quelques attributs, avec les Merles , et seulement dans les habitudes avec les Etourneaux ; mais ce qui les distingue des premiers, c’est d’avoir une partie de la tête ou seulement les orbites dénuées de plumes ; le bec tendu et plus comprimé latéralement.

Parmi ces oiseaux il en est dont l’histoire semble être liée avec celle de l’homme ; telle est celle du Martin proprement, dit. D’un appétit trèsglouton , les Martins font une guerre cruelle à tous les insectes , qu’ils vont même chercher jusque sur le dos des bestiaux; à leur défaut, ils vivent de fruits et mangent même quelquefois les petits mammifères, tels que souris et rats ; mais les Sauterelles n’ont pas d’ennemis plus redoutables, ce qui doit rendre ces oiseaux très-précieux pour les pays sujets à être ravagés par ces insectes. Presque tous ont un chant remarquable ; quelquesuns apprennent facilement à parler , et sont très-recherchés pour la cage. Les uns nichent sur les arbres, d’autres dans des trous de muraille.

a4o MAN O RI N ES.

LE MARTIN BRAME, Acridotheres pagodarum.

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