‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 192 sur 251 · PI. CLVIII · texte numérisé non relu

PI. CLVIII

Fronte gulâque Jlavis ; corpore supra ruj'o , griseo-fusco varia ; subtùs albido ; vertice, fascici suboculari pectoralique nigrâ. Mas. •vertice nigrescente ; fasciâ pectorali angustâ. Femina. Corpore tuprà rufo griseoque vario ; subtùs albido ; fasciâ pectorali nullâ. Junior.

ALOUETTES

Lark, Catesby, car. i , fig. 32.

L’Alouette de Virginie, Briss., Ornith. , tom. 3 , pag. 3 67, 12.

Le Hausse-Col noir, ou l’Alouette de Virginie , Buff. Hist. natur. des Oiseaux , tom. 5, pag. 55.

La Ceinture de prêtre, ou l’Alouette de Sibérie , idem , tom. 5, pag. 61, 72/. enl. n° 65o,Jig. 2, (mâle en été).

Alauda Alpestris, Lirai. Gm. Syst. nat. , édit. i3, n° 10. Idem, Luth. Index, n° 21.

Alauda Flava , Gm. , n° 32.

Shore Lark, Latli. Synopsis, tom. 1, pag. 385, n° 19.

Cette espèce ne se plaît pendant l’été que dans les parties les plus boréales des deux continens , et quitte ces contrées glaciales vers le mois de septembre , pour s’avancer en grande volée vers le sud. En Amérique , elle 11e dépasse guère les Carolines ; en Europe , la Russie paraît être le terme de ses voyages; cependant quelques individus portent leur course plus loin, car on en a vu aux environs deDantzick , en Allemagne, et même en Lorraine. Pallas a trouvé cette Alouette en Sibérie et l’y a vue arriver, à la fin de février, dans les landes de Liset; aux Etats-Unis elle quitte sa retraite hivernale dans le mois de mars, pour se retirer dans les pays les plus voisins du pôle , où , à l’abri de la guerre que lui font les hommes , elle se livre sans inquiétude à l’éducation de sa jeune famille.

Cette espèce ne diffère guère de notre Alouette commune que par le plumage , car elle en a le cri , le vol et le genre de vie; ainsi qu’elle , on ne la voit jamais perchée sur des arbres, et elle se tient toujours à terre. Ne l’ayant observée que pendant l’hiver , je ne l’ai point entendue chanter , mais je juge à son gazouillement qu’elle doit avoir un ramage qui ne doit pas le céder à celui de notre réveille-matin. Pendant son séjour dans le sud , elle fréquente de préférence les champs cultivés, les landes, les dunes , les terres en friches, se tient à l’abri dans de petites fosses, d’où lui est venu le nom de Chi-chip-pisue , que lui donnent près d’Albani les naturels du pays. Elle se nourrit de l’avoine qui croît sur les sables, de grains de froment et d’autres plantes céréales.

Le mâle a le front et un trait derrière l’œil d’un beau jaune ; cette cou-

ALOUETTES

leur sert de bordure au noir qui couvre le sommet de la tête ; on remarque une bandelette de la dernière teinte qui descend des coins de la bouche sur les côtés de la gorge ; celle-ci et les côtés du cou sont jaunes ; une grande tache noire , en forme de hausse-col , couvre la poitrine ; les parties postérieures sont d’un blanc pur , ombré de jaune chez quelques individus-; un gris rembruni domine sur les parties supérieures du corps et est tacheté d’une nuance plus foncée sur le dos ; les petites couvertures , dont l’extrémité est gris-blanc , et les pennes secondaires des ailes sont brunes; les flancs d’un gris-roux ; les rémiges primaires et les rectrices noires ; les deux pennes intermédiaires de la queue, pareilles aux rémiges secondaires ; les latérales ont à l’extérieur un liseré blanc ; le bec est gris ; les pieds sont noirs. Longueur totale , 6 pouces 9 lignes.

La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère par un jaune moins vif, par le sommet de sa tête qui est noirâtre, et par un plastron moins grand et moins apparent. Le jeune mâle lui ressemble pendant l’hiver , et est , avant sa première mue , privé de jaune , de noir et de hausse-col,

La Ceinture de prêtre , donnée par Buffon et Gmelin pour une espèce particulière , est un mâle sous son habit de noce.

. B. Bec très-arqué. PL N , n° 4-

L’ALOUETTE SIRLI, Alauda Africana.

PI. eux.

Caudà , remigibus et tectricibus alarum juscis , rnargine albis ; corpore subtils albo , maculis oblongis , fusas varia .

Le Sirli du cap de Bonne-Espérance , Buff. Hist. nat. des Ois , tom. 5 , pag. 65 ,pl. enl. , 712.

Alauda Africana , Linn. Gm. Sjst. nat., édit. 1 5, n° 6. Idem , Lath Index, n° il\.

AfricanLark, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. 38g., n° 22.

ALOUETTES

Selon M. Levaillant , qui a observé cette Alouette dans son pays natal , elle se tient sur les dunes sablonneuses , et c’est du haut d’une petite éminence qu’elle fait entendre son chant qui exprime sirrrrrrli , sirrrrrrli, en traînant beaucoup sur la première syllabe sir, qu’elle prononce autant que le permet son baleine , et qu’elle termine ensuite par la dernière li , poussée avec force et du ton le plus aigu. On rencontre cette espèce dans toute l’Afrique, la Barbarie , jusqu’au cap de Bonne-Espérance, et une race très-voisine a été depuis peu découverte en Provence par M. Dupont naturaliste.

Toutes les parties supérieures sont variées de brun, de roux et de blanc; les inférieures ont des taches brunes sur un fond blanc; les ailes, la queue et les pieds sont bruns; le bec est noir. Longueur totale, 8 pouces. Des individus n’ont point de taches sur le dessous du corps, et quelques-uns ont le bec beaucoup plus long que les autres.

C. Bec gros, plus haut que large, un peu fléchi en arc. PI. N, n° 5.

L’ALOUETTE DE TARTARIE, Alaucla Tatarie a.

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